ANTOINE Gérald, Citoyen et élu municipal à CORBIE - Somme - Picardie. Actualités socio-culturelles et politiques.
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PARIS (Reuters) - Les appels à la mobilisation se sont multipliés ce week-end au sein du Parti socialiste, avant la dernière ligne droite de la campagne interne pour l'investiture à la candidature présidentielle.
Depuis le meeting houleux du Zénith et le coup de frein - relatif - de Ségolène Royal dans les sondages, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn croient à l'hypothèse d'un deuxième tour de scrutin mi-novembre.
La présidente de Poitou-Charentes a enregistré dimanche deux nouveaux ralliements de renom: Edith Cresson, seule femme chef de gouvernement de la Ve République, et Jack Lang, ancien candidat à la candidature avant de jeter l'éponge, début octobre.
Animé par la volonté de "battre la droite", l'ancien ministre de la Culture a expliqué que Ségolène Royal était également la seule à ses yeux capable de l'emporter dès le premier tour du scrutin interne, le 16 novembre, ce qui "lui donnera l'autorité morale, l'élan et la force".
Invitée sur Radio J un peu plus tôt, Ségolène Royal a également battu le rappel. "Je fais campagne pour que les choses soient claires dès le premier tour, parce que cela donne une force supplémentaire pour l'après, pour la principale bataille contre la droite", a-t-elle expliqué.
Fidèle à sa campagne de "respect", elle a répété qu'elle ne voulait pas attaquer ses rivaux pour ne pas insulter l'avenir.
"Comme j'aurai à mener la bataille principale, je dois m'imposer une rigueur morale dans mon comportement", a fait valoir la candidate de "l'ordre juste".
LA BATAILLE DE LA DEUXIEME PLACE
La semaine de la Toussaint a vu Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn arpenter les fédérations socialistes et les plateaux de télévision avec un même message: revendiquer la place de challenger de Ségolène Royal lors du premier tour, le 16 novembre.
Selon des "pointages" au sein du Parti socialiste, relayés par la presse, Ségolène Royal l'emporterait dans une fourchette de 52 à 56%, Laurent Fabius arrivant deuxième devant Dominique Strauss-Kahn.
Des scores que les fabiusiens font reposer sur le "socle" du congrès du Mans, où le programme de l'ancien Premier ministre avait recueilli près de 21% des voix, et l'apport d'une grande partie des voix du Nouveau Parti socialiste (NPS).
A Clamart jeudi, Laurent Fabius s'est dit convaincu d'être "deuxième au premier tour" et - "j'espère" - premier au deuxième.
Les proches de Dominique Strauss-Kahn placent en revanche leur champion en deuxième position, l'élu de Sarcelles incarnant à leurs yeux le meilleur "point d'équilibre" entre les deux autres candidats.
Au terme d'une semaine-marathon - du Pas-de-Calais à Strasbourg en passant par Nantes - Dominique Strauss-Kahn a estimé samedi que voter pour lui dès le premier tour, c'est envoyer "un bon signal à la gauche", a-t-il déclaré samedi face aux socialistes alsaciens.
Les trois prétendants ont rendez-vous mardi pour leur troisième débat télévisé, consacré à l'international et à l'Europe, deux domaines où Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn sont persuadés de faire la différence, avant un ultime meeting commun face aux militants, jeudi à Toulouse.