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ANTOINE Gérald, Citoyen et élu municipal à CORBIE - Somme - Picardie. Actualités socio-culturelles et politiques.

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Quand Johnny Hallyday allume le feu

Bruno THEVENY


Journal de la Haute Marne

Publié le:  04 septembre 2006

Après avoir soutenu Jacques Chirac vigoureusement en 95, l’accompagnant au zénith, voilà désormais Johnny en train d’allumer le feu chez les présidentiables en affichant ouvertement sa préférence pour Nicolas Sarkozy. La musique que j’aime, proclame-t-il. Celle qui lui vient naturellement à l’idée. Une affaire de goût, aurait dit le regretté Bernard Rapp, élégant magicien des petit et grand écrans, disparu récemment, bien trop tôt.

Ce n’est pas nouveau, le showbiz se démarque souvent quand il s’agit d’ouvrir la voie à des fans, dans l’incertitude avant de mettre le bulletin dans l’urne. Le choix de Johnny a flanqué le blues à Jamel Debbouze, Luc Besson, Diam’s ou autre Pierre Arditi, pour lesquels le cœur battra toujours à gauche. Johnny, au passage, aura converti Laetitia et son fils David. Il est vrai que le maire de Neuilly avait autrefois procédé à cette union. Alors l’Elysée, Laura, Laura pas ? Face à l’ex-idole des jeunes, toujours vert, jadis vedette de la Fête de l’Huma, on trouvera Renaud qui se la jouera mistral gagnant pour la gauche, désunie aujourd’hui, quel(le) que soit l’heureux(se) élu(e). Ségolène Royal n’est pas Margaret Thatcher. Johnny a quelque chose de Sarkozy et Renaud marche à l’ombre du PS. Aux côtés du petit Nicolas, il y a bien d’autres copains, de Jean Reno à Christian Clavier, des visiteurs habituels, de Didier Barbelivien à Jean-Marie Bigard, de Pierre Palmade à Doc Gynéco, sans oublier (cocasse) Pascal Sevran, sevré de Solutré… On attend avec impatience maintenant de voir qui accompagnera Lionel Jospin, DSK, Jack Lang, Laurent Fabius, Dominique Voynet, Olivier Besancenot ou Jean-Marie Le Pen… Les déconvenues de BB avec ce dernier sont encore dans tou(s)tes les mémoires, dont les sien(s)nes. Babette s’en va-t-en guerre appartient au ciné-club et Bardot n’est plus celle que l’on croit. Encore moins Jeanne d’Arc. Et Jean-Marie Le Pen n’a pas créé la femme.

Après tout, chacun fera ce qu’il lui plaît. Récital après récital. Pour les palmes ou les disques d’or, les Césars et les Molières, le public fera le reste. Il restera d’ailleurs sûrement quelques strapontins et on aura droit aux inévitables rappels.

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