ANTOINE Gérald, Citoyen et élu municipal à CORBIE - Somme - Picardie. Actualités socio-culturelles et politiques.
VILLEPINTE (AP) - Désireuse de se démarquer du congrès d'investiture de Nicolas Sarkozy à la porte de Versailles à Paris le 14 janvier, Ségolène Royal avait tenu à présenter son programme dimanche à Villepinte (Seine-Saint-Denis) dans une ambiance toute en sobriété, même si l'atmosphère était survoltée et les vedettes au rendez-vous.
Musique à fond, envoyée par un DJ passant sur ses quatre platines des airs des Black Eyed Peas, de Madonna ou de zouk, l'ambiance était plutôt chaude dans le hall du parc des expositions de Villepinte où la candidate a été ovationnée à son arrivée à 14h40 par plus de 20.000 militants (selon les organisateurs), qui agitaient des drapeaux à tout-va.
"Le RER est bloqué, des milliers de Parisiens n'arrivent pas à arriver à la salle", s'est écrié au micro Kader Arif, premier secrétaire fédéral de Haute-Garonne et maître de cérémonie. Dans la gare RER toute proche, un message tournait en boucle pour demander aux partisans de la candidate de ne pas coller d'affiches ou autocollants.
Dans le public, de Martine Aubry à Laurent Fabius, en passant par Dominique Strauss-Kahn, Elisabeth Guigou, Michel Rocard, Henri Emmanuelli ou Jack Lang, les "éléphants" du Parti socialiste avaient répondu présents, à l'exception de l'ancien Premier ministre et candidat malheureux de 2002 Lionel Jospin qui lui avait toutefois apporté son soutien dans la semaine.
Jérome avec Jack Lang
Deux anciens candidats qui se sont ralliés à Ségolène Royal, la députée radicale de gauche Christiane Taubira et le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen Jean-Pierre Chevènement étaient également de la partie.
Sans oublier quelques vedettes, comme les acteurs Lambert Wilson, Philippe Torreton ou Sylvie Testud.


Jérome et moi-même en compagnie de Lambert Wilson à ce meeting de Ségolène Royal
Les jeunes de la "Ségosphère", armés d'affichettes violettes au slogan "Demain ne se fera pas sans toi", étaient placés dans le premier carré et scandaient "tous ensemble, tous ensemble, socialistes!" Ceux du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) étaient relégués dans le deuxième carré, où ils brandissaient des drapeaux rouges et blancs.

Dans le public, des militants arboraient des tee-shirts bleus "Ségolène Royal présidente!" ou "Ségolène moi j'aime" avec un coeur rouge.
et nous aussi

avec jérome au pupitre de Ségolène Royal
C'est dans cette ambiance survoltée que Ségolène Royal a fait son entrée en scène. Pendant deux minutes, elle a profité du public qui scandait "On va gagner, on va gagner".

Puis, durant un discours-fleuve de deux heures, régulièrement ponctué par des "Ségolène présidente", la candidate socialiste a détaillé son "pacte présidentiel".

Exit le traditionnel fond bleu barré de nuées blanches, la prétendante à l'Elysée s'est exprimée devant un fond gris uniforme, illuminé par sa tenue rouge, une veste de tailleur sur une jupe fluide. Après son discours, elle est restée sur scène pendant cinq minutes, sous les applaudissements et les cris des militants, alors que retentissait "Bella Ciao", le chant de la gauche italienne. Sur les six écrans géants, s'affichait alors son slogan: "Plus juste, la France sera plus forte". AP
