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ANTOINE Gérald, Citoyen et élu municipal à CORBIE - Somme - Picardie. Actualités socio-culturelles et politiques.

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En images le défilé du 14 juillet Fête Nationale CORBIE et FOUILLOY

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Journée révolutionnaire devenue fête nationale, le 14 juillet associe aujourd’hui la solennité des défilés militaires et la convivialité des bals et des feux d’artifice.
La prise de la Bastille, le 14 juillet 1789, est commémorée en France depuis plus d’un siècle.
Ce n’est qu’en 1880 que la loi institua le 14 juillet «jour de fête nationale» après proposition au Sénat et adoption.

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Petite reconstitution de la prise de la Bastille à la fête nationale…

Au printemps 1789, les Etats Généraux refusent de se dissoudre et se transforment en «Assemblée nationale constituante». En juillet, le roi Louis XVI fait venir de nouvelles troupes et renvoie Necker, ministre populaire.
Le matin du 14 juillet, le peuple de Paris prend les armes aux Invalides et se dirige vers une vieille forteresse royale, la Bastille, symbole du pouvoir absolutiste. Après une fusillade sanglante, les émeutiers s’emparent de l’édifice et délivrent les prisonniers qui y étaient enfermés. Pour le peuple de Paris, il s’agit d’une 1ère victoire contre l’un des symboles de l'Ancien Régime.Un an plus tard, soit le 14 juillet 1790, sera célébré le 1er anniversaire de l'insurrection ; Talleyrand disant la messe sur l'autel de la patrie au Champ de Mars à Paris. Peu à peu, la commémoration du 14 juillet sera abandonnée, jusqu'à ce que la IIIème République, notamment Gambetta, cherche à célébrer les fondements du régime. Après diverses tentatives, il faudra attendre juillet 1880 pour que la loi institue enfin le 14 juillet «Jour de fête nationale », sur proposition du député de la Seine, Benjamin Raspail (loi du 6 juillet 1880).


Le 14 juillet aujourd’hui à CORBIE et FOUILLOY en imagesHPIM2770.JPG

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D
Pouvait-il y avoir de meil­leure date symbolique que le 14 juillet pour qu’à nouveau, Nicolas Sarkozy dé­montre que sa volonté de rupture implique une révolution des mœurs et traditions républicaines ? Certainement non, et cet anniversaire de la prise de la Bastille était au yeux du chef de l’Etat, une occasion de plus d’une prise de conscience collective de sa détermination à changer et faire évoluer les choses.On passera sur la disparition de l’entretien télévisé du 14 juil­let, rituel institué par François Mitterrand et institutionnalisé par Jacques Chirac. Très franchement, qui est réellement chagriné aujourd’hui de la suppression de ce mo­ment, sacralisé au-delà de ce qu’il méritait, durant lequel le locataire de l’Elysée dispensait la bonne parole présidentielle rendue volontairement trop rare le reste de l’année ? En politique comme en philosophie, n’est pas Platon qui veut. Il ne suffit pas de se taire longtemps pour dire quelque chose de forcément pertinent lorsqu’on prend la parole. Ce n’est donc pas l’abolition de ce rendez-vous superfétatoire, qu’il faut voir comme le symbole le plus marquant du premier 14 juillet présidentiel de Nicolas Sarkozy. La suppression des mesures de grâce et d’amnistie est une preuve autrement plus révélatrice de la volonté du chef de l’Etat d’en finir avec une République aux usages par trop régaliens, pour renouer avec les valeurs fondamentales et authentiques de celle-ci. De même que l’hommage aux victimes démontre qu’il entendait réaffirmer avec force le devoir de solidarité de la nation, autre pilier républicain majeur. A travers ce 14 juillet, comme à travers certains de ses autres actes symboliques précédents, on sent chez Nicolas Sarkozy une sorte de désir de rendre aux Français la République dont ils auraient été d’une certaine façon dépossédés. Ce qui éclaire sans doute d’une autre manière ce que peut être sa conception de l’identité nationale. Pascal BARRAND
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