Hervé Morin, notre nouveau ministre de la Défense (et qui ne
prend plus celle de François Bayrou) a mené
sa première opération… sous la tour Eiffel. Il a rassuré un kiosquier en lui disant qu’il «ne pouvait pas être davantage en sécurité qu'ici». Ca tombe bien parce que s’il avait dit ça à un soldat en mission en Afghanistan, ça aurait été moins crédible.
Martin Hirsch remis au pas. Ce matin, il était contre le projet de franchise promis par Nicolas Sarkozy. Cet après-midi, communiqué sec du ministère de la Santé qui rend compte d’une rencontre entre Martin Hirsch et Roselyne Bachelot: «Elle lui a précisé que la franchise annoncée par le Gouvernement devait être entendue comme un facteur de responsabilisation des assurés qui, conformément aux engagements de Nicolas Sarkozy, serait accompagné des exonérations nécessaires pour tenir pleinement compte des situations sociales très dégradées.» Jean-Pierre Jouyet,
secrétaire d'Etat aux Affaires européennes: «Je ne crois pas être un
ministre de droite» même si «on est tenu, bien sûr, par une solidarité gouvernementale, par le programme présidentiel de
Nicolas Sarkozy».
Le gouvernement, ça lui réussit.
Bernard Kouchner reste en tête du palmarès des leaders politiques les plus populaires, avec 70 % d'opinions favorables (+ 9 en un mois) pour 20 % de défavorables (- 4),
selon un sondage Ipsos, à paraître jeudi 24 mai dans «Le Point».
Le ministre du Budget et des Comptes publics,
Eric Woerth, souhaite faire une pause… dans la réduction des déficits. «Oui à la pause si cette pause est utile et si cette pause est efficace», a-t-il affirmé sur la radio BFM. «Accepter les déficits pour financer l'investissement, on est totalement dans cet état d'esprit-là». Après
Sarkozy le libéral, Sarkozy le
keynésien ?
L'assouplissement de la carte scolaire,
promise par
Nicolas Sarkozy, devrait entrer en vigueur dès la prochaine rentrée. C’est ce qu’a annoncé le ministère de l'Education nationale.
Xavier Darcos souhaite «explorer toutes les pistes possibles et réalistes pour commencer à donner aux familles le droit de choisir l'établissement scolaire de leurs enfants. Ce sera un changement profond car désormais ce sera aux établissements scolaires de veiller à une diversification sociale et géographique de leurs effectifs». Objectif donc pour septembre 2007 : faire en sorte que 10 à 20% des affectations ne soit pas dictées par la carte scolaire. Mais Xavier Darcos se veut rassurant : «Notre but n'est pas de faire le grand
marché libéral de l'école, c'est de faire en sorte que le système soit
juste».