ANTOINE Gérald, Citoyen et élu municipal à CORBIE - Somme - Picardie. Actualités socio-culturelles et politiques.
« 35 heures à l’hôpital – La bombe à retardement »
Le Parisien
C’est ce que titre Le Parisien sur sa Une, le journal indiquant que « le gouvernement s’apprête à rendre public un rapport explosif sur l’application des 35 heures à l’hôpital ».
Le quotidien note ainsi sur une double page : « Jours de congé qui s’accumulent, heures supplémentaires non payées… La facture des 35 heures à l’hôpital dérape dangereusement, au détriment des malades. Et on risque, d’ici à 2010, de manquer sérieusement de médecins ou d’infirmières ».
Le journal remarque que ce rapport, « rédigé il y a déjà plus de 6 mois par la conseillère générale des hôpitaux, Dominique Acker », a été « soigneusement caché pendant la période électorale ».
Le Parisien observe que « les chiffres y sont inquiétants : fin 2005, les quelque 30 000 médecins hospitaliers avaient déjà «épargné» 1 million de jours, soit presque autant que les infirmiers et autres cadres, 12 fois plus nombreux ».
Le quotidien ajoute que cela a « de quoi gripper gravement la machine. Dans les 3 ou 4 ans, les médecins commenceront à utiliser leur cagnotte, notamment pour partir à la retraite plus tôt. […] Personne n’est capable de dire comment fonctionneront, alors, les hôpitaux ».
Le Parisien cite en outre un conseiller ministériel, qui s’interroge : « Doit-on payer certains jours accumulés ? ».
Le journal relève que le conseiller est « persuadé qu’une partie des médecins accepteraient de rendre une partie de leurs RTT si on les rémunérait correctement. Les spécialistes touchés par les pénuries seraient alors mieux placés que d’autres pour négocier ».
Le Parisien constate que « ceux qui attendaient un paiement intégral des heures sup risquent, en revanche, d’être déçus ».
Le quotidien cite encore ce conseiller ministériel, qui déclare que « cela reviendrait à récompenser les hôpitaux les moins bien organisés ».
Le journal indique enfin que pour « éviter que la situation ne continue de s’aggraver, il semble acquis que la pose des jours de congé sera plus contraignante pour les salariés. Pour éviter les situations ubuesques, où le chirurgien est présent mais où l’anesthésiste a posé une RTT… ».
Le Parisien livre les propos de plusieurs professionnels, dont le Dr François Aubart, président de la Coordination médicale hospitalière, qui remarque qu’« appliquée brutalement, la réduction du temps de travail a été synonyme de tensions accrues. Et le travail est de plus en plus speed ».Revue de presse rédigée par Laurent Frichet