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ANTOINE Gérald, Citoyen et élu municipal à CORBIE - Somme - Picardie. Actualités socio-culturelles et politiques.

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Un petit billet de Jacques FLEURY : maire de Roye

 

Billet de campagne  n° 72              mardi 13 février 2007


Nul journaliste n’avait encore jugé utile d’interroger Nicolas Sarkozy sur la façon dont il entendait financer son programme. Et pourtant lorsque il nous annonce que pour réduire la dette publique  qui semble être devenue l’un des thèmes de la campagne, il va réduire les recettes en baissant les impôts, il y aurait de quoi l’interroger !

Mais à peine Ségolène Royal avait descendu les marches du podium, ce dimanche à Villepinte, que les « commentateurs » et journalistes de tout poil s’interrogeaient ou interrogeaient les porte-paroles de notre candidate, sourires goguenards et incrédules aux lèvres : comment donc les socialistes espéraient –t-ils financer les cent mesures du pacte présidentiel ?

 Avant même de savoir si ce qu’on propose aux Français est utile, absolument nécessaire, mérite tel ou tel sacrifice,  justifie qu’on renonce à telles autres dépenses pour financer une politique nouvelle, il faut parler gros sous. On ne se pose pas la question : est-il admissible que des millions de chômeurs soient exclus du travail et bientôt de la société ? Est-il tolérable que des salariés ne puissent pas vivre de leur salaire ? Est il acceptable que des gens qui travaillent ne trouvent aucun logement ? Est il supportable que des jeunes entrent dans la vie pour y perdre tout espoir ? Est-il explicable qu’à la fin d’une vie de travail certains de nos compatriotes soient voués à une vieillesse misérable ?…Où donc passe la richesse produite chaque année dans un pays qui est la cinquième ou la sixième puissance économique au monde ?

 Non la question qui se pose, que se posent en fait ceux qui appartiennent ou représentent les milieux les plus aisés, ceux qui dans leur cocon pensent qu’ils ne connaîtront jamais la misère, qu’ils ne seront jamais concernés par les maux qui s’abattent sur une part de plus en plus large de notre population, ceux qui craignent en fait que le pays fasse appel à leur esprit de solidarité, s’ils en ont un, la question qu’ils se posent c’est : combien ça va me coûter? Plus trivialement la question qui les intéresse n’est pas « combien ça coûte ? », mais « qui va payer ? »

 La réponse va venir. Très vite. Elle est déjà dans le projet de Ségolène Royal. Mais avant de l’aborder, sachons d’abord faire partager notre ambition. Sachons montrer que ce que nous voulons pour la France et les Français justifie les réformes, les changements d’orientations, les changements d’habitudes, les redéploiements de moyens, les efforts qui seront demandés à tels ou tels.

 A gauche nous le savons. Nous sommes tous concernés. Nul n’est à l’abri. L’égoïsme bien compris consiste à organiser une société solidaire, capable d’encourager et d’aider l’esprit d’initiative mais aussi de protéger les plus faibles. A droite, derrière les beaux discours et les gestes charitables,  c’est le chacun pour soi. Droite et gauche, non ce n’est pas la même chose.
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     Jacques Fleury.

http://jacques-fleury.parti-socialiste.fr

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