ANTOINE Gérald, Citoyen et élu municipal à CORBIE - Somme - Picardie. Actualités socio-culturelles et politiques.
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PARIS (AFP) - Le leader altermondialiste José Bové doit annoncer jeudi à 11H00 son entrée dans la course présidentielle, au risque d'émietter un peu plus le camp de la gauche radicale dont il sera le cinquième champion. Après avoir beaucoup hésité, et dix jours après le renoncement de l'écologiste Nicolas Hulot, le "paysan du Larzac", âgé de 53 ans, devait officialiser sa candidature à la Bourse du travail, à Saint-Denis, au coeur du "9-3".C'est aussi en Seine-Saint-Denis, à Montreuil que le contempteur de la "malbouffe" avait, le 21 janvier, amorcé son revirement et laissé entendre qu'il pourrait finalement entrer en lice, fort des 30.000 signataires d'une pétition le pressant de se lancer dans cette compétition. "Ma candidature est une candidature collective", assure-t-il par ailleurs dans une interview au Parisien/Aujourd'hui en France, affirmant vouloir être candidat pour "la France invisible". Dans l'hebdomadaire Politis, l'homme à la moustache et à la pipe a commencé à détailler les thèmes phare de la campagne qu'il engagera par un premier meeting le 7 février à Aubagne (Bouches-du-Rhône): le "vivre ensemble", l'écologie et bien sûr l'antilibéralisme. Aubagne est le berceau des "collectifs" issus du non de gauche au référendum européen de 2005 mais qui n'ont pu finalement s'accorder sur une candidature unique pour incarner ce courant. La bannière de l'antilibéralisme est ainsi brandie dans la campagne qui s'ouvre par Marie-George Buffet (PCF), Olivier Besancenot (LCR), Arlette Laguiller (LO) et Gérard Schivardi, soutenu par le Parti des travailleurs. L'entrée en lice de Bové tient par ailleurs de la gageure: d'une part, il doit trouver avant le 16 mars les 500 parrainages nécessaires et d'autre part, pourrait se retrouver dans la situation inédite d'être candidat à l'Elysée... et derrière les barreaux. La Cour de cassation doit en effet rendre le 7 février sa décision sur son pourvoi contre une condamnation à quatre mois ferme pour un arrachage d'OGM fin 2005. Il assure ne pas redouter d'avoir, le cas échéant, à mener campagne depuis sa cellule. Peut-être même au contraire. |