ANTOINE Gérald, Citoyen et élu municipal à CORBIE - Somme - Picardie. Actualités socio-culturelles et politiques.
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PARIS (Reuters) - Dans un entretien au Journal du Dimanche, Ségolène Royal affirme que "sa légitimité n'est plus contestable", après les six débats au sein du Parti socialiste auquel elle reproche toutefois d'avoir "pris le risque" de l'"affaiblir".
"A l'issue de ce processus, ma légitimité n'est plus contestable et le PS en sort grandi. C'est bien!", déclare-t-elle dans les colonnes du journal où elle estime être "la seule à pouvoir l'emporter sur la droite".
"J'incarne le changement profond que réclament les gens. Pour beaucoup je suis la candidate contre les pouvoirs en place, contre les pesanteurs, contre ceux qui sont propriétaires de la chose publique", souligne-t-elle, affirmant qu'il y a "un côté insoumission chez mes partisans".
"Que la symbolique du père de la Nation puisse être une femme, ça c'est une révolution!", dit-elle.
Ségolène Royal constate que "le parti a pris le risque d'affaiblir son candidat" quand il a accepté les débats internes exigés par ses deux rivaux Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius.
"Doutant de mes capacités, ce sont les deux autres qui ont voulu ces débats. Et s'ils ont exigé six, c'est qu'ils pensaient que je ne tiendrais pas la distance", dénonce la présidente de la région Poitou-Charentes.
"PAS ASSEZ RANCUNIERE"
A moins d'une semaine du premier tour du vote des militants socialistes pour "les attaques très violentes" dont elle a été l'objet et auxquelles elle a refusé "de répondre".
"Finalement, les militants ont permis que tout se déroule correctement", se réjouit-elle. "Si j'étais tombée dans la polémique, cela aurait pu très mal se terminer", assure-t-elle.
Revenant sur la vidéo, qui circule sur internet et dans laquelle elle affirme que les enseignants devraient être 35 heures par semaine au collège au lieu de donner des cours de soutien dans le privé, Ségolène Royal "déplore des méthodes de fin de campagne".
Priée de dire si elle est rancunière, la présidente de Poitou-Charentes répond : "Non! Pas assez, c'est peut-être ma faiblesse. Mais comme je vais de l'avant, je ne traîne pas avec moi les scories du passé, toutes les méchancetés, les humiliations...".
Le vote du premier tour est prévu le 16 novembre et un deuxième n'est pas exclu le 23.
Ségolène Royal promet s'il est désignée candidate du PS de "rassembler un maximum de personnalités dès le premier tour", excluant un rapprochement au centre avec le parti de François Bayrou et toutes "alliances d'appareils avec la droite".