ANTOINE Gérald, Citoyen et élu municipal à CORBIE - Somme - Picardie. Actualités socio-culturelles et politiques.
;Dans les villes socialistes, des réponses efficaces
En cohérence avec ses priorités nationales, le Parti socialiste promeut localement les politiques permettant à la fois d’offrir à chacun la possibilité de trouver un logement adapté à ses moyens et à ses aspirations, et de créer des villes, des quartiers, pour tous et adaptés à tous.Voici, en quelques grandes orientations, l’approche des socialistes sur cette question.
Face à l’idéologie libérale qui fait du logement une marchandise comme une autre, les socialistes avancent depuis plusieurs années des propositions d’ordre national en vue de réguler le marché immobilier. Ainsi, dans le cadre de son projet présidentiel, le Parti socialiste s’était engagé à instaurer un « bouclier logement » afin que les locataires à revenus modestes ne soient pas amenés à dépenser plus de 25% de leur budget pour leur logement (loyer et charges d’électricité, eau, gaz). Les socialistes défendent également le gel des loyers pendant un an, l’indexation des loyers sur les prix y compris pour les nouveaux locataires (loyer dit (loyer dit de relocation), sauf en cas de gros travaux.
C’est en agissant sur toutes les formules de logements que la bataille sera gagnée : location privée,parc social,accession à la propriété, logement étudiant, logement des jeunes travailleurs, logement des personnes âgées. Répondre aux besoins de tous implique de mettre en oeuvre des solutions variées.
Mais un préalable est requis : il est fondamental de construire plus de logements sociaux afin de permettre aux 43 millions de Français (70% de la population) dont les revenus leur ouvrent le droit d’accéder au parc social de se loger à un prix abordable. Ne serait-ce que pour résorber les listes d’attente – 1,3 million de demandes HLM sont en souffrance – et faire face aux évolutions démographiques, il est nécessaire de construire 120 000 logements sociaux par an.
A chaque âge de la vie, un logement
Aujourd’hui,plus de 60 millions de personnes vivent en France, soit 10 millions de plus qu’à la fin des années 1970 et, d’ici 40 ans, c’est plus de 70 millions de personnes qu’il faudra loger. Pas de mystère, il faudra construire davantage… et des logements dans lesquels nos concitoyens auront les moyens d’habiter !
Au niveau national comme au niveau local, les socialistes se donnent donc trois orientations :
• Offrir des nouveaux logements, à un prix abordable,tout en préservant les espaces naturels que nous léguerons à nos enfants;
• Répondre à la diversité des besoins de logements, selon les âges de la vie et les territoires;
• Privilégier des villes diverses, animées, qui permettent à chacun d’aller et venir en toute tranquillité.
Les élus locaux disposent pour cela d’instruments efficaces, à condition qu’ils s’en saisissent. C’est ce que font les socialistes lorsqu’ils sont en responsabilité dans les communes, départements et régions qu’ils dirigent. D’abord, réaliser des logements abordables.Cela commence par agir pour que les terrains soient moins chers. Le prix du foncier est aujourd’hui la première barrière à la construction de logements abordables, qu’il s’agisse de logements sociaux ou de l’accession à la propriété. Des initiatives locales montrent pourtant qu’il est possible de diminuer ce prix d’acquisition ou d’aménagement qui participe aujourd’hui d’environ 30% du prix des logements neufs. Les élus socialistes mènent ainsi des politiques actives de libération du foncier en particulier grâce au soutien des Établissements publics fonciers, dont la plupart de nos régions se sont dotées.
Des logements moins chers, cela implique aussi de faire le choix du logement social. Ainsi, les élus municipaux socialistes peuvent rendre obligatoire la mixité sociale dans toute nouvelle opération de logements, en inscrivant par exemple au plan local d’urbanisme que chaque programme immobilier de plus de dix logements comprenne obligatoirement 25% de logements sociaux minimum.
Ralentir le grignotage des terres
Ensuite, densifier la ville pour l’intérêt de tous. De grandes villes socialistes ont mis en commun leur politique urbaine avec les communes voisines. Cela permet d’autoriser plus de constructions dans les endroits les plus facilement accessibles en transports et de ralentir au contraire le grignotage des terres dans les petits villages. Pour les futurs habitants, le compte y est. En six à huit ans de navettes quotidiennes en voiture, le gain financier réalisé en s’installant en grande banlieue est perdu (1) en coûts de transport. C’est encore plus vrai si l’on considère la qualité de vie : emplois, équipements publics, écoles… Les ménages les plus modestes,obligés de s’installer de plus en plus loin des villes, se retrouvent donc fortement pénalisés.
C’est pourquoi les élus socialistes n’ont pas peur d’affirmer que l’avenir est aussi à la ville compacte, qui consomme moins d’énergies, propose à ses habitants un haut niveau de services en proximité et leur permet de se déplacer facilement grâce à des transports collectifs performants par leur fréquence,leur maillage et leur confort.
Enfin, ne jamais négliger les contraintes environnementales. Construire des logements ne doit pas se faire en sacrifiant les équilibres sociaux ni au mépris de toutes les règles d’environnement. Il faut un développement écologiquement et socialement durable. Le grignotage sur les terres agricoles et les zones vertes est par exemple une atteinte forte à l’équilibre naturel. La construction sans préoccupation énergétique ou l’absence de travaux dans des maisons mal isolées se traduit par un coût pour la planète (émissions accrues de gaz à effet de serre qui contribuent au réchauffement climatique) et pour les habitants (consommation plus élevée de fioul,de gaz ou d’électricité). Les élus locaux socialistes ont été parmi les premiers à promouvoir l’adoption de plans climats dans leurs collectivités. Le premier plan a ainsi été adopté à Dunkerque, mais de nombreuses autres villes de toutes tailles lui ont emboîté le pas, jusqu’à Paris en 2007.
Toutes ont en commun de prendre leurs responsabilités pour être :
• exemplaires : en réduisant les consommations énergétiques de leurs propres bâtiments (mairie,écoles,salles des fêtes, gymnases), notamment grâce à l’isolation et à l’installation de panneaux solaires ;
• initiatrices : en réalisant des transports en site propre, des logements qui économisent l’énergie, des équipements communs à tout un quartier de sorte par exemple à le chauffer avec des énergies renouvelables (chaudière à bois, récupération de la chaleur produite par les usines d’incinération des ordures ménagères…) ;
• incitatrices : en soutenant financièrement les travaux d’isolation des particuliers et des entreprises, en apportant un conseil de qualité et en diffusant une information adaptée.