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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 16:27

 

Lundi 19 Décembre 2011

FOUILLOY (80) Xavier Bertrand chahuté durant sa visite

Xavier Bertrand à la résidence Hyppolyte-Noiret, à Fouilloy. (PhotoFRED HASLIN)

Xavier Bertrand à la résidence Hyppolyte-Noiret, à Fouilloy. (PhotoFRED HASLIN)

Le ministre de la Santé, qui était dimanche matin dans une maison de retraite proche d'Amiens, a dû faire face à un assaut répété de critiques.

Pas de chance pour Xavier Bertrand, les habitants de la Somme ont la revendication chevillée au corps... Le ministre de la Santé coupait hier matin le ruban des deux nouvelles unités de la résidence Hyppolyte-Noiret à Fouilloy (Somme). Une extension qui permet à cette maison de retraite nichée près d'Amiens de prendre en charge 24 personnes âgées souffrant de la maladie d'Alzheimer. Sauf qu'après les formules d'usage, la directrice jette un froid en affirmant que les effectifs ne permettent pas une prise en charge des patients la nuit! Il manque dans son équipe quatre postes d'aides-soignantes. Qu'elle a dû combler en déployant de nuit des personnels de jour. «Il faut jongler sans arrêt, les personnels s'essoufflent».

«Bricolages»

La mauvaise humeur gagne aussi la conseillère générale PS du canton, Isabelle Demaison. «Il faut que cessent les bricolages, assène-t-elle. C'est une question de philosophie sociétale. J'espère que votre venue va permettre de débloquer des moyens supplémentaires.» Cueilli à froid, le ministre donne dans la formule: «Je n'ai pas de lunettes pour dire que tout va bien. Mais quand on prend des lunettes pour dire que tout va mal, ce n'est pas vrai... Mesdames, c'est l'esprit de Noël qui doit souffler, cessez de faire peur aux familles«Si nous n'avions pas eu le courage de faire la Journée de la solidarité (elle alimente la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie, CNSA, qui a participé au financement de l'établissement, ndlr), vous n'auriez pas pris le chemin pour venir ici un dimanche matin. N'est-ce pas mieux qu'avant

On croit le mauvais quart d'heure de Xavier Bertrand terminé, mais une parente de patient prend le micro sans y avoir été invitée... «Par manque de personnel, on passe ici à côté de ce qu'on veut faire!» Tenant à avoir le dernier mot, Xavier Bertrand remonte à son tour à la tribune. Pour s'agacer: «Ayez conscience que l'argent ne coule pas à flot. »

L'extension de la maison de retraite de Fouilloy a coûté 6,2millions, financés par le département, la CNSA, l'établissement sur ses fonds propres et un emprunt à hauteur de 66% du coût. Le député Alain Gest (UMP) avait arraché 200000 € supplémentaires à l'État, pour permettre un prix de journée le plus bas possible.

PASCAL MUREAU  source le courrier picard.fr

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 14:16

Dimanche 18 Décembre 2011

PICARDIE Nouveaux horaires, train d'enfer

Scène quotidienne sur la ligne Amiens-Paris. Des passagers debout, faute de places. (PhotoFRED HASLIN)

Scène quotidienne sur la ligne Amiens-Paris. Des passagers debout, faute de places. (PhotoFRED HASLIN)

Une semaine après la mise en place de nouveaux horaires, des usagers dénoncent des retards répétés et des trains surchargés. Parfois au point de devoir voyager debout.

« Bienvenue dans le train à destination de Paris-Nord... si tout se passe bien. » L'annonce faite au micro par cet agent de la SNCF, vendredi matin, illustre la nervosité qui règne sur les rails, depuis les changements d'horaires opérés il y a une semaine. Car contrairement au discours officiel, la mise en place de cette réorganisation a des répercussions très fâcheuses chez de nombreux usagers. C'est vrai, notamment, dans le train de 6 h 50 reliant Amiens à Paris. Depuis lundi, de nombreux clients sont obligés de voyager debout. La ligne, qui jusqu'alors partait d'Amiens, prend désormais des passagers depuis Boulogne, dans le Pas-de-Calais. Conséquence, à partir de Longueau, les places assises se font rares. «C'est comme ça depuis le début de la semaine, une vraie galère », raconte Corinne, appuyée contre la porte des toilettes. Cette jeune femme, salariée d'un cabinet d'audit parisien, fait quotidiennement le trajet entre Laigneville, dans l'Oise, et Paris. Non seulement elle doit faire son trajet debout, mais elle doit également jongler avec les retards et les changements d'horaires. «Mon train part vingt minutes plus tôt et arrive une demi-heure plus tard, constate Corinne. J'arrive en retard aux réunions de travail et il m'est arrivé de manquer des rendez-vous, c'est vraiment très pénible. » À côté d'elle, Mireille, 57 ans, montée en gare de Creil, acquiesce. «C'est comme ça matin et soir, c'est pas jojo. »

La SNCF relativise

Et c'est encore moins «jojo » pour ceux qui sont obligés de passer la moitié de la journée dans les transports en commun. Pour faire l'aller-retour entre son domicile, près d'Abbeville, et son travail, au palais de justice de Paris, Martine, 55 ans, doit compter quotidiennement 5 heures de trajet en train et en métro. «C'est déjà compliqué et fatiguant en temps normal, ça devient carrément épuisant », constate cette ancienne greffière du palais de justice d'Abbeville.

Tous les passagers rencontrés vendredi font le même constat. Et sur la toile, le bureau des pleurs est ouvert. Des dizaines de témoignages ont été postés sur le site internet du Courrier Picard, ou encore sur le blog de la ligne intercités Amiens-Paris. «Dans ce train déjà surchargé, cela fait deux matins de suite que j'ai vu des places avec réservation. Quand j'ai vu ça, j'ai cru faire un malaise », raconte Vincent. «Nous voulons être considérés comme des clients, et non plus comme du bétail ou une pompe à fric », explose Sarah. «Cette situation n'est pas acceptable, mes employeurs ne vont pas patienter longtemps », alerte Marilyne, confrontée à de nombreux retards.

De son côté, la SNCF relativise et dit prendre en compte toutes ces réclamations. Sans pour autant, jusqu'ici, apporter de réponses concrètes.

Dans le train en direction de Paris, un agent fait une nouvelle annonce au micro. La voix est fébrile : «A priori, pour l'instant, pas de retard mais, veuillez rester attentif aux annonces. » Le train entre finalement en gare du Nord avec 10 minutes de retard sur l'horaire prévu. «La routine », commente Martine, qui s'empresse de regagner la bouche de métro pour finir son trajet. Et commencer sa journée de travail.

FABRICE JULIEN source le courrier picard.fr

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 14:08

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Dimanche 18 Décembre 2011, mis à jour à 12h46

Photo: FRED HASLIN

Photo: FRED HASLIN

Le ministre de la Santé Xavier Bertrand (UMP) a été longuement interpellé par la directrice de l'établissement, ainsi que par la conseillère générale du canton, Isabelle Demaison (PS), et encore par une parente de patient, alors qu'il inaugurait ce dimanche matin les deux nouvelles unités Alzheimer de la résidence Hyppolyte Noiret à Fouilloy (Somme).

Xavier Bertrand s'est vu reprocher le manque de personnel (quatre aide-soignantes) qui empêcherait un bon fonctionnement du centre de santé."Il ne faut pas faire peur aux familles", s'est défendu le ministre. "Aujourd'hui, c'est mieux qu'avant (NDLR, l'établissement). L'argent ne coule pas à flot..."

source le courrier picard.fr

 

Samedi 17 Décembre 2011, mis à jour à 12h00

FOUILLOY Xavier Bertrand en visite dominicale

Demain, dimanche, à 10heures, le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé, Xavier Bertrand, se rendra à Fouilloy. Il participera à l'inauguration de l'unité Alzheimer de la maison de retraite.

Vingt-quatre lits ont ouvert courant 2011. Il s'agit de l'aboutissement d'un projet mené depuis une dizaine d'années. La première pierre de cette unité avait été posée en mai2009. À son lancement, ce chantier était budgété à 6,5millions d'euros. Le financement a été assuré par plusieurs partenaires, dont le conseil général de la Somme et l'État. Xavier Bertrand est intervenu dans ce processus sous un précédent mandat de ministre de la Santé. Il avait ainsi permis le déblocage d'une subvention de 200000 euros.

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 19:07

 


 le mardi 20 décembre 2011
à 10h30 & 14h30 – TINTIN – LE SECRET DE LA LICORNE


à 20h30 – BIENVENUE A BORD





 http://cinedocks.blog.toutlecine.com/


et à la bande annonce des films.

Retrouvez prochainement les prochains films programmés pour le premier trimestre 2012 :

       



 

 

 



A bientôt au centre Adhalard-Théâtre les docks !!!

L'association Ciné Docks

 

 



 

source

Dorothée KESSLER

 

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 08:47
P7310025FOUILLOY  organise ce dimanche  18 décembre  un marché de Noël dans la salle des fêtes. Idées cadeaux pour les fêtes. Durant cette journée, vous pourrez également faire votre marché traditionnel sur la place .
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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 18:16

Marche-de-noel.jpg

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 08:09
Pour que les fêtes de fin d'année se déroulent sans problèmes et afin de garantir la sécurité de tous les usagers de la route, Michel Delpuech, préfet de la région Picardie, préfet de la Somme, a décidé de distribuer 5 000 éthylotests aux guichets de la préfecture et des sous-préfectures, du 14 au 30 décembre 2011.

Chaque conducteur est invité à retirer un éthylotest qui lui permettra de connaître son taux d'alcoolémie après les repas de fêtes et éviter de prendre la route au dessus du taux autorisé de 0,5 grammes par litre de sang.

Pendant cette période de fête, de nombreux contrôles routiers de vitesse et d'alcoolémie seront effectués par les forces de police et de gendarmerie, à Amiens et dans tout le département de la Somme.

A ce jour, 42 personnes sont mortes sur les routes du département depuis le début de l'année. Les principales causes d'accidents mortels demeurent la vitesse, l'alcool et le non respect des priorités. L'alcool est la première cause d'accidents mortels sur la route - 85% des responsables de ces accidents mortels dus à l'alcool sont des buveurs occasionnels – ce qui doit inciter chaque conducteur à maîtriser sa consommation d'alcool avant de prendre la route.

Celui qui conduit, c'est celui qui ne boit pas.



 

- PREF 80

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 07:57

La Région Picardie vous souhaite une très belle année 2012

 

Carte de Voeux 2012

Cliquez ici pour visualiser l'animation

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 18:48

Budget Primitif 2012 Discours du Président Christian MANABLE
Amiens, lundi 5 décembre 2011

 

Seul le prononcé du discours fait foi

Chers collègues,
Mesdames, Messieurs,

Ce serait parfaitement irresponsable de ne pas réfléchir, pendant cette session budgétaire de notre collectivité départementale, à la situation économique et politique particulièrement difficile et inquiétante de notre pays.

Par de multiples biais, nous en sommes en effet grandement tributaires : parce que le chômage et la précarité augmentent ; parce que les politiques sociales voient leur budgets menacés : parce que nous voyons l'autonomie d'action de notre collectivité se réduire et mise sous le joug d'un gouvernement en recherche de bouc émissaire, un gouvernement parfaitement dépourvu d'imagination, de perspectives et de réalisme pour améliorer et renforcer l'organisation décentralisée de notre République.

La crise financière qui débute en 2008 avec l'explosion de la bulle immobilière aux Etats-Unis, et la crise de titres pourris détenus par beaucoup de banques et de compagnies d'assurances, prend en Europe, et plus particulièrement dans la zone euro, une tournure particulière. Celle-ci se voit aggravée par ce que certains appellent la crise de la dette souveraine.
Certains des 17 États qui composent la zone euro se voient menacés par les marchés financiers de ne plus avoir accès à l'emprunt, sauf à des taux prohibitifs, et leur capacité à rembourser leurs dettes font aujourd'hui l'objet d'une notation par des agences américaines auxquelles personne n'a rien demandé. Plus la note est mauvaise, plus les taux sont élevés et tendent, comme dans le cas de la Grèce, vers des taux d'usure. Comme le disait Coluche "moins tu peux payer, plus tu paies".

Il en ressort une menace claire : faute de liquidités, les États ne pourront plus financer le déséquilibre de leur budget. Dans tous ces pays sont mis en œuvre, en conséquence, des plans d'austérité qui mènent à des diminutions de salaires et de retraites, comme en Grèce ou au Portugal, et à une récession probable, avec son cortège de sous emploi et de précarité renforcés.

Nous sommes là devant une situation grave parce qu'elle peut être le signe annonciateur d'une crise encore plus profonde, avec, puisque le crédit se renchérit, des menaces sur l'activité de production, les finances publiques et globalement, des menaces sur les investissements d'avenir, comme ceux qui sont nécessaires pour mener à bien le changement de paradigme énergétique de nos économies développées…

Avec un tel cercle, ce serait toute l'économie européenne, celle que devait porter vers l'avenir un euro fort, qui serait entraînée vers la décadence…
Nous n'en sommes pas là puisque, nous dit-on, le moteur franco-allemand se remet en route et élabore une nouvelle gouvernance économique pour l'Europe.

Mais à tout le moins, il me semble que dans ces circonstances toutes les forces progressistes doivent dénoncer avec toujours plus de vigueur toutes les politiques fiscales qui ont permis aux plus nantis d'échapper à la règle républicaine de l'impôt proportionnel ; contre les "libertés" laissées au "capital financier" qui nous laisse maintenant une économie basée sur les règles de la loterie et sur le démantèlement, pourvu que celui-ci soit profitable sur le court terme, des activités industrielles et de services ; contre les discours discourants, qui, tous les quinze jours, nous annoncent que l'euro est sauvé, que les paradis fiscaux ont disparu et que la régulation de la mondialisation est en route au G20, impulsée par Nicolas Sarkozy ; contre une politique, celle mise en œuvre depuis 2002, qui laisser filer la dette en préférant emprunter de l'argent aux riches et leur payer des intérêts plutôt que de leur faire payer des impôts.

Elles doivent, aussi, ces forces progressistes, rappeler « haut et fort » que ce ne sont pas la fraude ni les allocataires des fonds d'aide sociale qui sont le cancer de nos sociétés et la cause de nos déficits. Ce qui est le véritable cancer de notre société, c'est le chômage, et nous voyons tous que notre pays est loin ici derrière l'Allemagne, qui a su préserver, elle, son tissu industriel.

Ces forces progressistes doivent enfin affirmer clairement le primat du politique sur les soi-disantes lois de l'économie avec lesquelles on nous bassine maintenant depuis trente ans. Le capitalisme n'a pas spontanément de lois et se développe à grande vitesse sous des régimes politiques aussi divers que celui du népotisme russe ou celui du communisme totalitaire chinois…

Et j'espère, de toute mes forces, que les forces progressistes sauront se saisir des échéances démocratiques du printemps prochain ; il y va, au delà d'une alternance politique, de remettre les questions politiques au centre de notre vie démocratique.

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Avec notre budget départemental, certains pourront arguer que nous sommes loin de ces considérations ; d'autres, de plus mauvaise foi, diront que nous n'avons pas à faire de politique dans ces murs.
Eh bien je leur répondrai que la crise que je viens de décrire se manifeste déjà, et cela depuis plusieurs années, dans le sort qui est fait à des institutions comme la nôtre et aux collectivités locales plus généralement.

Avec la politique que mène actuellement le gouvernement, qui vise à réduire toutes les régulations sociales, et donc les actions de solidarité, les budgets des départements vont dans le mur ; sauf quelques collectivités départementales particulièrement bien nanties, les autres ne pourront pas longtemps faire face à la situation qui leur est faite, avec d'un côté une augmentation des allocations individuelles de solidarité et des autres dépenses sociales, et dans le même temps, des ressources qui se tarissent puisque les dotations d'État sont gelées et qu'elles ne disposent, avec la taxe sur le foncier bâti, que d'un très faible levier fiscal.

Pour ce qui concerne notre Département, il me faut constater que ces allocations individuelles de solidarité, si indispensables à nos concitoyens, voient leur montant augmenter encore de 13 millions d'euros, et leur charge nette - les dépenses desquelles on déduit la recette - atteint en 2012, 43 millions d'euros.
Ce sont bien sûr ces treize millions d'augmentation de charges de fonctionnement qui sont la clef de la construction budgétaire que nous examinerons durant cette session.

J'y reviendrai tout à l'heure…

Dans ce domaine, micro social, que sont les collectivités territoriales, je souhaite aussi que les forces progressistes relèvent la tête et se mettent en situation d'élaborer une véritable réforme des collectivités locales, une réforme qui met fin au dépeçage de l'État et de la solidarité nationale, et qui remet les collectivités dans leur rôle de collectivités territoriales de projet, c'est-à-dire d'institutions à même de mettre en œuvre, sur les territoires, des politiques de solidarité et de développement dont la cohérence est assurée par les règles républicaines d'égalité de traitement de tous nos concitoyens.

Malgré le dénigrement systématique de nos collectivités, dénigrement qui sert à justifier l'indigence, ou pire encore, l'absence de politiques gouvernementales raisonnables, nous sommes plus que jamais attachés au renforcement des solidarités sociales ; nous voulons aussi continuer à impulser des solidarités territoriales porteuses de développement durable et de transition énergétique ; nous souhaitons anticiper et participer à la construction d'un avenir pour nos territoires.
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Notre construction du BP 2012 a été, sans aucun doute, la plus difficile depuis 2008. Elle est intervenue dans le pire contexte qui soit pour notre collectivité départementale.

Nous voulons cependant tenir le cap des orientations politiques et budgétaires mises en œuvre depuis 2008 ; celles-ci tiennent au déploiement de nos politiques publiques locales, qu'elles soient liées aux solidarités sociales ou aux solidarités territoriales ou encore aux investissements d'avenir. Nos orientations budgétaires tiennent, après le rétablissement de finances saines, au maintien des grands équilibres : celui du maintien d'une épargne nette qui permet de financer nos investissements, celui d'un endettement maîtrisé …
Et après avoir été parmi les 1er Départements à débattre des orientations budgétaires pour 2012, nous sommes parmi les 1er Départements à présenter et voter notre Budget primitif.

Le contexte de notre construction budgétaire est celui de la crise économique et de ses impacts pour les collectivités départementales, qui voient leurs charges sociales liées à l'augmentation de la précarité augmenter fortement, et chaque année de plus en plus.

À ces charges nouvelles s'ajoutent des restrictions financières massives provoquées par les réformes fiscales gouvernementales - nous ne percevons plus le produit dynamique de la Taxe professionnelle et de la Taxe d'habitation, mais des dotations d'État gelées -, et auxquelles s'ajouteront encore les restrictions prévues au projet de Loi de finances 2012 qui se discute actuellement au Parlement…

Ces restrictions massives face aux évolutions des charges liées à la solidarité, conduisent à terme plus ou moins long les Départements dans l'impasse et ce sont les solidarités sociales locales, celles vers les personnes dépendantes, l'enfance délaissée ou les familles aux situations économiques précaires qui sont menacées.

La démarche de construction budgétaire adoptée lors du DOB 2012 est réaffirmée dans ce budget primitif. Nous voulons déployer une "rigueur offensive" : face aux évolutions des charges liées à la solidarité, nous voulons tenir ensemble le maintien des grands équilibres financiers de notre collectivité et le déploiement de nos politiques publiques locales.

Sur les trois allocations individuelles de Solidarité - APA, la PCH et RSA - notre charge nette, au titre du seul exercice 2012, s'accroît encore de 13 M€, portant cette charge à 42,3 M€ pour cette année 2012. Je l'ai dit tout à l'heure.
Pour compenser une charge de 42 M€, il faudrait augmenter le seul impôt qui nous reste, la taxe sur le foncier bâti, de 38 % ! Pour compenser les seuls 13 M€ d'augmentation supplémentaire, il faudrait augmenter l'impôt de 12 % !

Pour faire face à ce nouvel accroissement des charges sociales obligatoires, tout en continuant à déployer nos politiques publiques et à maintenir stable l'endettement de notre collectivité, nous avons fait un double choix ; d'une part la maîtrise de nos dépenses de fonctionnement, et un recours limité à l'emprunt ; d'autre part une augmentation raisonnable de la taxe sur le foncier bâti avec le déploiement de nouveaux projets.

Pour la maîtrise de nos dépenses de fonctionnement, ce qui s'entend bien sûr en dehors de l'augmentation des dépenses obligatoires et contraintes, nous mettons malheureusement de fortes limites à nos projets et nous surveillons chaque dépense.

Ainsi par exemple, en matière de développement solidaire et durable des territoires, nous diminuons les crédits d'un peu moins de 11 %, pour les ajuster aux demandes réelles des communes et des communautés de commune qui ralentissent ou déphasent leurs propres investissements ; en matière de soutien aux entreprises et à l'agriculture, nous diminuons les crédits d'un peu moins de 10 % ; nous surveillons nos dépenses d'infrastructures qui restent stables, en dehors d'une hausse importante de l'aide au SDIS de deux millions d'euros; nous surveillons l'ensemble des dépenses de l'aide sociale qui, hors dépenses liées aux allocations universelles de solidarité, n'augmentent que de 3,5 % et ce, surtout, pour améliorer l'accueil de l'enfance délaissée (3 millions) et l'aide au logement, et aussi prendre en charge l'augmentation des dépenses d'hébergement des personnes âgées ou handicapées.

Nous portons nos efforts sur notre projet Vallée de Somme comme sur Samara, et donc sur le développement du tourisme qui est porteur de création d'emplois, avec un budget en hausse de 25 %… Cette hausse n'est pas une hausse "nette" puisque nous reprenons cette année le versement d'une subvention à Samara, subvention qui avait été suspendue au regard des fortes réserves constituées par la Régie.

Après 6 % d'économies, dans les trois années passées, des dépenses de gestion courante de la collectivité, nous ne pouvons réaliser cette année, qu'une économie de 235 000 euros.

Cette maîtrise de nos dépenses de fonctionnement nous permet de dégager une épargne nette stabilisée autour de 25 M€, et donc de maintenir la capacité de désendettement de notre collectivité.

Dans un contexte d'argent « rare et cher », notre programme d'emprunt 2012 est limité à 28,4 M€, contre 35 M€ au BP 2011. Il est cependant nécessaire pour assurer une partie de nos dépenses d'investissement, en diminution elles aussi.
Nos investissements, hors remboursement de la dette, se montent en effet à 71 M€ contre 77 M€ en 2011. Notre effort d'équipement demeure néanmoins important quand on sait que les investissements locaux sont devenus de véritables variables d'ajustement des budgets des collectivités territoriales et baissent globalement cette année de plus de 6 %.


L'équilibre du budget départemental ne peut, au regard de la charge encore accrue de 13 M€ des allocations nationales de solidarité, être assuré sans un produit en hausse de la fiscalité directe. Nous proposons donc une nécessaire mais raisonnable augmentation de la taxe sur le foncier bâti, seul impôt local dont dispose désormais notre collectivité.
À ce jour, grâce à la limitation de nos dépenses nouvelles, mais sans être à l'abri de mauvaises nouvelles supplémentaires (la loi de finances pour 2012 n'est pas finalisée, un 3ème plan de rigueur sera peut-être mis en œuvre…), un passage du taux de foncier bâti de 24,16 à 25,64 % suffit, soit une augmentation de 1,5 % des sommes acquittées par les ménages ; il devrait, toutes conditions égales par ailleurs, permettre d'équilibrer notre budget 2012.
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J'en viens maintenant aux nouvelles actions de notre collectivité pour 2012.
Je ne les citerai pas toutes, bien entendu, mais je voudrais, en quelques mots, illustrer notre triple volonté : de renforcer les solidarités sociales et les solidarités territoriales, et de mettre nos territoires en mouvement.
Nous voulons voir se renforcer les solidarités sociales. Je veux d'abord signaler à l'attention de l'Assemblée la mise en place de nouveaux chantiers d'insertion en relation avec le Grand Projet Vallée de la Somme et le chantier du Canal Seine Nord Europe, et ce dans le cadre de la mise en œuvre du Pacte Territorial d'Insertion, qui doit favoriser la coordination entre les différents partenaires et acteurs de l'insertion dans la Somme. Ce pacte, finalisé à la fin 2011 et soumis lors de cette réunion au vote de l'Assemblée, va faciliter la mise en œuvre d'actions partenariales et permettre de prendre en charge plus d'allocataires sur des parcours mieux ciblés et plus adaptés à leurs besoins.

Je voudrais également mettre en exergue l'amplification que nous voulons donner à la lutte contre la précarité énergétique ; l'apport d'une aide de 500 € du Conseil général, en complément de celle de l'ANAH, devrait permettre de rénover environ 400 logements occupés par des propriétaires à revenus modestes en 2012. Cette démarche expérimentale est importante dans notre département où beaucoup de propriétaires modestes, voire très modestes, n'ont plus les moyens d'entretenir leur habitat…

Pour rester dans ce chapitre des solidarités sociales, je veux aussi souligner trois initiatives importantes : la mise en place d'un pôle de soutien à la parentalité et aux adolescents autour du site de la Maison des adolescents de Picardie-Maritime à Abbeville, qui a ouvert fin 2011 ; la poursuite de notre effort dans le développement, la restructuration et la mise au normes des EHPAD, avec le nouvel établissement de Gamaches, qui ouvrira courant 2012 ; la progression du nombre de places en matière d'accueil des personnes handicapées, avec notamment l'ouverture du foyer d'hébergement de Flixecourt.



Pour illustrer notre volonté d'être actifs dans le champ des solidarités territoriales, je veux mettre en exergue la mise en œuvre de la nouvelle PACTe, sur le triennal 2012-2014. Nous nous étions engagés à faire évoluer cette politique, et nous l'avons fait, notamment avec un groupe de pilotage politique qui a su, de façon plurielle, la faire avancer. Notre nouvelle PACTe consacre le principe d'une contractualisation forte et ambitieuse avec les territoires, avec le même Contrat d'Investissement Département Territoire ; mais celui-ci s'appuiera désormais sur un véritable projet de territoire et des objectifs partagés entre le territoire et le Département.
Le dispositif IDEAL - Intervention Directe pour l'Equipement et l'Aménagement Local - demeure l'outil privilégié d'accompagnement des projets à vocation communale. Il est cependant élargi par une pluri annualité des crédits ouverts, ainsi que le nombre des communes concernées et un financement plus élevé.
De plus, une Conditionnalité Développement Durable sera introduite pour l'éligibilité des opérations afin d'assurer un levier plus efficace que la précédente majoration. Il s'agit là de mieux affirmer, et de façon plus pragmatique, notre volonté d'infléchir le développement du territoire vers un développement respectueux de l'environnement et des solidarités.

J'évoquerai également, dans ce chapitre du renforcement des solidarités territoriales, la mise en œuvre du "Plan d'actions en faveur de l'économie sociale et solidaire". Il s'agit de faire émerger et d'accompagner des projets permettant l'insertion par l'activité économique et la création d'emplois durables. C'est un champ d'action, à la fois social et économique, qui rencontre trop de faiblesse dans notre département et qui doit se développer en qualité comme en volume d'emploi et d'activité.

Pour clore ce chapitre des solidarités territoriales, j'évoquerai dans le désordre et en quelques mots quelques dossiers significatifs comme la poursuite du « plan collège numérique » et de l'expérimentation des contrats éducatifs et sociaux territoriaux, qui visent à favoriser un «continuum éducatif territorial» tout au long de l'enfance et de l'adolescence et la cohérence éducative, culturelle et sociale, locale ; comme notre soutien aux projets culturels des territoires ; comme aussi, en soutien à notre Plan Départemental de l'Habitat, la prise de la délégation de compétence des aides à la pierre et l'étude de la faisabilité d'un établissement public foncier local. Comme, encore, notre politique foncière qui nous permet progressivement de devenir propriétaire de sites emblématiques et d'en assurer la valorisation par le biais de nombreux partenariats. Comme, enfin, notre effort de modernisation des équipements du SDIS.

Pour donner corps à notre volonté de nous donner collectivement des perspectives d'avenir, nous avons engagé plusieurs chantiers d'importance. Je commencerai par un chantier symbolique, mais les symboles sont souvent importants…

J'ai lancé, et jusqu'au 14 décembre prochain, une vaste consultation auprès des habitants de la Somme afin qu'ils choisissent et s'attribuent, enfin, un gentilé. En effet, et je le regrettais depuis longtemps, au contraire de nos voisins de l'Oise et de l'Aisne, et de ceux de la grande majorité des départements français, nous ne disposons à ce jour d'aucun nom porté et partagé par tous.
Ainsi à partir du 1er janvier prochain, 2012, les habitants de la Somme disposeront d'un nom. Un nom qui renforce un sentiment d'appartenance à un territoire ; un nom qui identifie les hommes et les femmes qui y vivent ; un nom qui valorise les projets qu'ils y construisent.
Ce nom, choisi par tous, sera aussi l'affirmation de l'attachement général, à ce territoire particulier, à notre collectivité à un moment où son avenir est, vous le savez, menacé.
Avec 10 000 réponses lors de sa première phase, cette consultation a fait un peu de « buzz » et l'objet d'une bonne couverture médiatique ; elle a fait connaître la Somme, et je ne peux que m'en réjouir.
Je souhaite également, pour évoquer l'avenir de nos territoires, revenir sur notre projet en matière d'aménagement numérique du territoire, avec la priorité accordée en 2012 à l'étude d'une première phase (2012 - 2016) de déploiement du FTTH et de la montée en débit, dans le cadre du Schéma Directeur Territorial d'Aménagement Numérique (SDTAN), schéma dont nous avons approuvé les orientations techniques lors du DOB pour 2012.

Ces dernières semaines, des propos ont été tenus pour faire douter de notre capacité à nous mobiliser dans le plus large consensus autour de cet objectif commun. Je pense qu'il est de notre responsabilité collective de mettre en œuvre un projet à même de lutter contre le décrochage de la qualité de service à la campagne par rapport à la ville. La publication de l'accord entre Orange et SFR entérine l'arrivée du FTTH dans les villes comme Amiens et Abbeville ; si nous ne nous mobilisons pas, rien ne se passera ailleurs, et le décrochage sera inéluctable. Nous laisserons les élus ruraux vivre au quotidien l'exaspération de leurs administrés confrontés à des conditions d'utilisation des réseaux trop médiocres. Nous délaisserons l'avenir de nos territoires.

Avec Jean-François Vasseur, je tiens à préciser les choses suivantes :
1. Le SDTAN présente un financement global des collectivités territoriales qu'il conviendra de préciser. Il nous est apparu, en effet, que l'éventuelle absence de financement de la Région et la faible part de financement FEDER, qui nous semblent réalistes mais qui sont insatisfaisants, entraînent mécaniquement une sollicitation des communautés de communes plus forte dans la Somme que dans d'autres départements où des SDTAN sont publiés. Mais nous le répétons : tous les SDTAN prévoient une part de financement des EPCI et aucun SDTAN ne présente un véritable plan de financement, mais seulement des hypothèses.

2. Nous allons, avec Somme Numérique, solliciter le Président du Conseil régional de Picardie et le Préfet de Région pour qu'ils reçoivent une délégation représentative de la diversité de nos territoires pour évoquer les possibilités complémentaires de péréquation de l'effort que permettraient la mobilisation du CPER et des financements européens.

Je ne peux évoquer l'avenir de la Somme et de ses habitants sans parler du Grand Projet de la Vallée de la Somme, qui verra une nouvelle phase d'aménagement de la véloroute voie verte, avec un tronçon nouveau de 45 km ; de plus les aménagements prévus seront poursuivis en 2012 avec notamment les travaux de restauration de l'anguillère à Eclusiers-Vaux, les aménagements des étangs de la Barette ou des environs de Samara tandis que 9 belvédères seront aménagés le long du fleuve et sur la Baie de Somme.

Et puisque nous sommes dans la mise en perspective de l'avenir, je terminerai mon propos en évoquant les grandes lignes de notre projet pour commémorer la Grande Guerre.

Nous voulons mettre au centre de la célébration de ce centenaire de la Première Guerre mondiale, l'Historial de Péronne, et ainsi réaffirmer le musée dans sa vocation d'excellence et de service public.

Il s'agira aussi de rendre compte de la spécificité de notre département dans ce premier conflit mondial. Notre terre a reçu le sang d'hommes des cinq continents. Cette histoire est la nôtre, elle fait partie de notre identité. Ainsi, je propose que l'Historial rende compte de cette identité internationale de la Somme. Ainsi, en parfait accord et respect du discours des historiens du Centre international de recherche, je souhaite que nous dépassions la tripartition d'origine, - l'Allemagne, la France, le Royaume-Uni - pour raconter et rendre hommage au destin de ces jeunes hommes, enterrés ici, loin de leur terre natale, d'Asie, d'Afrique, d'Océanie, d'Amérique et enfin, de toute l'Europe.

Mais un musée, ce n'est pas seulement des murs et des objets.
C'est aussi, et peut être avant tout des hommes, des partenaires, un territoire. Je propose de voir ainsi le partenariat de l'Historial s'ouvrir largement, un partenariat au plus près du terrain et réellement partie prenante du fonctionnement du musée. Ce travail a déjà été engagé par l'équipe de l'historial…

Ce chantier, à lui seul, justifierait notre implication dans les commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale, notamment pour l'année 2014. Mais il ne sera en fait qu'une des facettes, essentielles certes, de nos actions à venir.

Ainsi nous voulons stimuler et reconnaître le bien fondé des initiatives locales qui feront œuvre de mémoire et commémoreront, comme il se doit, toutes ces victimes du début du siècle ; nous les accompagnerons financièrement de notre mieux, tant sur le plan de l'élaboration de leur contenu que sur le plan financier.
Ce soutien attentif donnera lieu à des appels à projets largement diffusés. Il s'agira aussi de la reconnaissance du tissu économique que représente le tourisme de mémoire.

Là encore, mes chers collègues, c'est bien la volonté de demeurer une collectivité de projet qui nous guide, comme elle guide la structure de notre budget primitif et les actions qu'il déploie.


Je vous remercie et nous souhaite une bonne session…

Christian MANABLE,
Président du Conseil général de la Somme

Eric JACQUY
Relations presse
Cabinet du Président
Conseil général de la Somme
e.jacquy@somme.fr
03 22 71 80 14
06 29 30 46 91



 

- Marie Delattre

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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 18:38

 

Communiqué de presse Principales décisions de la Commission permanente du 5 décembre 2011.

36 rapports ont été examinés et approuvés ce lundi 5 décembre 2011 par la Commission permanente du Conseil général, présidée par Christian Manable.

 Les dépenses engagées s'élèvent à 2 888 137 € dont 81% sont consacrés à des dépenses d'investissement.

SOLIDARITES

La Commission permanente a examiné et approuvé 9 rapports relevant notamment de l'insertion sociale et professionnelle, du maintien à domicile des personnes âgées ou de la politique de la ville.

Insertion sociale

Soutien à l'association locale SOL'EPI pour le maintien du jardin collectif sur le territoire Val d'Authie-Val de Nièvre
Suite au retrait de l'association ODIF, c'est l'association locale SOL'EPI qui reprendra les activités du jardin collectif installé sur le site de la Citadelle de Doullens, et qui mobilise 15 bénéficiaires du RSA.
Afin d'assurer son fonctionnement et l'achat de matériel nécessaire au redémarrage de l'activité, la Commission permanente a décidé d'attribuer une subvention à l'association SOL'EPI.
(Montant engagé : 25 670 €)

Insertion socioprofessionnelle

Mobilité solidaire : soutien à un projet de garage solidaire à Montdidier
L'association « Les Astelles » propose de mener sur le secteur de Montdidier une expérimenation visant à étudier la pertinence et la faisablilité de la création d'un garage solidaire. Il s'agit de permettre à des usagers de pouvoir acquérir les compétences nécessaires pour assurer l'entretien et la maintenance de premier niveau de leur véhicule.
Ce sont ainsi 30 bénéficiaires du RSA qui pourront être orientés vers ce garage.
D'autre part un appui pédagogique en matière d'éco-conduite sera apporté aux personnes intéressées par la démarche.
Le projet entrant pleinement dans les orientations en matière d'appui à la mobilité des publics en difficultés de la collectivité départementale, la Commission permanente a décidé de soutenir l'initiative Auto Solid'aire en attribuant une subvention à l'association.
(Montant engagé : 5500 €)

Insertion professionnelle : un atelier de connaissances populaires avec Cardan
L'association Cardan porte un nouveau projet qui a pour but d'accompagner les personnes en rupture sociale, et de faire émerger, dans le cadre d'ateliers d'expression, les connaissances des publics relatives à l'insertion en corrélation avec le marché de l'emploi, l'offre culturelle, l'apprentissage citoyen ou encore la mobilité. La production collective issue de ces activités, pourra être croisée avec les travaux de chercheurs universitaires, ou confrontée au vécu d'autres groupes de publics en insertion déjà constitués.
Ces ateliers qui doivent participer à la remise à niveau ou à un apprentissage de base concernant 15 bénéficiaires du RSA se dérouleront sur 3 espaces géographiquement différents :
-un territoire rural : la CLI de Montdidier ;
-un territoire urbain : la CLI d'Abbeville Vimeu vert ;
-un territoire littoral : la CLI du Ponthieu Marquenterre.
La durée totale de cette action est de 2 ans et 3 mois à partir du 1er octobre 2011
La Commission permanente a décidé de soutenir l'initiative d'attribuer à Cardan une subvention, selon l'échéancier suivant : 2011 : 9000 € - 2012 : 36 000€ - 2013 : 36 000 €)
(Montant engagé pour les 27 mois : 81 000 €)

Personnes âgées –Maintien à domicile

Soutien à une évaluation externe des services d'aide à domicile dans le cadre du renouvellement de leur agrément qualité.
Le Département a engagé un chantier de modernisation des services d'aide à domicile s'appuyant d'une part sur la mutualisation des structures et d'autre part sur la professionnalisation des intervenants à domicile.
En 2011, l'Assemblée départementale a décidé de soutenir les services d'aide à domicile dans leur démarche qualité en participant au financement du coût de l'évaluation externe supporté par ces structures.
34 services d'aide à domicile de la Somme sont concernés en 2011 par le renouvellement de leur agrément qualité.
11 d'entre eux auront à procéder à une évaluation externe en 2011.

Cette évaluation externe porte sur la pertinence , l'impact et la cohérence des actions déployées par les établissements et services, au regard des missions imparties d'une part et des besoins et attentes des populations concernées d'autre part.
Au Budget supplémentaire 2011, l'Assemblée départementale a voté une enveloppe prenant en charge partiellement (50% du montant de la dépense, sur la base d'une assiette subventionnable plafonnée à 7000 €) le coût de cette évaluation externe.
La Commission permanente à décidé d'attribuer une subvention à 11 organismes menant cette démarche en 2011. Il s'agit : des CCAS de Camon, Saint-Ouen, Cayeux-sur-Mer et de Ham, de Familles rurales à Boursevillle et Pont Rémy et environs, de Service plus à Abbeville, du Sivom d'Albert, de Vimeu Solidarités à Woincourt et du Syndicat d'aide à domicile du canton de Combles.
(Montant global engagé : 17 749 €)



DÉVELOPPEMENT DES TERRITOIRES

La Commission permanente a examiné et approuvé 15 rapports relevant notamment des politiques départementales d'aménagement du territoire, de l'environnement et du développement économique et de l'emploi.

Environnement

Biodiversité, Trame verte et bleu

Grand Projet Vallée de Somme : aménagement d'un belvédère à Boves
Dans le cadre du GPVS, le Département réalise l'aménagement de plusieurs sites emblématiques ou initie des partenariats avec les communes dont les projets d'aménagement s'inscrivent dans cette démarche.
La commune de Boves souhaite créer un belvédère en entrée d'agglomération ainsi qu'une voie verte. Cet aménagement s'inscrit plus largement, d'une part dans une démarche globale de création de liaisons douces jusqu'à la gare de Longueau, et de boucles de promenade autour des étangs et de la Réserve naturelle de l'étang Saint Ladre d'autre part.
La Commission permanente a décidé d'attribuer une subvention à la commune de Boves pour la création du belvédère et d'une voie verte.
(Montant engagé : 52 853 €)



Bassin versant de la Somme, de l'Authie et de la Bresle » : soutien à l'aménagement du site de Grand-Laviers
Le Plan Somme signé par notre collectivité en 2009 décline un plan d'actions concerté (décliné en 24 fiches actions) visant à :
-prolonger et renforcer la réalisation des actions de prévention des inondations ;
-restaurer la qualité de l'eau et des milieux aquatiques du bassin versant de la Somme.
Dans ce cadre, la Commission permanente a décidé d'attribuer une subvention à la Fédération départementale des chasseurs de la Somme gestionnaire d'un espace de 40 ha situé à Grand-Laviers.
Il s'agit de 3 bassins de l'ancienne sucrerie d'Abbeville, propriété de la Fondation pour la protection des habitats et de la faune, que la Fédération des chasseurs souhaite restaurer et réaménager.
(Montant engagé : 32 347 €)

Ressource en eau

Soutien à la préservation de la qualité de l'eau distribuée et à l'épuration des eaux usées
La politique de l'eau du Conseil général accompagne les efforts des collectivités locales orientés sur la qualité en matière de protection, de distribution et d'assainissement. La Commission permanente a ainsi accordé des subventions à des projets concernant ces priorités.
Communes concernées : Fontaine-le-Sec, Fort-Mahon, Rethonvillers, Rue (94 232 € pour la à niveau de sa station d'épuration), Eaucourt-sur-Somme (par le biais du SIA du Val de Somme), Flixecourt, l'Etoile et Ville-le-Marclet (par le biais du SITE de Flixecourt), et Flixecourt (173 000 € pour la mise à niveau de station d'épuration).
(Sommes totales engagées : 345 685 €)

Aménagement concerté du territoire

Dans le cadre du volet CIDT (Contrats Investissement Département Territoire) de la politique départementale d'aménagement concerté du territoire, la dernière Commission permanente a approuvé le financement de 34 nouveaux projets pour un montant de subventions total de 752 735 €. Ces projets portent sur l'éducation, la construction de logements locatifs sociaux ou d'équipements sportifs ou culturels, l'aménagement d'espaces publics, des travaux de voirie, d'éclairage public, de protection du patrimoine… Ils émanent de 13 territoires : Abbevillois, Amiens Métropole, Authie Maye, Avre Luce Moreuil, Baie de Somme Sud, Bernavillois, Bocage-Hallue,Bresle Maritime, Combles, Doullennais, Canton de Nouvion, Ouest Amiens, Pays du coquelicot, Roye, Sud Ouest Amiénois, et Vimeu industriel.

Parmi les projets soutenus : la création d'une aire de jeux dans le quartier des Provinces à Abbeville, des travaux d'urgence sur le clocher de l'église du Crotoy, l'aménagement d'une cour d'école avec mise en accessibilité des bâtiments scolaires à Fort Mahon, la réalisation des abords extérieurs du Centre aquatique intercommunal de Mers-Le Tréport, la création d'une bibliothèque et d'une maison des associations à Barly, la rénovation de l'école primaire. de Saint-Sauveur, ou encore la pose de 50 point lumineux, Grande rue à Thieulloy l'Abbaye

Le fonds IDEAL, (Intervention Directe pour l'Equipement et l'Aménagement Local) a quant à lui permis de soutenir 40 projets portés par des communes de – de 2000 habitants pour un montant total de 102 662 €.


Programme Départemental de l'Habitat

Le PDH de la Somme, adopté par le Conseil général en 2009, définit les orientations stratégiques et le programme d'actions du Département en matière d'habitat :
- mieux répondre à la diversité de la demande
- revaloriser le parc existant dégradé
- répondre aux besoins spécifiques des populations les plus fragiles.

Ainsi, pour « mieux répondre à diversité de la demande », le Département favorise la production d'une offre nouvelle de logements adaptée aux besoins de la population. A ce titre, la Commission permanente du 5 décembre a approuvé 14 projets portés par 5 territoires (ceux de l'Abbevillois, d'Amiens Métropole, d'Authie Maye, du Val de Noye et du Vimeu industriel), parmi lesquels la construction de 18 logements locatifs sociaux à Abbeville, de 42 logements locatifs sociaux à Amiens, 3 logements collectifs à Ailly-sur-Noye, et de 4 logements collectifs à Feuquières-en-Vimeu.
Un montant total de subventions de 798 250 € est consacré à ces projets au titre du complément habitat de la politique d'aménagement concerté du territoire (ComPACTe).


Développement économique et emploi

La Commission permanente du 3 octobre a notamment :
-réparti, au titre de l'aide départementale aux projets immobiliers des TPE et PME, 110 258 € entre 5 sociétés installées à Ham, Camon, Dury, Albert et Méaulte, pour leurs travaux d'extension ou d'aménagement immobilier.
-réparti au titre de l'aide départementale à la création, reprise et transmission d'entreprise 10990 € entre 14 créateurs ou repreneurs de projets ; 40 000 € à Somme Initiative pour doter le fonds de prêts d'honneur spécifiquement dédié aux bénéficiaires du RSA créateurs d'activité indépendante.
-réparti 91 131 € au titre de l'aide départementale au développement des TPE, en faveur de 29 projets de développement d'entreprises commerciales ou artisanales de la Somme de moins de 10 salariés en CDI.

Développement agricole et foncier

Soutien départemental au contrôle laitier pour des élevages laitiers performants
Les producteurs laitiers de la Somme sont confrontés à un contexte particulièrement difficile qui leur impose de veiller à la performance de la production pour ne pas perdre leur compétitivité. Pour les accompagner en ce sens, le Département apporte chaque année son soutien à ELC3-Contôle laitier pour des actions collectives à l'attention des éleveurs laitiers.
En 2011, ELC3 a mis en place une action permettant aux éleveurs de faire un point de situation sur leur troupeau mais aussi de se voir proposer un plan d'amélioration individuel de leurs résultats.
En parallèle, les services départementaux ont travaillé avec ELC3 pour recentrer l'action soutenue par la collectivité vers le dispositif d'aides aux agriculteurs fragilisés destiné à maintenir l'activité et à accroître la performance de certaines exploitations.
En ce sens, la Commission permanente a décidé d'attribuer une subvention à ELC3- Contrôle laitier.
(Somme engagée : 30 000 €)

Mieux connaître et gérer les ressources de la mer et du littoral pour renforcer l'économie locale
La pêche à pied a un impact non négligeable dans l'économie des zones côtières de notre territoire. Son développement peut être pourvoyeur d'emplois mais la gestion des ressources est primordiale, afin de conserver ses filières et les emplois qui y sont liés.
Pour mieux connaître les ressources et les gérer, la Commission permanente a décidé d'attribuer au GEMEL (Groupe d'Etudes des Milieux Estuariens et Littoraux) des subventions soutenant des actions spécifiques.
- une évaluation des ressources en végétaux (salicorne, aster et soude) sur la zone des trois estuaires (4477 €)
- une étude sur les conditions d'implantation du naissain de coque en Baie de Somme (1374 €)
- une évaluation des stocks de moules en élevage sur la zone des trois estuaires (2249€)
(Somme totale engagée : 8100 €)


EDUCATION, CULTURE ET SPORT

8 rapports relevant de l'éducation, de la culture et du sport ont été examinés et approuvés par la Commission permanente du 5 décembre 2011

Soutien au spectacle

Soutien au théâtre : la Comédie de Picardie acteur du développement culturel dans la Somme
Les activités de la Comédie de Picardie sont nombreuses et multiples dans le département de la Somme, tant à Amiens que dans les petites et moyennes communes rurales. Elle développe une activité importante de création et de diffusion de spectacles, de résidences artistiques mais aussi de d'éducation artistique, notamment en partenariat avec de nombreux collèges de la Somme. Elle soutient également la création théâtrale locale et permet ainsi l'accès au théâtre d'un large public.
Dans le cadre de la politique départementale en faveur du spectacle vivant et d'aménagement culturel des territoires, a Commission permanente a décidé d'attribuer une subvention pour l'année 2011 à la Comédie de Picardie.
(Somme engagée : 30 000 €)

Soutien à la musique et à la danse : l'Orchestre de Picardie diffuseur des concerts sur les territoires
Dans le cadre de la politique culturelle départementale, la Commission permanente a décidé d'attribuer une subvention à l'Orchestre de Picardie, structure permanente professionnelle de diffusion décentralisée de musique symphonique dans le département.
(Somme engagée : 50 000 €)
Soutien à l'activité cinématographique : l'Atelier 142 promoteur du court-métrage
Organisateur du dispositif « Fairecourt » (programmation de courts-métrages en salles de cinéma et hors salles de cinéma), l'Atelier 142 poursuit l'objectif de promouvoir le court-métrage auprès du grand public. Plusieurs salles de la Somme sont partenaires de ce dispositif : Cinéma Gaumont à Amiens, salles de Crécy-en-Ponthieu, Doullens, Ham, Montdidier, Poix-de-Picardie et Quend Plage.
Afin de soutenir son action, la Commission permanente a attribué une subvention à l'Atelier 142.
(Somme engagée : 5000 €)


Sport pour tous

Aide à l'acquisition de matériel sportif : accroître la qualité d'entraînement des athlètes de la Somme
La dernière Commission permanente du Conseil général a réparti :
-un crédit global de 10 683 € au profit des clubs : Aéro-club d'Abbeville –Buigny-Baie de Somme, Rétro albertin(billard) et Club nautique de Rivery (Canoë-Kayak) pour l'acquisition de matériel sportif et technique d'accompagnement.

Les sport au collège : 22 établissements participent aux championnats de France UNSS
Le Département participe comme chaque année à hauteur de 50% aux frais de transport et d'hébergement des collégiens disputant , dans le cadre de l'association sportive scolaire, les championnats de France UNSS.
Pour 2011, la Commission permanente a décidé de répartir :
-un crédit global de 24 369 € entre les 22 associations sportives de collèges.

Eric JACQUY
Relations presse
Cabinet du Président
Conseil général de la Somme
03 22 71 80 14
06 29 30 46 91
e.jacquy@somme.fr

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