ANTOINE Gérald, Citoyen et élu municipal à CORBIE - Somme - Picardie. Actualités socio-culturelles et politiques.
Paris, le mercredi 5 septembre 2007 – L’été n’est qu’une trêve, qui, lorsqu’il s’achève, nous renvoie inévitablement aux difficultés abandonnées un jour ensoleillé de juillet. Face à cette règle vacancière immuable, les étudiants en soins infirmiers, en orthophonie, en maïeutique et en ergothérapie connaissent une rentrée sans surprise. En effet, alors que le mois de juillet avait été de nouveau agité par des discussions autour de l’intégration des filières de santé à l’Université et au sein du système européen LMD (Licence Master Doctorat), les silences des quelques semaines d’août n’auront caché qu’illusoirement la complexité et la pérennité de ce dossier.
Rendre plus performantes les formations santéEn bons élèves, l’Association nationale des étudiants sage femme (ANESF), la Fédération nationale des étudiants en kinésithérapie (FNEK), la Fédération nationale des étudiants orthoptistes (FNEO), la Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers (FNESI) et l’Union nationale des étudiants en ergothérapie (UNAEE) ont planché pendant l’été sur cette question de l’intégration des filières de santé au sein de l’université. A l’occasion de l’élaboration de leurs propositions, ces syndicats auront notamment tenu à souligner que l’entrée dans l’Université représente « la première et seule étape incontournable vers la réforme de plus grande ampleur qu’est l’intégration au dispositif LMD ». Ils auront également voulu souligner que cette évolution des différentes formations ne saurait être uniquement envisagée comme une rupture administrative mais doit également permettre de « les rendre plus performantes grâce à l’expertise des universités notamment en termes de production et de diffusion des savoirs ».
Rendez-vous en janvierAprès ces devoirs de vacances, l’heure de la rentrée a officiellement sonné le 27 août, lorsque les organisations représentatives des étudiants de ces filières dédiées à la santé ont été reçu par le conseiller au cabinet de Roselyne Bachelot, Yann Bubien. Ce dernier a attribué un satisfecit aux étudiants, jugeant comme légitimes leurs propositions qui concernent notamment la définition d’un cadre national établi par la co-tutelle ministérielle, la création d’une commission pédagogique nationale pour chaque filière de santé, la délivrance de diplômes universitaires d’exercice co-signés par les ministères de tutelle et la mise en place d’un statut d’enseignant praticien. Pour autant, le représentant du ministre de la santé a indiqué qu’aucune « avancée concrète » ne pourrait voir le jour avant janvier 2008. Ce nouveau délai ne peut que susciter une certaine déception chez les étudiants qui dans un communiqué publié la semaine dernière notent qu’ils « attentent des faits ».
A.H. SOURCE http://www.jim.fr/