ANTOINE Gérald, Citoyen et élu municipal à CORBIE - Somme - Picardie. Actualités socio-culturelles et politiques.
AMIENS (AFP) - Le communiste Maxime Gremetz, contesté par 14 vice-présidents de la région Picardie, a proposé lundi soir à son président Claude Gewerc (PS) de démissionner de son poste de premier vice-président, à condition qu'il renouvelle le contrat d'un agent non-prolongé.
Quatorze des 15 vice-présidents du conseil régional ont démissionné vendredi pour protester contre les "dysfonctionnements liés à l'attitude de Maxime Gremetz". Le 24 novembre, date effective des démissions, le conseil doit procéder à la recomposition de l'exécutif, dont M. Gremetz devrait être en toute logique exclu.
Dans une lettre adressée à M. Gewerc, dont l'AFP a obtenu une copie, M. Gremetz affirme: "Pour ne pas faire perdre plus de temps au conseil régional de Picardie, je vous propose de démissionner de mon poste de premier vice-président à condition que vous cessiez de faire payer à un de vos agents son refus de renier ses idéaux".
Militant communiste proche du courant de M. Gremetz, l'agent, un délégué CGT dont le contrat se terminait le 31 octobre, n'a pas été renouvelé dans sa mission et s'est mis en grève de la faim il y a huit jours pour protester contre cette situation.
Interrogé par l'AFP, M. Gewerc a déclaré qu'il ne "réagirait pas à ce nouveau fantasme de M. Gremetz". "Les deux affaires ne sont pas liées", a-t-il affirmé, en estimant que la proposition de M. Gremetz était une tentative de "diversion".
"La décision prise par la majorité n'a rien à voir avec l'autre affaire (celle de l'agent, ndlr), mais avec le comportement de M. Gremetz depuis deux années", a-t-il déclaré, précisant: "Les problèmes se traiteront individuellement, l'un et l'autre".