Pyongyang aurait mis sa menace à exécution en procédant à son premier test nucléaire ce matin très tôt
Le régime de Kim Jong-Il affirme qu'il s'agit d'un essai "souterrain couronné de succès et sans émission radioactive". Les Etats-Unis, qui, comme le Japon, ont détecté une secousse sismique dans le territoire nord-coréen, évoque "une provocation" si le test est confirmé. La Chine, alliée de Pyongyang, a officiellement condamné cet acte. Pékin a appelé le régime communiste de Kim Jong-Il à tenir ses engagements d'une péninsule coréenne dénucléarisée et à reprendre le chemin des pourparlers à six. Pourparlers qui ont cessé en novembre 2005. Le Japon, lui, promet de nouvelles sanctions contre Pyongyang en cas de confirmation. Le gouvernement a aussitôt constitué une cellule de crise. Le premier ministre japonais Shinzo Abe qui est arrivé ce matin à Séoul en Corée du Sud a répété que le Japon était favorable au recours au chapitre VII de la Charte de l'Onu, celui qui prévoit notamment l'usage de la force militaire. Les autorités sud-coréennes, elles, ont averti qu'elles ne tolèreraient pas une Corée du Nord qui possède l'arme atomique et qu'elles réagiraient sévèrement.