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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 10:00

Mardi 28 Décembre 2010

PICARDIE Sur les routes, la polémique fait boule de neige
Salage sur la rocade d'Amiens (photo FRED HASLIN)

Salage sur la rocade d'Amiens (photo FRED HASLIN)

Les conditions de circulation s'améliorent, mais de nombreuses routes sont encore impraticables et le réseau SNCF est toujours très perturbé. Pour beaucoup de Picards, les autorités ont manqué à leur devoir. Réponse des intéressées.

«Nous aussi, pauvres petits campagnards de l'axe Amiens-Roye, payons des impôts et avons le droit à une prise en charge. » Comme Arnaud Dehayes, habitant de Fresnoy-en-Chaussée, dans l'est de la Somme, de nombreux Picards pointent du doigt la mauvaise gestion de la crise par les autorités.

Coupés du monde par des congères pendant près de trois jours, certains habitants dénoncent la faiblesse des moyens mis en œuvre. Et partout la même interrogation : où sont passés les agents de l'équipement ? En préfecture de région, à Amiens, où la cellule de crise a été réactivée jeudi matin, la polémique est balayée d'un revers de main. « Tout le monde voudrait avoir une déneigeuse devant chez soi, c'est humain, mais c'est impossible, note Matthieu Garrigue-Guyonnaud, directeur de cabinet du préfet de région. Ce qui est certain, c'est que tous les moyens mobilisables ont été mobilisés. »

« Impossible d'agir partout en même temps »

Dans les trois départements picards, où l'essentiel du réseau routier est géré par les conseils généraux, la mobilisation des agents de l'ex-DDE aurait ainsi été totale. « Nous avons été surpris par la rapidité des événements, mais le maximum a été fait », se défend Pierre Linéatte, vice-président en charge des déplacements. Dans la seule Somme, 35 saleuses et deux équipes de 90 agents chacune se sont relayées, dès jeudi, dans l'est du département pour procéder au déneigement sur les axes principaux. « Il est impossible d'agir partout en même temps, poursuit Matthieu Garrigue-Guyonnaud. La stratégie consiste donc à hiérarchiser les priorités : d'abord les axes principaux, ensuite les axes secondaires, et enfin, le réseau tertiaire, où il existe un très faible trafic. »

« On se fait engueuler tous les jours »

Sur le terrain, les agents des trois départements sont les premiers, néanmoins, à subir les foudres des automobilistes et des riverains mécontents. « On se fait engueuler tous les jours », confirme Stéphane Woznica, délégué CGT auprès du service Routes et navigation de la Somme. Mais si le syndicaliste admet que la pagaille était difficilement évitable, il estime néanmoins que la situation aurait pu être mieux gérée. « Le temps de réaction a peut-être été un petit peu long entre la situation vécue sur le terrain et la prise de décision. Mais cette situation est aussi en partie la conséquence de la baisse de moyens décidée par l'État, dès le début des années 2000, avant le transfert de compétence aux départements en 2007. »

Dans les campagnes, où beaucoup de routes restent encore impraticables, l'argument syndical aura certainement un peu de mal à passer. Pour Stéphane Demilly, député Nouveau centre d'Albert, il faut surtout tirer les enseignements de cet épisode. « Cet événement était difficilement prévisible et le travail des agents rendu très difficile par les conditions climatiques, souligne l'élu. Il faudra néanmoins faire le point, tranquillement, pour voir les points qui peuvent être améliorés. » C'est aussi l'avis du préfet de région qui devrait organiser une table ronde sur la question, début janvier.

FABRICE JULIEN

source http://corbie.over-blog.com/ext/http://www.courrier-picard.fr/

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25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 13:52

Vendredi 24 Décembre 2010

VILLERS-BRETONNEUX Ils veulent que Mecacorp vive
Depuis le mois d'octobre, salariés et syndicats attendent des réponses sur l'avenir du site.

Depuis le mois d'octobre, salariés et syndicats attendent des réponses sur l'avenir du site.

Le préfet a reçu mercredi des représentants des syndicats de Mecacorp. Dans cette usine de sous-traitance automobile, 37 emplois sont menacés. Tous veulent être fixés sur l'avenir du site.

Ils étaient déçus, les représentants CGT, FO et CFDT des salariés de Mecacorp, mercredi à la sortie de leur entrevue avec Michel Delpuech, préfet. Les syndicats voulaient savoir comment l'État compte agir dans ce dossier où 37 emplois sont menacés.

Déçus car aucune réponse n'a pu leur être apportée. Et ils n'ont pu être rassurés sur les moyens d'actions de l'État sur cette entreprise. Une entreprise sous-traitante de l'automobile, filiale du groupe Mecaplast et qui, en 2009 pendant la crise, a bénéficié d'une aide d'État, comme tout le reste du secteur automobile. « C'est normal que l'État demande des comptes sur l'utilisation de cet argent », détaille Christophe Saguez, secrétaire général de l'union départementale de la CGT.

Se tourner vers une autre production

Mais le préfet a rappelé que ces fonds versés à la filière automobile n'avaient alors pas vocation de certifier dans le temps le maintien de l'emploi tel qu'il existait alors. « Ces fonds ont été mis en place pour consolider les positions ou pour éviter des fermetures. Pas pour développer une stratégie de croissance », a expliqué le préfet au Courrier picard à la sortie de cette rencontre. En clair, l'État a tout fait pour limiter la casse, sans pouvoir garantir le maintien d'une activité. « La bonne question à poser est de savoir combien il y aurait eu d'emplois supprimés sans cette aide », développe le préfet.

Si l'État ne peut donc pas garantir l'avenir, il peut déjà y songer. Car les syndicats sont inquiets pour le site de Villers-Bretonneux, pas seulement pour les emplois actuellement menacés. « On a l'impression qu'ils veulent laisser ce site mourir à petit feu, grogne Christophe Saguez. Il n'y a pas de nouveaux produits lancés, pas d'investissements et nous n'avons pas eu de réponse sur l'avenir du site ».

Ces réponses, le préfet espère, lui, pouvoir les obtenir prochainement. Faute d'interlocuteurs en capacité de décider du sort de Villers, il va se tourner vers le groupe Mecaplast pour obtenir ces réponses auprès des dirigeants. Pour le préfet, tout l'enjeu est de pérenniser une activité sur le site de Villers, quelle qu'elle soit. « Il faut qu'il y ait un projet industriel, que l'on fasse ici, en Picardie, les produits de demain ». Mais le préfet sait aussi qu'il n'a qu'un pouvoir « d'influence ». « C'est le patron qui décide mais on peut influencer en proposant d'aider à développer des produits à plus forte valeur ajoutée. »

Les dirigeants de Mecaplast sont attendus chez Mecacorp Villers-Bretonneux le 17 janvier. Les salariés pourront alors leur poser directement leurs questions. Le préfet, lui, espère les joindre avant.

THOMAS DELOBELLE source courrier picard.fr

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 00:37

Jeudi 23 Décembre 2010, mis à jour à 18h49

SOMME Le conseil général recommande de ne pas se rendre dans l'Est du département
Dans un communiqué publié ce jeudi soir, le Conseil général de la Somme demande aux automobilistes «de renoncer à se rendre dans l'Est du département». La situation y étant extrêment difficile à cause du vent qui rabat la neige sur la chaussée, créant d'importantes congères et de gros problèmes de circulation.

Celui-ci indique que « Les équipes du Département sont mobilisées en permanence pour y faire face. Plus de 90 agents, équipés d'une quarantaine d'engins, agissent jour et nuit pour permettre les meilleures conditions de circulation possibles. Pour autant, la circulation reste extrêmement difficile sur le réseau situé à l'est de l'axe Conty - Albert. Les moyens sont concentrés sur les RD 929, RD 1029, RD 934, RD 935 RD 930, RD 938, RD 917, RD 1017, RD 6 et RD 937. Le reste du réseau, dans ce secteur, ne sera pas praticable avant demain (vendredi, ndlr).»

La Préfecture de la Somme mobilise, de son côté, l'ensemble des moyens opérationnels de l'Etat pour faire face aux éventuelles situations de détresse.

source Courrier Picard

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 00:51

sapin-boule-noel.jpg

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 21:48

Mardi 14 Décembre 2010

VILLERS-BRETONNEUX Les pompiers pensent au regroupement
Les pompiers sont très attachés à leur centre de secours. Ils voudraient pouvoir continuer à y exercer des gardes.

Les pompiers sont très attachés à leur centre de secours. Ils voudraient pouvoir continuer à y exercer des gardes.

À l'occasion de la Sainte-Barbe, Éric Leroy, chef du centre de secours, a fait le bilan des interventions faites en 2010. Il r egrette notamment que les gardes ne puissent se faire dans sa caserne.

La traditionnelle cérémonie de la Sainte-Barbe, patronne des sapeurs-pompiers, a commencé par une minute de silence en mémoire du caporal Adrien Bidart, décédé dans l'année.

Puis le capitaine Éric Leroy a donné le détail des 519 interventions effectuées en 2010 par la trentaine de sapeurs-pompiers volontaires du centre de secours de Villers-Bretonneux. (On en comptait 497 au bilan de décembre 2009).

Les secours à victimes concernaient 351 interventions soit 20 de plus que l'an dernier. Les pompiers sont intervenus sur 67 accidents de la circulation, 56 incendies et 45 fois pour des causes diverses.

Une structure commune pour trois centres d'ici 2015

Devant le commandant Bernier du groupement territorial, le lieutenant Pascal Lhermitte, coordinateur de centre de Corbie et de Villers, le major Hubert Laurent, Isabelle Demaison, conseillère générale et Patrick Simon, maire de Villers-Bretonneux, le capitaine Leroy a regretté les conditions de la mise en place de la garde au centre (GAC).

« Depuis le 1er juillet, malgré une demande de notre part d'exercer les gardes en alternance entre les deux centres de Corbie et de Villers-Bretonneux, celles-ci ne se font plus qu'au centre de secours et d'incendie de Corbie.
Cela aurait été plus motivant pour nos volontaires qui sont parfois disponibles de 7 à 19 heures et dont les compétences ne sont pas forcément utilisées de façon optimum. »

Il a également rappelé le projet de construction d'une structure commune pour les centres de Corbie, Fouilloy et Villers-Bretonneux à l'horizon 2015.
« Cela nous laissera encore quelques années de convivialité avant le regroupement », a lancé le capitaine qui a aussi tenu à féliciter tous les pompiers qui ont suivi des formations au cours de l'année.

Puis il a souhaité la bienvenue au caporal-chef Didier Aly, qui arrive du centre de première intervention de Lucheux, près de Doullens.

De notre correspondant DENIS DEMARCY

source http://www.courrier-picard.fr/

 

 

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 21:43

Mercredi 15 Décembre 2010

CORBIE Les Restos au cœur de leur campagne
Pendant que la distribution se déroule au rez-de-chaussée, des bénévoles s'occupent du vestiaire des Restos.

Pendant que la distribution se déroule au rez-de-chaussée, des bénévoles s'occupent du vestiaire des Restos.

La campagne d'hiver des Restos s'est ouverte le 2 décembre et la demande est forte. Les inscriptions continuent, de nombreux colis de dépannage et des vêtements chauds sont distribués.

Il est à peine 14 heures en ce jour de distribution, et les bénéficiaires des Restaurants du cœur remplissent déjà le hall de l'église Saint-Étienne de Corbie. Certains sont arrivés dès 13 heures et l'attente sera longue. Il leur faudra parfois patienter jusqu'à 17 heures pour être servis.

Un gros sens de l'organisation s'avère primordial pour faire face à cette affluence. La distribution commence à 14 h 30. À l'intérieur du petit local, les bénévoles sont à leur poste.

Chacun a déjà une grosse demi-journée de labeur derrière lui. « Nous avons bien travaillé ce matin, explique Micheline Dubus, l'une des responsables de l'antenne locale des Restos. Nous sommes allés au ravitaillement sur la plate-forme de Doullens avec un camion de la commune. Puis nous avons tout mis en place dans les rayons. On divise l'arrivage en deux parties pour que les bénéficiaires du jeudi trouvent le même choix que ceux du vendredi. Il a fallu aussi réceptionner tous les produits surgelés à midi. »

Cent familles inscrites pour l'instant

Solange s'occupe de faire du café et du chocolat chaud. Elle prépare également le gâteau qui sera servi. En l'occurrence ce jour-là, de la bûche. Dès que les bénéficiaires ont fait le tour des rayons, ils peuvent s'asseoir dans le coin cuisine.

Quoique très exigu, l'endroit leur permet de se réchauffer et parler un peu, avant de repartir vers leur quotidien.

Il est 14 h 25 et Christian Lefebvre, autre responsable, fait le tour des rayons et donne les dernières consignes à son équipe, en fonction du stock et des arrivages de denrées fraîches.
« Les gens peuvent choisir les produits en fonction du nombre de points attribués par famille et par personne. Mais nous fixons quelques contraintes en termes de quantité. Certains produits sont à prendre obligatoirement », précise-t-il.

Cent familles sont déjà inscrites pour cette campagne d'hiver. Leur nombre augmente à chaque permanence de l'association.

L'an dernier, les Restos en dénombraient quatre-vingt en début de saison. La campagne s'est terminée avec cent soixante inscrits.
« Nous donnons systématiquement un colis de dépannage à toute nouvelle personne qui se présente, en attendant de connaître ses droits », souligne Micheline Dubus.

Il est 14 h 30 et la porte s'ouvre pour les premiers bénéficiaires, qui commencent à arpenter les allées.

À l'étage, dans une pièce aux rayonnages remplis de vêtements, Bernadette, Josiane et Claudine s'occupent du vestiaire. Elles plient et rangent pantalons, pulls et vêtements chauds.
« Avec le froid, les personnes viennent davantage nous voir. Chacun peut trouver ici son bonheur, parents comme enfants. On a aussi des bonnets et des gants. » Il en sera de même tout au long de l'hiver.

De notre correspondant
DENIS DEMARCY  source http://www.courrier-picard.fr

 

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 11:37

Dimanche 19 Décembre 2010, mis à jour à 11h15

PICARDIE Le neige toujours et encore
(Photo SANTIAGO RICHARD)

(Photo SANTIAGO RICHARD)

Une nouvelle perturbation neigeuse touche la région ce dimanche. Ces précipitation ne causent pas de panique ce dimanche matin deuxième jour de vacances scolaires de Noël.

L'épisode hivernal qualifié de non exceptionnel rend tout de même les conditions de circulation difficiles pour ceux qui doivent prendre la route des vacances.

10 à 15 cm de neige

Une nouvelle perturbation se maintiendra toute la journée en Picardie donnant sur l'ensemble de l'épisode 10 à 15 cm de neige collante, localement plus par accumulation.

Dans la Somme les cumuls de l'ordre de 10 cm devraient affecter surtout la partie sud de ces départements. La perturbation touchera également les départements du Nord et du Pas-de-Calais en fin de matinée et se maintiendra jusqu'en fin d'après-midi

La région est toujours placée en vigilance orange par Météo France.

Sur les routes

Les autoroutes sont encore praticables ce dimanche matin. Sur l'A28 la circulation commence a être compliquée.

Le réseau secondaire est toujours enneigé ou verglacé depuis vendredi soir.

Les poids lourds de plus de 7,5t sont toujours à l'arrêt sur les routes de la zone de défense Nord à laquelle est rattachée la Picardie.

Dans la Somme, 322 poids lourds sont stockés sur l'A1, 46 sur l'A16, 51 sur l'A29 et 10 sur la N25

Transports en commun

Les transports en autocar sont suspendus dans l'Aisne l'Oise et la Somme.

Les bus sont aussi à l'arrêt à Amiens et Abbeville toute la journée ce dimanche.

Les navettes vers la gare TGV haute Picardie sont toujours suspendues et les voyageurs doivent gagner Amiens ou Saint-Quentin par d'autres lignes.

Cellules de crise

Les cellules de crise préfectorales sont toujours activées dans les trois départements.

Bison Futé suit la circulation de très prêt mais ne pointait pas à 11 heures de problème dans la région.

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 11:35

Illuminations à corbie
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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 11:15

Conseil général de la Somme- vote du budget primitif 2011 Communiqué de presse du Président du Conseil général de la Somme

Amiens, jeudi 16 décembre 2010

Le Conseil général de la Somme, à l'issue de deux semaines de travaux, a adopté, ce jeudi 16 décembre, son budget primitif pour l'année 2011.

Les groupes Somme à Gauche, Communistes et apparentés, Divers gauche et Indépendants en Somme ont voté pour.

Quant aux groupes d'opposition, s'ils ont voté contre un budget qualifié d' « injuste, tendancieux et désespérant », ils en ont pourtant approuvé 90% des crédits …

Le budget 2011, qui s'élève à 634 439 672 €, en progression de 2,44% par rapport à 2010, permet de garantir à la fois notre rôle de bouclier social (les crédits consacrés aux Solidarités sont renforcés de plus de 11 M€) mais aussi de poursuivre l'ambition qui est la nôtre de prendre toute notre part à un aménagement équilibré et durable du territoire de la Somme.

Face aux difficultés que connaissent nos administrés mais qui pèsent également sur nos collectivités locales, la majorité de gauche au Conseil général a voulu maintenir une politique de développement de notre département au service de tous ses habitants.

Quelques projets majeurs en témoignent :

- notre implication dans l'agence régionale des énergies renouvelables

- la matérialisation des points d'arrêt de notre réseau de transport collectif trans'80

- l'engagement fort en faveur de l'économie sociale et solidaire qui va entrer dans sa phase de mise en œuvre

- le déploiement du plan « collège numérique »

- l'aide à l'investissement en faveur des établissements pour les personnes âgées et handicapées

- l'ouverture d'une deuxième maison des adolescents en Picardie maritime

- la revalorisation du fonds cantine qui soutient les familles les plus modestes

- la concrétisation du schéma des équipements aquatiques

- la réalisation de la vélo-route voie verte qui structure le projet « Vallée de Somme »

- la mise en œuvre de la maison des sports ...


Pourtant les contraintes auxquelles nous avons dû faire face sont plus fortes que jamais, avec, notamment, le gel des dotations de l'Etat et la suppression de la taxe professionnelle suite à la réforme de la fiscalité locale.

Les économies de fonctionnement que nous opérons depuis 2008 ont permis de répondre à cet enjeu. Et si ce budget est de nouveau marqué par une baisse des dépenses de fonctionnement courantes de la collectivité, il reste une contribution forte au développement des investissements publics (plus de 80 M€) permettant de contenir les effets négatifs d'une crise qui perdure et de moderniser nos équipements.

C'est donc un budget primitif responsable et volontaire, un budget qui permet, sans augmentation d'impôts, de faire front, un budget qui traduit notre détermination à mettre en œuvre les engagements pris, qui vient d'être adopté à une large majorité par l'Assemblée départementale.

Mais nous n'oublions pas que la question centrale demeure celle d'une compensation juste et équilibrée des trois allocations individuelles de solidarité que les départements versent pour le compte de l'Etat, sans aucune maîtrise ni sur leurs montants, ni sur leurs critères d'attribution.

Le revenu de solidarité active (RSA), l'allocation personnalisée pour l'autonomie (APA) et la prestation de compensation du handicap (PCH) doivent être financés, comme ils auraient toujours dû l'être, par la Solidarité nationale. Cette bataille, aux côtés des autres départements français reste entière et devant nous.

Je souhaite donc que les prochaines échéances démocratiques permettent que la réforme des collectivités telle qu'elle se dessine aujourd'hui soit abandonnée ; je souhaite bien plus qu'une nouvelle phase de la décentralisation soit ouverte pour une démocratie plus forte, toujours plus ancrée au quotidien dans nos territoires.



Christian Manable, Président du Conseil général de la Somme

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 11:08

Conseil général de la Somme- Budget Primitif 2011 Discours de clôture de Christian Manable, Président du Conseil général de la Somme

Amiens, jeudi 16 décembre 2010

Seul le prononcé du discours fait foi


Cher(e)s collègues,


Je clos avec une certaine satisfaction ce moment fort de la vie de notre collectivité : la discussion du budget primitif. Je veux remercier tous les services et les agents qui ont préparé cette session ; et plus particulièrement l'équipe de direction de notre collectivité, parce qu'elle a su mettre en place, avec le souci du service public qui les anime tous, des outils de construction budgétaire au service du développement de nos politiques publiques, au service de leur lisibilité et de leur compréhension par tous.

C'est aujourd'hui le 3ème budget primitif élaboré par la majorité départementale, majorité que je tiens à remercier tout particulièrement pour son engagement et pour sa disponibilité. Ensemble, nous avons, je crois, été fidèles à nos engagements, et nous avons réussi à doter notre département des démarches et des politiques publiques nécessaires à son développement tout en préservant nos grands équilibres financiers; et ce, en dépit des bouleversements majeurs subis par les collectivités locales.

Bien entendu, je ne mets dans ces propos aucun triomphalisme, aucune autosatisfaction. Ce n'est pas de mise dans la période que nous vivons.

Toutefois, je suis fier que nous ayons pu soumettre à l'examen de l'assemblée un budget primitif responsable et volontaire, un budget qui nous permette de faire front, un budget qui traduit notre détermination à mettre en œuvre les engagements pris… Et pourtant, l'exercice s'annonçait difficile et périlleux.

Les 20 et 21 octobre, les 102 présidentes et présidents de Conseils généraux adoptaient à l'unanimité une résolution soulignant l'extrême gravité de la situation financière des départements qui, je cite, « n'ont plus maintenant aucune marge ». Et de poursuivre : « l'urgence est de trouver des remèdes durables ».

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Ces remèdes supposent, je le dis maintenant depuis plus de cinq années, une compensation juste et équilibrée des trois allocations individuelles de solidarité que les départements versent pour le compte de l'Etat, sans aucune maîtrise ni sur leur montant, ni sur les critères d'attribution.
Ils supposent que le RSA, L'APA et la PCH soient financés, comme ils auraient toujours dû l'être, par la Solidarité nationale.
Cette question centrale et déterminante reste entière. Quant à la vaste réflexion sur la dépendance annoncée par le Président de la République, chantier sans cesse promis, sans cesse remis, il nous faut bien constater, compte tenu de son calendrier, que cette réflexion sera sans conséquence à court terme sur l'état de nos finances. Et, pire encore, il nous faut constater que certaines prémices de cette réforme tiennent du catéchisme néo-libéral digne de feu la Dame de fer.

«…Les contribuables locaux que nous sommes ne peuvent plus payer les surcoûts d'une politique nationale ; à force de nous transférer des charges sans avoir en face les recettes, il arrive un moment ou le budget ne passe plus… » Cette citation est de Bruno Sido, jusqu'à maintenant Président UMP du Conseil général de la Haute Marne.

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La seconde de nos difficultés, c'est la réduction drastique de nos ressources… Après la suppression de la taxe professionnelle en 2010 et la réforme de la fiscalité locale, notre autonomie fiscale est en voie de disparition. Nous devenons ainsi totalement dépendants d'un Etat, qui de plus décrète qu'il gèle pour les trois prochaines années ses dotations aux collectivités locales…

La seule perspective offerte par le gouvernement est la mise en place d'un système de péréquation… horizontale.
C'est un nouveau concept : « aidez-vous les uns les autres » mais ne comptez surtout pas sur moi ! Ainsi, après s'être déchargé de compétences sur les collectivités tout en les privant des moyens pour les financer, le gouvernement nous dit : les départements les moins pauvres devront soutenir les plus pauvres… !

Et je ne peux oublier la source de nos difficultés futures, je veux bien évidemment parler de la réforme des collectivités, une réforme confuse qui ajoute davantage de complexité, moins de lisibilité et moins d'efficacité à l'organisation de notre pays.

Les maires ne s'y trompent pas : à son propos le président de l'association des maires ruraux de France déclarait : « cette loi est un échec (…). Les objectifs de simplification de l'architecture territoriale comme de la clarification des compétences ne sont pas au rendez-vous (…). C'est bien une vision centralisatrice doublée d'une volonté forte de contrainte de l'autonomie d'action des collectivités départementales et régionales qui sous-tend ce texte ». Et la résolution générale du 93ème congrès des maires et présidents de communautés de France n'est pas moins sévère : « pour de nombreux maires, cette réforme constitue des régressions qui bouleversent et détériorent considérablement le paysage territorial ».

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Dans ce contexte pour le moins tourmenté, devions-nous pour ce budget 2011 tailler nos dépenses à la hache ? Nous avons répondu résolument non.
Nous avons présenté, au contraire, un budget responsable et volontaire, un budget qui nous permette de faire front, un budget qui prend en compte la situation des familles des personnes en perte d'autonomie avec une augmentation de notre budget social de plus de 11millions, un budget au service de nos populations et de nos territoires. Un budget sans augmentation d'impôts.

Quelques projets majeurs en témoignent :
• notre implication dans l'agence régionale des énergies renouvelables,
• la matérialisation des points d'arrêts de notre réseau Trans 80
• l'engagement fort en faveur de l'économie sociale et solidaire qui entrera dans sa phase de mise en œuvre ;
• le déploiement du plan « collège numérique »,
• l'ouverture de la deuxième maison des adolescents de la Picardie maritime,
• la revalorisation du fonds cantine,
• la concrétisation du schéma des équipements aquatiques,
• la réalisation de la vélo-route voie verte qui structure le projet « vallée de Somme »,
• la mise en œuvre de la maison des sports….

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La satisfaction dont je parlais tout à l'heure ne pourra se maintenir très longtemps. Il me semble en effet que la réforme des collectivités locales, telle que voulue par l'actuel gouvernement, et si elle était réellement mise en œuvre, mettra en réalité fin au mouvement de décentralisation initié depuis trente ans.
Il faut souvent des années et beaucoup d'intelligence pour bâtir des politiques publiques ; il suffit malheureusement de quelques mois – et je dois le dire d'un ministre des collectivités locales particulièrement indigent - pour les défaire.

La vie démocratique de notre pays est scandée par des échéances que sont l'élection présidentielle et celles des députés ; les prochaines sont dans moins de 18 mois, en 2012. Nous en aurons une petite répétition générale en mars 2011.
Je souhaite, pour ma part, que ces échéances permettent que la réforme des collectivités telle qu'elle se dessine aujourd'hui soit abandonnée ; je souhaite bien plus qu'une nouvelle phase de la décentralisation soit ouverte pour une démocratie plus forte, toujours plus ancrée au quotidien dans nos territoires.

Je vous remercie.

Christian Manable,
Président du Conseil général de la Somme
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