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ANTOINE Gérald, Citoyen et élu municipal à CORBIE - Somme - Picardie. Actualités socio-culturelles et politiques.

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Un petit billet de Jacques FLEURY : maire de Roye

 

vendredi 23 février 2007

C’était couru ! On nous expliquait depuis quelques semaines, que, décidément, Ségolène Royal était incapable, le voulait elle, le pouvait elle, de réunir l’ensemble du parti socialiste, de mobiliser derrière elle, ses adversaires « malheureux » de la primaire socialiste. On scrutait le comportement de chacun, celui de Fabius et de DSK, à Villepinte ou ailleurs. Ils n’étaient pas assez souriants ! Ils ne semblaient pas suffisamment convaincus ! Auraient-ils sauté sur leurs bancs, trépigné de joie à l’égal de Jack Lang, qu’on les eût trouvés ridicules et insincères.

Aujourd’hui, tous les courants du parti socialiste, toutes les  générations, tous les talents, les plus jeunes rejoints par les anciens, tous viennent dire que le combat présidentiel est le combat essentiel, qu’il n’est pas supportable, pas acceptable, pas imaginable, que soit laissé à Sarkozy le sort de notre pays, que soit abandonné le sort de nos compatriotes à celui qui a battu en quelques semaines les records de la démagogie, celui qui drague de l’extrême droite à l’extrême gauche dans l’espoir d’imposer son projet, le projet qu’il met en œuvre depuis que par un accident de l’Histoire Chirac fut élu par des voix de gauche pour appliquer la politique la plus destructrice de la république sociale depuis Pétain. Oui, même Lionel Jospin, échappant de justesse au ridicule, surmonte ses rancœurs et rejoint le combat, montrant ainsi la qualité de son engagement socialiste.

C’était couru !  Puisque les éléphants sont revenus, c’est que nous les socialistes serions retournés à nos errements d’antan. Nous aurions abandonné toute volonté de changement et de modernité ! Mais si les « battus » s’étaient précipités derrière la candidate, on eût glosé sur leur peu de constance et leur capacité à changer d’opinion. Que tous les socialistes se rassemblent – après un délai de décence ou de deuil, comme chacun le voudra - derrière celle qui a obtenu le soutien de la majorité des socialistes n’est pourtant que la traduction normale du respect de la décision majoritaire dans un grand parti démocratique.  Mais l’application de cette règle pourtant simple, même si elle exige quelquefois du courage, semble finalement plus difficile à accepter par les tiers que par les principaux acteurs intéressés.

« Voilà donc le retour des éléphants » raillent les porte paroles de la droite. Je n’ai pas souvent, et en tous cas pas toujours été d’accord politiquement avec  Mauroy, Fabius ou Jospin. Mais les politiques qu’ils ont menées et incarnées me semblent de toutes façons plus honorables et plus acceptables que celle que voudraient nous imposer  les prédateurs de la droite. Et il est drolatique que Sarkozy et ses amis raillent nos éléphants pour évoquer avec un insolence et une impudence incroyables les figures de  ceux qui furent nos « mammouths », Jaurès, Blum et Mitterrand! Mais il est vrai que Sarkozy, adepte d’un libéralisme issu du plus profond des âges,  ceux de la loi de la jungle, a perdu la boussole du sens de l’histoire.

        Jacques Fleury. 

http://jacques-fleury.parti-socialiste.fr

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