Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

ANTOINE Gérald, Citoyen et élu municipal à CORBIE - Somme - Picardie. Actualités socio-culturelles et politiques.

Publicité

La confirmation par François Fillon qu'une loi sur l'autonomie des universités interviendrait dès juillet a jeté un froid mercredi dans la communauté universitaire

La perspective d'une réforme des universités dès juillet jette un froid

La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse, le 18 mai 2007 à l'Elysée
  • Dominique Faget AFP/Archives ¦ La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse a assuré lundi sur France Info que la réforme de l'Enseignement supérieur, qu'elle souhaite "vaste", serait prête "le plus rapidement possible" mais s'est refusée à dire si elle interviendrait dès cet été.
 

La confirmation par François Fillon qu'une loi sur l'autonomie des universités interviendrait dès juillet a jeté un froid mercredi dans la communauté universitaire, acquise à l'idée d'une réforme mais soucieuse que celle-ci soit large et issue d'une concertation.

Alors que tous les acteurs des universités avaient demandé qu'une réforme ne soit pas rédigée dans l'urgence, le Premier ministre a annoncé mercredi que la loi visant à accroître l'autonomie des universités serait votée "au mois de juillet".

Les établissements pourront "s'organiser comme ils l'entendent, recruter leurs enseignants comme ils l'entendent, créer les enseignements qu'ils veulent, mettre en place les accords avec les organismes de recherche, avec les grandes écoles, avec les entreprises sans avoir besoin de demander l'autorisation à des tutelles", a détaillé M. Fillon.

Au grand soulagement des organisations étudiantes, il a cependant exclu deux points très sensibles, l'introduction d'une sélection des étudiants et la modulation des frais d'inscription.

C'est néanmoins "un très mauvais signe qu'il envoie à la communauté universitaire et aux étudiants", a immédiatement commenté Bruno Julliard, le président de l'Unef, leader de la contestation du CPE, qui a même évoqué un "passage en force".

"Je ne vois pas comment en trois semaines, en pleine campagne des législatives, nous allons pouvoir discuter avec une ministre elle-même candidate", a-t-il fait valoir, en rappelant que "pour une fois, et c'est rare, toute la communauté universitaire, tous les syndicats sont prêts à négocier".

Bruno Julliard s'est notamment interrogé sur le périmètre du texte.

Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, avait en effet insisté en début de semaine sur sa volonté d'"une vaste réforme portant sur l'ensemble de l'Enseignement supérieur". Elle avait cité tous les aspects de la vie étudiante - logement, aides sociales, santé -, la revalorisation des enseignants-chercheurs et l'autonomie promise par Nicolas Sarkozy pendant la campagne.

Comme prévu depuis le début, a assuré mercredi à l'AFP l'entourage de la ministre, "tous ces sujets seront abordés de manière globale", lors d'une première salve de concertations cette semaine.

Après les présidents d'université mercredi, les organisations étudiantes sont reçues jeudi, les enseignants-chercheurs vendredi.

"Nous sommes extrêmement choqués", a déclaré à l'AFP Jean Fabbri, secrétaire général du Snesup-FSU, majoritaire, pour qui il s'agit de "passer en force" alors qu'en mai, juin et juillet, "les étudiants sont en examen, en stage ou travaillent, et les enseignants en jury de délibération".

"Tout est fait dans une logique de revanche idéologique et de mise en concurrence des établissements", a-t-il affirmé, jugeant qu'une autonomie accrue des universités "introduira de fait une sélection pour les étudiants".

Moins inquiets, les présidents d'université, partisans de plus d'autonomie, rappellent toutefois qu'"on ne résoudra pas d'un coup de baguette magique les difficultés des universités, très largement liées à leur sous-financement chronique".

"S'il s'agit d'élaborer un texte de grande ampleur, le calendrier de juillet est un peu juste", a estimé Michel Lussault, 3e vice-président de la Conférence des présidents d'université (CPU). Mais selon lui, en cas de texte réduit "il faudra regarder s'il permet de répondre à ce que l'on souhaite".

Quant aux étudiants de la Fage, ils ont déploré qu'une "réforme majeure pour l'avenir du pays" soit votée "précipitamment".


© 2007 AFP 20Minutes.fr avec AFP, éditions du 23/05/2007 - 18h33

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article