ANTOINE Gérald, Citoyen et élu municipal à CORBIE - Somme - Picardie. Actualités socio-culturelles et politiques.
François Hollande a présenté mercredi les solutions socialistes à la baisse du pouvoir d'achat: loyers, énergie, produits de première nécessité... et un "Grenelle".
e premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, a déclaré mercredi que les socialistes étaient "à l'offensive" sur le thème du pouvoir d'achat.
"La première préoccupation des Français c'est le pouvoir d'achat. C'était le premier engagement de Nicolas Sarkozy lors de l'élection présidentielle. Candidat du pouvoir d'achat, il voulait être le président du pouvoir d'achat. C'est aujourd'hui le rendez-vous que nous avons fixé avec Nicolas Sarkozy et avec son gouvernement", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
Il a rappelé que le groupe PS de l'Assemblée défendra jeudi matin en séance une proposition de loi "pour soutenir le pouvoir d'achat des ménages". Elle se compose de cinq principaux points:
- L'organisation d'un 'Grenelle' du pouvoir d'achat', qui "permettrait de remettre la négociations salariales au coeur du dialogue social dans l'entreprise".
- La maîtrise du coût de l'énergie, "qui affecte le budget des ménages en généralisant le chèque-transport dans toutes les entreprises qui serait financé par une contribution exceptionnelle sur les superprofits des compagnies pétrolières".
- L'encadrement des loyers "au niveau du coût de la vie".
- La suppression des marges arrières dans la grande distribution.
- La baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, pour la faire passer "de 5,5% à 5%".
"Ces mesures sont à la fois justes, efficaces, financées", a affirmé François Hollande avant d'exprimer son scepticisme sur les mesures que doit présenter prochainement le chef de l'Etat. "Il n'a plus de marges budgétaires", a-t-il dit. "Il en est donc réduit aux expédients, aux zakouskis et aux mesures cosmétiques", a-t-il conclu.
La proposition de loi PS, que le groupe sénatorial relancera ensuite au palais du Luxembourg, n'a aucune chance d'être votée, le gouvernement et sa majorité UMP-Nouveau centre ayant d'ores et déjà annoncé leur hostilité à ce texte.
source LEXPRESS.fr