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ANTOINE Gérald, Citoyen et élu municipal à CORBIE - Somme - Picardie. Actualités socio-culturelles et politiques.

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Le conseil régional de Picardie à nouveau perturbé par Maxime Gremetz

Par Céline CORNU

AMIENS (AFP) - La démission en bloc des vice-présidents du conseil régional de Picardie pour dénoncer l'attitude de leur homologue Maxime Gremetz (PCF) témoigne du fonctionnement chaotique de cette institution minée par d'incessants conflits avec le tumultueux député de la Somme.

Las des "dysfonctionnements liés à l'attitude de Maxime Gremetz", premier vice-président, 14 des 15 vice-présidents de la gauche plurielle ont annoncé vendredi être "démissionnaires de la commission permanente et de leur poste", une décision exceptionnelle.

 

"Ils disent qu'ils ne peuvent plus travailler comme cela", a expliqué à l'AFP le président socialiste Claude Gewerc, en déplorant le "pouvoir de nuisance" du député.

 

Selon un observateur de la politique locale, M. Gremetz "joue systématiquement l'obstruction. Cela paralyse l'assemblée pendant plusieurs minutes, voire pendant une heure ou deux". "Tout est sujet à discussion et toute discussion tourne pratiquement au pugilat", note-t-il.

 

M. Gremetz "passe son temps à faire des suspensions de séance" et allonge inutilement les délibérations, confirme Caroline Cayeux, conseillère UMP et maire de Beauvais, jugeant la situation "infernale".

 

Selon elle, le conseil souffre d'une "désorganisation catastrophique", comme en témoigne le report sine die du débat d'orientation budgétaire prévu le 17 novembre. Mais, ajoute-t-elle, "le président Gewerc savait bien qu'il prenait un risque avec Maxime Gremetz".

 

Arrivée au 1er tour des régionales en 2004 avec 10,86% des suffrages, le meilleur score national du PCF, la liste de M. Gremetz avait fusionné au second tour avec celle (PS-PRG-Verts) de Claude Gewerc.

 

M. Gremetz s'était alors vu accorder le poste de premier vice-président ainsi que la délégation à l'emploi, au développement économique et à l'industrie.

 

Mais très vite, des tensions étaient apparues. Siégeant à côté du président, M. Gremetz n'hésitait pas à voter contre lui et avoir "une attitude d'opposant", selon M. Gewerc, qui souhaite désormais voir sa position "clarifiée", dans ou à l'extérieur de la majorité.

 

Le conseil régional (31 élus gauche plurielle, 3 PCF-Gremetz, 15 UDF-UMP, 8 FN) procèdera le 24 novembre -date effective des démissions- à la recomposition de l'exécutif, dont Maxime Gremetz devrait être en toute logique exclu.

 

Depuis mars 2004, le député picard a en effet vu les défections se multiplier au sein de son équipe. Soutenu au départ par huit conseillers PCF, il ne l'est désormais plus que par deux.

 

Lundi soir, M. Gremetz a proposé à M. Gewerc de démissionner de son poste de premier vice-président à condition que celui-ci renouvelle le contrat d'un agent, délégué CGT et militant PCF proche de son courant, dont la mission n'a pas été prolongée. Une proposition sur laquelle M. Gewerc n'a pas souhaité réagir, estimant que "les deux affaires ne sont pas liées".

 

Depuis janvier 2005, M. Gremetz - qui fustige la façon dont M. Gewerc conçoit la majorité, à savoir "se taire", selon lui - ne dispose plus de réel pouvoir au sein du conseil, sa délégation lui ayant été retirée après son élection au conseil d'administration de l'Agence régionale d'hospitalisation (ARH).

 

Le président estimait qu'il y avait été élu avec les voix du Front national, affirmation qui lui a valu une condamnation pour diffamation.

 

Au sein du PCF, M. Gremetz est aussi "de plus en plus isolé" et "bon nombre de communistes se posent la question d'un autre choix" de candidat pour les législatives de 2007, selon Joël Carliez, patron de la fédération dans la Somme.

 

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