ANTOINE Gérald, Citoyen et élu municipal à CORBIE - Somme - Picardie. Actualités socio-culturelles et politiques.
Billet n°109 jeudi 19 avril 2007
Quoique je n’attende jamais rien de bon de la lecture du "Courrier
Picard", il m’arrive encore d’être surpris. Après avoir annoncé que
Ségolène Royal relançait l’idée d’un troisième aéroport en Picardie, M.
Béal a reçu un démenti de Vincent Peillon et avait en mains hier la
lettre adressée par la candidate socialiste.
Il pouvait donc constater qu’en aucun cas Mme Royal relançait un projet
d’aéroport à Chaulnes, qu’elle regrettait que le gouvernement en place
ait abandonné l’idée de substituer à ce projet un réseau aéroportuaire
« à partir du renforcement de plates-formes secondaires » existantes
autour de Paris, qu’elle prônait une maîtrise de la hausse du trafic
aérien et qu’en effet elle envisageait parmi les solutions une troisième
plate forme en Ile de France, sous réserve d’une concertation et d’une
décision soumise au Parlement.
Un : cette plate forme n’était donc pas envisagée en Picardie
Deux : une autre solution était possible par le réseau de plates-formes secondaires
Trois : il fallait maîtriser le trafic aérien.
Monsieur Béal n’a jugé utile de reprendre aucun de ces éléments dans le
nouvel article qu’il signe aujourd’hui. Article qui comporte au passage
quelques erreurs. Contrairement à ce qu’écrit M. Béal, je n’ai pas
connaissance que Claude Gewerk se soit opposé à l’aéroport. J’ai au
contraire le souvenir qu’il était un farouche partisan de
l’implantation de l’aéroport à Chaulnes qui ne se trouve pas dans la circonscription
de M Gest comme l’écrit M. Béal mais dans celle de M. Demilly.
M. Béal m’a appelé hier pour me demander mon avis. J’ai répondu que
lorsque la candidate Ségolène Royal prônait la maîtrise du trafic
aérien, cette position me semblait conforme à l’engagement qu’elle a
pris auprès de Nicolas Hulot. J’ai précisé ma pensée en ajoutant que la
lutte contre les émissions de CO2 me paraissait en effet incompatible
avec la construction d’un troisième aéroport. J’ai répété à deux
reprises cette position et M. Béal m’a répondu qu’il avait bien compris.
Je constate ce matin à la lecture du journal qu’il ‘a pas jugé utile de
rapporter ma position mais que mes propos sont curieusement repris par M. Gest.
Il est vrai que M. Béal ne m’aime pas. Je ne fais pas partie de ceux
qui lui font des courbettes.
Jacques Fleury