ANTOINE Gérald, Citoyen et élu municipal à CORBIE - Somme - Picardie. Actualités socio-culturelles et politiques.
Debouts, sur fond clair, Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal ont exposé leurs visions économiques et sociales pendant plus de deux heures.
Malgré l'absence de confrontation directe, des différences sont apparues sur la façon de créer du pouvoir d'achat, et les suites à donner aux 35 heures.
| Un échange plus long qu'annoncé (deux heures) pour parler 35 heures, SMIC, pouvoir d'achat, santé ou logement... Les trois candidats à l'investiture socialiste ont participé mardi soir à leur premier débat télévisé sans jamais sortir des règles fixées par le parti. Résultat, une succesion de longs monologues dans une atmosphère courtoise mais figée. "Le débat a été presque trop respectueux et ce formalisme un peu lourd. Je crains qu'il n'ait d'ailleurs un peu lassé l'opinion, mais je craignais un débat encore plus morne" a bien résumé Michel Rocard en fin de soirée. "Je suis candidate pour faire gagner la gauche et ensuite pour faire réussir la France", a affirmé d'emblée Ségolène Royal, qui a voulu s'adresser aux Français et pas seulement aux militants socialistes. Face aux deux anciens ministres de l'Economie, la députée des Deux-Sèvres, qui avait exprimé des réserves sur ces débats internes, a fait valoir dès les premières minutes qu'elle n'aurait pas "réponse à tout" dans ce débat. "Etre socialiste, c'est répondre aux frustrations et au mal-vivre plutôt que réciter des formules pour faire croire que tout ce qu'on a fait était parfait. Aucune action politique n'est parfaite", a-t-elle lancé. Ainsi, sur les 35 heures, elle a nié vouloir remettre en cause "les fondements" de cette réformes mise en place par le gouvernement Jospin, mais a affirmé qu'à ses yeux, "la noblesse de la politique c'est de faire du pilotage lorsqu'on applique un certain nombre de grandes réformes". A Laurent Fabius, qui ne veut "pas laisser dire que les 35 heures ont été un échec", la compagne de François Hollande a répliqué que la réduction du temps de travail devait aboutir "à un progrès social, pas à une régression". Ce débat s'est déroulé à un mois du vote des militants le 16 novembre. Un éventuel deuxième tour aura lieu le 23 novembre. Deux autres débats télévisés, à suivre sur LCI.fr, seront organisés d'ici le vote militant, sur les questions de société puis sur les enjeux internationaux. | |||