ANTOINE Gérald, Citoyen et élu municipal à CORBIE - Somme - Picardie. Actualités socio-culturelles et politiques.
MONT-DE-MARSAN, 1 mars 2007 (AFP) - Ségolène Royal, candidate PS à
l’élection présidentielle, a affirmé jeudi à Mont-de-Marsan que les
Français auraient à choisir le 6 mai entre “un Etat impotent”, incarné
selon elle par la droite, et “un Etat fort qui assume ses
responsabilités”.
S’exprimant sur le dossier Airbus devant une salle comble, la
candidate a critiqué “un premier ministre qui affiche officiellement
une posture volontariste et un ministre-candidat qui affirmait en
début de semaine - mais, paraît-il, ça évolue - que tout cela n’est
pas de la responsabilité d’un homme politique et que l’Etat ne peut
rien faire”.
Elle visait, sans citer leur nom, Dominique de Villepin et Nicolas
Sarkozy respectivement.
“Non seulement l’Etat peut faire, mais il doit faire”, s’est écrié
Ségolène Royal sous les vifs applaudissements de 5.000 personnes
massées dans l’Espace François Mitterrand, et de quelques milliers
d’autres à l’extérieur.
Selon la candidate socialiste, “l’enjeu de cette élection est sur un
choix clair entre un Etat impotent, un gouvernement impuissant, et un
Etat fort qui assume ses responsabilités”. “Avec moi, l’Etat sera
fort, l’Etat sera juste, l’Etat sera à sa place”, a-t-elle ajouté.
Toujours à propos d’Airbus et de sa maison-mère EADS, Mme Royal a
accusé “ce gouvernement de droite” d’avoir “scandaleusement
déstabilisé l’entreprise par des nominations politiques”, critiquant
nommément l’ex-co-président d’EADS Noël Forgeard.
“L’actuel gouvernement est responsable de ce désastre” parce qu’il
“n’a pas permis à l’Etat d’exercer la vigilance indispensable (et) a
tardé à réagir aux problèmes de fabrication” de l’A380, a-t-elle
poursuivi.
Mme Royal a aussi critiqué, sans le nommer, Arnaud Lagardère, cet
“actionnaire qui a commencé à se désengager” d’EADS et que le
gouvernement doit “remettre devant ses responsabilités à l’égard des
territoires où il est installé”.
Elle a à nouveau demandé que “les Etats recapitalisent de façon
stable” l’entreprise, et que l’on fasse “prévaloir la stratégie
industrielle sur la logique financière”, notamment par “le maintien du
potentiel recherche-développement en Europe”.
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tma/pc
PARTIS-PS-PRÉSIDENTIELLE-AÉRONAUTIQUE-AIRBUS - 01/03/2007 21h06 - AFP