ANTOINE Gérald, Citoyen et élu municipal à CORBIE - Somme - Picardie. Actualités socio-culturelles et politiques.
| Gilles de Robien reprend le poste de Maire d'Amiens à Brigitte Fourré... |
| Sarah Thuillier analyse ce "scoop" du Conseil Municipal qui ne conforte pas la"politique" dans l'esprit des Amiénois et des Français |
Intéri-Maire On connaissait le goût prononcé de la Droite pour le travail précaire, voilà qu’elle invente la précarisation de la politique. Nous avions déjà une Présidence d’Amiens Métropole à temps partiel, une tête de liste aux élections régionales qui démissionne dès le lendemain de son élection, voilà qu’on nous invente le concept d’intéri-Maire. Sans même attendre la fin de la Législature, Gilles de Robien a demandé à Brigitte Fourré de démissionner pour récupérer son fauteuil laissé en 2002. Après les démissions de Bertrand et Sarkozy, la fuite gouvernementale continue. C’est panique à bord, le bateau coule, les ministres dans les canots de sauvetage d’abord. Après Brigitte Fourré, n’en doutons pas, viendra le temps pour Olivier Jardé de laisser sa place. Ce n’est plus de la politique mais un théâtre de marionnettes : votez pour moi, je choisirai ensuite celui qui me représentera. De tels comportements, qui ne respectent pas le choix des électeurs, contribuent au développement de la crise du politique, et, pour reprendre ce que De Robien déclarait il y a quelques semaines à propos de la campagne de Bayrou, une telle attitude fait le jeu de l’extrême-droite. Si De Robien bouscule ainsi les règles républicaines, c’est qu’il y a péril en la demeure. Son bilan à la tête du ministère de l’Education est contesté jusque dans les rangs de ses propres amis. Personne ne souhaite aujourd’hui son soutien pour l’élection présidentielle. Sarkozy propose de rompre avec la politique menée par son collègue au Gouvernement, Borloo se décommande à la dernière minute, quant à l’UDF, son parti d’origine, elle dénonce, encore hier soir par la voix de son porte-parole Jean Christophe Lagarde, “la dérive droitière dans laquelle s’est enfermée Gilles De Robien”. En professionnel convaincu, le retour de De Robien reste simplement la volonté “d’assurer” ses arrières. Quelle aurait été sa légitimité, dans quelques semaines, après l’échec, sanctionné dans les urnes, de la politique du Gouvernement auquel il appartient ? Il y avait donc urgence, une urgence dictée par ses seuls intérêts particuliers, sans respect pour le travail mené pendant cinq ans par les supplétifs. Faites place, le roi revient ... mais aujourd’hui, le roi est nu. Sarah THUILLIEZ Candidate socialiste dans la 2° circonscription de la Somme |