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ANTOINE Gérald, Citoyen et élu municipal à CORBIE - Somme - Picardie. Actualités socio-culturelles et politiques.

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Critique de la proposition de l’UMP sur la suppression de toutes cotisations sociales sur les heures supplémentaires

Le projet de l’UMP prévoit que « toute heure supplémentaire et toute RTT convertie en temps de travail seront exonérées de charges fiscales et sociales ». Une telle évolution, de l’aveu même de l’UMP, aurait un coût d’au moins 4,6 milliards d’euros par an, correspondant aux pertes de rentrées sociales et fiscales.
Cette proposition marque à la fois la continuité de la politique conduite depuis 2002 sur le temps de travail (augmentation du contingent d’heures supplémentaires et baisse du taux de leur majoration), et le basculement dans une profonde absurdité. En effet, de l’aveu même des auteurs du texte, le but recherché est de faire en sorte que l’heure supplémentaire devienne moins chère pour l’employeur que l’heure normale.

Ainsi, au prétexte de « permettre à ceux qui veulent gagner plus de travailler plus », la droite s’apprêterait à faire en sorte que les entreprises soient incitées à imposer des heures supplémentaires à leurs salariés plutôt qu’à embaucher. Cette proposition serait par définition très préjudiciable à l’emploi. En outre, le slogan « permettre à ceux qui veulent gagner plus de travailler plus » est une aberration autant qu’un mensonge fait aux salariés. Une aberration, parce que si vraiment la droite souhaite permettre aux salariés de travailler plus pour améliorer leur rémunération, il faut qu’elle fasse en sorte que tous les salariés aujourd’hui à temps partiel contraint puissent exiger de leur employeur de passer immédiatement à temps plein, ce que bien entendu elle ne fera pas.

 Un mensonge, parce qu’en droit français, le salarié ne choisit rien du tout : c’est l’employeur et lui seul qui peut imposer au salarié d’effectuer des heures supplémentaires, en cas de surcroît d’activité, et le salarié ne peut pas refuser sans s’exposer à un licenciement pour faute grave.
Les conséquences de la mise en oeuvre d’une telle proposition seraient désastreuses : les entreprises étant incitées à recourir aux heures supplémentaires plutôt qu’à embaucher, les dégâts sur le front de l’emploi seraient considérables. Quant aux salariés, ils ne bénéficieraient d’aucun choix, et seraient contraints d’accepter de faire plus d’heures supplémentaires, moins majorées qu’aujourd’hui, à la discrétion de l’employeur.
 
Le grand gagnant d’une telle politique serait le patronat et lui seul : il pourrait à moindre fait faire travailler davantage ses salariés sans avoir à recruter.

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L
Déjà que les heures par exemple des infirmières par exemple elles n'arrivent pas à les prendre pour cause de manque de personnel...et en plus elles devraient bosser plus...c'est du sarko!
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