ANTOINE Gérald, Citoyen et élu municipal à CORBIE - Somme - Picardie. Actualités socio-culturelles et politiques.
Son volontarisme personnel et politique,
Ségolène Royal refuse d’en user pour soumettre
ou assujettir les autres. Bien au contraire,
sa conduite des affaires publiques
a toujours été caractérisée par le respect,
l’écoute, le sérieux et la rigueur. Respect
des engagements pris devant les électeurs,
en faisant régulièrement le point sur
l’avancement du programme : Présidente
de Poitou-Charentes, elle établit chaque
année un bilan d’étape devant les élus, en
insistant d’abord sur l’évaluation et l’efficacité
des mesures votées, parce qu’il en
va de l’argent du contribuable (d’où son
insistance à lutter contre les gaspillages, à
maîtriser la dette et le train de vie de l’Etat).
Pour Ségolène Royal, le maître mot est en
effet « un euro dépensé doit être un euro
utile » (depuis 2004, elle a profondément
changé les aides économiques régionales
pour obtenir le même volume de créations
d’entreprises avec deux fois moins d’argent dépensé !).
Même si elle bouscule parfois certains intérêts
(lucide sur les dégâts économiques,
sociaux et écologiques d’une agriculture
exclusivement intensive, Ségolène Royal est
vivement opposée à la PAC ; et a interdit
en Poitou-Charentes les cultures d’OGM en
plein champ), cette rigueur de gestion ne
pénalise ni l’intérêt général, ni sa ligne progressiste
de gauche : au Ministère de l’Environnement,
de 1992 à 1993, Ségolène Royal
a été précurseur dans la prise en compte
des enjeux d’aujourd’hui (cf. création d’une
Direction des Eaux, loi de juillet 92 sur le
traitement et le recyclage des déchets...),
au Ministère de la Famille, de 2000 à 2002,
elle a créé le congé paternité, mesure
concrète et hautement symbolique pour
l’égalité hommes-femmes, et oeuvré pour
concilier vie professionnelle et familiale, en
lançant un vaste plan de construction des
crèches (plus de 20 000 places nouvelles).
Résultant d’un examen approfondi de la
situation sociale, en liaison constante avec
les citoyens, via les instruments de démocratie
participative qu’elle a créés, l’action
de Ségolène Royal donne ainsi tout son
sens à la méthode du Pacte Présidentiel :
écouter avant de décider, ne s’engager
que sur ce qui pourra être réalisé, toujours
mesurer la pertinence de son action à
l’aune des aspirations de ses concitoyens.