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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 19:02

Discours d'ouverture du Débat d'orientation budgétaire 2012 Christian MANABLE, Président du Conseil général de la Somme

Discours du Président

Amiens, lundi 24 octobre 2011

Débat d'orientation budgétaire 2012

Seul, le prononcé du discours fait foi

Mesdames, Messieurs,

Chers Collègues,

Notre session sera principalement consacrée au débat d'orientation budgétaire pour 2012. Nous examinerons aussi des dossiers importants, comme la confirmation de notre prise de compétence pour l'aide à la pierre, l'approfondissement de notre aide au développement économique et à l'emploi, ou l'adoption du Schéma Directeur Territorial d'Aménagement Numérique de la Somme.
Pour ce qui est de notre politique économique, il s'agit surtout de mieux prendre en compte l'économie sociale et solidaire, c'est-à-dire les projets économiques guidés par une double préoccupation : celle, d'abord, de la création d'emplois et de richesse dans des activités que délaissent les agents économiques dominants puisqu'ils n'y trouvent pas un taux de profitabilité suffisant ; avec, de plus, le souci d'une gestion solidaire, collective, dans une visée d'intérêt général. Que l'on me permette ici de dire combien les activités d'aide aux personnes mises en œuvre par l'association des Ainés d'Acheux ou bien par la coopérative ouvrière du Relais à l'Étoile, illustrent cette démarche…
Nous souhaitons que ce type de développement économique prenne toute sa place dans nos territoires ; il est à la fois producteur de richesse comme de solidarité, d'emploi, et de lien social ...
Je vous demanderai d'adopter le Schéma Directeur Territorial d'Aménagement Numérique de la Somme. C'est un projet particulièrement significatif puisqu'il concrétise notre volonté de nous inscrire dans une perspective de moyen terme, dans une perspective claire de développement des services aux personnes et aux entreprises ; il s'agit en effet de mobiliser nos efforts pour que, dans un délai que nous voudrions le plus court possible, chacun puisse accéder à internet et à ses services par la fibre optique …
C'est bien évidemment un projet qui concerne au premier chef les communes rurales, puisqu'en effet l'habitude semble aujourd'hui installée de laisser les opérateurs de ces réseaux faire leurs bénéfices dans les zones denses de population, et de laisser à la puissance publique le soin d'investir dans le monde rural - "privatiser les projets, socialiser les pertes" - c'est la vraie philosophie, celle que met concrètement en œuvre le capitalisme actuel. Les bénéfices pour le privé, les charges pour le public !
Mais malheureusement, une fois ce constat fait, l'on ne peut qu'en faire un second "si nous ne le faisons pas, personne ne le fera". Nous ne pouvons pas laisser nos territoires hors de ce progrès qu'est la fibre optique pour tous les habitants, quel que soit leur lieu d'habitation. Il y va de l'égalité républicaine comme de l'avenir de nos communes rurales.
Je suis volontairement bref sur ce sujet, puisque nous aurons une discussion longue mercredi matin, et qu'un document détaillé vous a été fourni.
Quelques mots encore sur les rapports qui sont mis au vote, pour dire toute l'importance que nous accordons à notre prise de délégation pour l'aide à la pierre ; c'est un outil que nous croyons précieux pour compléter notre politique pour l'habitat et les aides que nous accordons aux communes et à leur regroupement.
Quelques mots aussi sur la décision modificative du Budget primitif 2011 pour constater que le principal des charges nouvelles vient de l'augmentation du nombre d'allocataires du RSA, nombre qui avoisine maintenant les 15 000 et qui si besoin en était, confirme le délitement de la cohérence sociale.
J'en viens maintenant à notre Débat d'Orientation Budgétaire, qui est le plat principal de cette session.
Deux enjeux sont exposés dans le texte qui vous est proposé : il s'agit d'abord des moyens financiers de notre collectivité ; parce que sans finances, pas d'actions possible. Il s'agit aussi d'affirmer, dans le nouveau contexte qui se dessine, avec notamment un changement de majorité au Sénat, une vision de ce que nous voulons pour notre collectivité départementale. Au 81ème Congrès de l'ADF à Besançon, Jean-Pierre BEL a annoncé la tenue prochaine des États généraux des collectivités territoriales.
D'abord les moyens financiers et notre politique financière.
Il s'agit, malgré l'étouffement voulu par la Droite gouvernementale, malgré la volonté de cette même Droite de mettre fin à toute opposition des collectivités locales, de préserver tant que nous le pouvons nos moyens d'action, une certaine autonomie financière pour mettre en œuvre une politique de solidarité et de développement durable.
Nous ne voulons pas baisser les bras ; nous n'en avons pas le droit.
Or, le contexte est difficile, avec le gel des dotations d'État, avec la perte de nos leviers fiscaux et financiers qu'étaient la taxe professionnelle et la taxe d'habitation.
Mais nous ne pouvons ajouter du gris à la grisaille ambiante, et rejoindre tous ceux qui prônent, comme seule politique possible, la seule austérité, avec des coupes sombres dans les budgets, notamment sociaux, et la préservation des situations des plus fortunés.
Et la charge pour imposer cette austérité aux collectivités locales devient hargneuse, avec une montée au créneau, qui suit celle de quelques autres, de Marine Le Pen.
Sur France Inter, jeudi dernier, elle s'en prenait aux dépenses somptuaires des collectivités locales, aux châteaux somptueux que se seraient construits les "Roitelets" de province, pour finir sa diatribe en proposant la suppression d'un emploi sur deux dans les collectivités locales. Son propos était, si ce n'est annoncé, à tout le moins précédé, par ceux qui ont fait des collectivités locales un bouc émissaire pour expliquer la crise.
Permettez une incise ; il me semble en effet que la recherche d'un bouc émissaire devient une spécialité commune de la Droite et de l'extrême droite hexagonales.
Savez-vous pourquoi, en effet, la note "triple A" de la France risque d'être abaissée ? Connaissez-vous la raison de cette possible dégradation ? Vous pensez peut-être que c'est le déficit budgétaire de l'année 2011 (plus de 150 milliards d'euros) ou celui annoncé pour 2012 (92 milliards) ? Peut-être croyez-vous que l'absence de croissance économique joue un rôle dans cette annonce d'abaissement, de même, peut-être, que la balance commerciale de plus en plus déséquilibrée ? Vous l'auriez sans doute attribué au dérapage continu des comptes de l'État depuis 2002, ou bien à l'explosion de la dette publique, passée de 57 % du PIB fin 2001 à 64 % début 2007 et à plus de 85 % aujourd'hui ? A la loi TEPA - "Travail Emploi Pouvoir d'Achat", dite "paquet fiscal" - votée à l'été 2007 et qui prive l'État de 14 milliards d'euros de recettes chaque année ? A la multiplication des niches fiscales qui coûtent des dizaines de milliards chaque année, et qui sont inefficaces aux plans économiques et injustes au plan social ?
Vous n'y êtes pas du tout, vous êtes complètement à coté de la plaque ! Si la France risque aujourd'hui de perdre son triple A, c'est, tenez-vous bien, à cause… du projet socialiste pour 2012 ! C'est le ministre de la défense qui l'a dit mercredi matin sur France Inter, repris aussitôt par Jean François Copé : ce sont les propositions du Parti Socialiste et de François Hollande qui ont profondément inquiété les marchés et les agences de notation !
Je ne sais pas si l'on peut en déduire que ce sont non seulement les marchés mais aussi les membres du Gouvernement qui jugent hautement crédible, voire probable, le retour de la Gauche au pouvoir en mai prochain… Ce que je sais, c'est qu'après avoir fait preuve d'une créativité indéniable pour enrichir les riches et appauvrir la France, la Droite de Monsieur Sarkozy manque sérieusement d'imagination.
Revenons à notre sujet et aux finances de notre collectivité…
Nous souhaitons préserver nos choix antérieurs, avec une structure budgétaire qui préserve sur la longue durée nos équilibres, qui nous permet de maitriser la dette départementale et qui nous donne les moyens de mettre en œuvre une politique ambitieuse de développement durable du territoire.
Cette structure budgétaire est donc sous contrainte de maintenir une capacité de désendettement inférieure à 7 ans, avec un effort d'investissement à hauteur de 75 M€, et une épargne brute autour de 50 M€ ; cette épargne brute est nécessaire pour le remboursement de l'annuité de la dette (21,8 M€) et les dotations aux amortissements (28,3 M€).
Il s'agit aussi, avec ce niveau d'épargne et ce niveau d'investissement, de ne pas alourdir notre dette en empruntant moins que le remboursement en capital ; il convient ainsi de maintenir un ratio dette/habitant inférieur à 499 € par habitant.
L'évaluation de nos recettes prévisionnelles pour 2012 les établit à 571 M€ en fonctionnement (en hausse d'une vingtaine de millions d'euros par rapport au BP 2011) et 21 M€ en investissement soit un total de 592 M€, en hausse de presque 19 M€ par rapport aux inscriptions budgétaires 2011.
Le détail de ces recettes figure dans le document qui vous a été communiqué et je ne le détaille pas ; il faut tout de même noter le gel des dotations de l'Etat et être attentifs aux droits de mutation, qui, vous le savez, dépendent fortement de l'état de l'économie ; Francis Lec y reviendra tout à l'heure.
L'augmentation incompressible des dépenses de fonctionnement est estimée à 27 M€. Il s'agit des dépenses obligatoires ainsi que de celles liées à la poursuite des engagements partenariaux antérieurs.
Les hypothèses retenues ne prévoient pas de réduction des effectifs et tiennent compte d'engagements contractés ainsi que de priorités politiques définies antérieurement.
Ainsi la masse salariale du personnel hors assistants familiaux est calculée à effectif constant avec l'application d'un GVT de 2,21 % ; la convention d'objectifs qui nous lie au SDIS est appliquée ainsi que la revalorisation adoptée pour le fonctionnement des collèges ; enfin le montant versé aux allocataires du RSA est calculé avec pour hypothèse un montant moyen d'allocation de 425 € en 2012 contre 416 en 2011 et un nombre de bénéficiaires de 15 500 contre 15 000 ; celui de la PCH est lui obtenu avec une hypothèse de hausse du nombre des allocataires de 28 % et d'un tarif d'intervention revalorisé à 18,50 euros.
L'estimation des dépenses incompressibles et de celle des recettes fait apparaître un écart sur le fonctionnement d'un peu plus de 7 M€ sur les dispositifs autres que ceux évoqués précédemment.
Il nous revient d'apprécier si cet écart peut être réduit par des économies sans mise en péril de la qualité de service public ou si une intervention sur notre niveau de recettes s'avère indispensable.
Cet arbitrage est problématique, difficile. Et cela d'autant plus que tous les conjonctures sont dans le brouillard. Connaîtrons-nous une récession économique ? Verrons-nous une aggravation de la crise financière et des difficultés d'accès au financement de nos investissements ? Nous verrons certainement une aggravation de la précarité, mais nous n'en connaissons pas la gravité ! Et nous sommes certains que le projet de loi de finances verra une baisse des dotations de l'État vers les collectivités territoriales. 200 M€ de moins sont déjà annoncés.
Mais cet arbitrage doit tenir compte de notre engagement fort, et que nous ne voulons pas voir faiblir, dans notre projet de long terme d'aménagement durable du territoire de la Somme. Et pour ma part, je souhaite que cet arbitrage tienne à la fois compte de la rigueur nécessaire, et d'une volonté d'aller de l'avant. C'est une "rigueur offensive" que nous devons mettre en œuvre ; rigueur parce que les moyens nous sont comptés et qu'il nous faut donc les compter ; offensive parce qu'il s'agit de réunir les conditions, sur le long terme, d'une ambition partagée et portée par une volonté ferme de développement, aux antipodes d'une récession de nos moyens d'action.
Avec la première partie du texte d'orientation budgétaire pour 2012, je souhaite que nous affirmions un rôle nouveau pour notre Collectivité départementale, un rôle d'animation des solidarités de proximité, qu'elles soient sociales, éducatives, économiques, culturelles.
C'est ce rôle, qui je crois, réunit le meilleur consensus au sein de l'Assemblée des Départements de France ; c'est avec la défense de ce rôle que je lutterai contre la disparition programmée des départements, contenue dans la pseudo-réforme actuelle des collectivités territoriales.
La crise, les crises – économique, sociale, financière, environnementale – que nous vivons exigent que tous les élus qui sont en responsabilité dans les territoires de notre pays et qui ne veulent pas se résigner à leur déclin, mettent en chantier une nouvelle approche de leur développement.
Et j'espère de toutes mes forces que le nouveau contexte politique qui voit, c'est historique, une majorité sénatoriale de Gauche, favorise le déploiement de cette nouvelle approche. Il s'agit, à mon sens, de réaffirmer notre collectivité départementale comme une collectivité de projet plutôt que comme une collectivité de gestion ; il s'agit de vouloir fermement réformer le financement des allocations individuelles de solidarité qui doivent relever de la solidarité nationale. Il s'agit de vouloir vraiment un approfondissement de la décentralisation, un approfondissement qui, au contraire de ce qui a été fait depuis 2004, ne dépouille pas la solidarité nationale et l'Etat de ses prérogatives. On a besoin d'un État fort, il ne faut pas "moins" d'État, mais "mieux" d'État.
Je souhaite ici prendre date ; cette bataille pour une nouvelle décentralisation, je souhaite et je prendrai les moyens, au delà de mon actuel mandat, d'en être un artisan actif pour la mener à son terme. Je sais qu'elle n'apparaît pas à tous, y compris à Gauche, comme prioritaire ; tel n'est pas mon choix : je considère en effet que les territoires et leurs collectivités joueront demain un rôle essentiel dans la modernité de notre économie et dans une cohésion sociale renouvelée.

Cette approche du rôle de notre collectivité départementale esquisse une stratégie ; il s'agit, nous le faisons déjà dans l'animation du Grand Projet de la Vallée de Somme, d'appuyer les dynamismes portés par les acteurs socio-économiques, éducatifs et culturels de la Somme ; il s'agit de renforcer l'action politique de notre collectivité et de concevoir le Conseil général comme l'animateur et le catalyseur d'un projet global du développement, partenarial, endogène et durable des territoires de la Somme. Et ceci dans un partenariat plus dense avec les communes et leurs regroupements, autour d'une visée claire, celle du développement plus durable et plus solidaire.
Pour illustrer mon propos, je reprends bien volontiers à mon compte la formule de Michel Dinet - Président du Conseil général de Meurthe et Moselle, Vice-président de l'ADF - mise en exergue du DOB: "On ne peut pas faire plus, on ne veut pas faire moins. On veut, et on peut, faire mieux ensemble !"
Pour ne pas alourdir ce propos introductif, je ne prendrai que deux exemples d'actions que nous mènerons en 2012 et qui illustrent cette démarche. Nous agirons- ce sera mon premier exemple - pour la création d'une structure départementale fédérant les collectivités dans les domaines de l'eau ; nous voulons enrichir collectivement l'ingénierie locale de l'eau.
L'eau est un bien commun qui vous le savez est menacé et dans la gestion duquel la puissance publique se doit donc d'être présente. Nous savons par ailleurs que les communes de la Somme et leurs structures de coopération vont devoir réaliser dans le court et moyen terme, d'importants travaux, et ainsi engager d'importants moyens en ingénierie. Je crois que nous avons su faire émerger, avec les collectivités du Département, une volonté coopérative et une dynamique de création d'un réseau des acteurs de l'eau, indépendant et dans un esprit d'entraide. Il s'agit que les acteurs de l'eau de la Somme partagent leurs connaissances, notamment sur l'avenir de la ressource en eau…
Nous voulons- ce sera mon deuxième exemple - mettre en place une nouvelle politique territoriale ; c'est une politique qui permettra de mieux prendre en compte les équipements des communes rurales et qui incite les intercommunalités à s'engager sur des contractualisations et sur un projet vraiment partagé avec notre collectivité. La première phase de la PACTe arrive à son terme. Nous avons, avec cette politique, conforté les échanges de notre collectivité avec les établissements publics de coopération intercommunale, avec 32 contrats signés. Nous avons aussi mis au centre de ces contrats les conseillers généraux et les services du Département. Les communes, notamment les plus petites, ont bénéficié du soutien du Conseil général grâce au programme IDEAL.
Le bilan définitif de la mobilisation des différents dispositifs sera fait début 2012 ; nous pouvons toutefois noter dès aujourd'hui qu'en septembre 72 % des crédits de la dotation CIDT étaient consommés, que le minimum habitat (20 % du volet priorités du Département) était en quasi-totalité affecté et le complément habitat de l'ensemble des 27 EPCI ayant signé un avenant CIDT représentait plus que les 6 M€ prévus.
Notre volonté politique de favoriser le logement et l'habitat, affirmée dans notre Plan Départemental de l'Habitat, était donc, quoiqu'en dise l'opposition, réaliste et partagée.
Le groupe politique de suivi (GPS) mis en place dès le début de l'année 2009, a clairement rempli sa mission d'évaluation pluraliste. Parce qu'il est utile et pertinent, je souhaite qu'il poursuive sa mission…
La PACTe 2012-2014 conservera donc une même philosophie d'action. Elle doit cependant affirmer des objectifs de développement plus partagés, mieux orientés vers le développement durable. Dans cette perspective, une affirmation plus forte des priorités du Conseil général s'avère utile, ainsi que la formalisation par les EPCI d'un projet de territoire qui prenne mieux en compte le développement durable. Ainsi, la majoration développement durable de la PACTe 2009-2011, cèdera la place à la conditionnalité des aides pour certains types d'opérations : construction, réhabilitation de bâtiments, éclairage public…
Aussi, le dialogue avec les territoires sera mené à partir des trois axes stratégiques qui suivent : la promotion des richesses patrimoniales naturelles, rurales et urbaines de la Somme ; un département qui veut être plus précurseur et attractif dans le domaine économique ; un département avec un aménagement équilibré et solidaire pour tous.
Le dispositif IDEAL permettait d'accompagner, dans un dialogue direct avec les conseillers généraux, les projets d'investissement des petites communes, en leur garantissant chaque année une aide financière du Département. Compte tenu de l'évolution de la contractualisation avec les EPCI, évolution qui privilégie les opérations structurantes, il convient d'adapter ses conditions d'éligibilité et de mise en œuvre dans une logique d'assouplissement.
La crise, les crises – économique, sociale, financière, environnementale et maintenant politique et morale – semblent s'aggraver.
Que va-t-il se passer? Personne n'est en mesure de le dire. Une chose est sûre, nous sommes arrivés à un carrefour où tout reste possible. C'est ce que les Grecs anciens appelaient le kairos : le moment de vérité, lorsque le temps se densifie et que chacun doit choisir une voie et renoncer aux autres.
Il me semble aujourd'hui absolument nécessaire de mettre fin aux folies de l'argent avant que n'adviennent des temps de fureur. Il me semble absolument nécessaire de remettre à l'ordre du jour un précepte qui semble aujourd'hui passé de mode : « penser globalement, agir localement » pour faire advenir le « new deal » du XXIème siècle.

Je vous remercie….

Christian MANABLE,
Président du Conseil général de la Somme




Eric JACQUY
Relations presse
Cabinet du Président
Conseil général de la Somme
e.jacquy@somme.fr
03 22 71 80 14
06 29 30 46 91
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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 11:51

Hommage à Roger Agache (1926-2011)

Le pionnier de l’archéologie aérienne est décédé samedi 17 septembre 2011

Portrait touchant et spectaculaire du pionnier internationalement reconnu de l'archéologie aérienne.
L'archéologie a fait d'immenses progrès avec Roger Agache, dont le long parcours fut ponctué de découvertes sur tout le territoire de la Picardie.

Réalisation : Comité régional du Tourisme de Picardie
http://webtv.picardie.fr/video317

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 11:42

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Exigeons ensemble le retrait de la taxe sur les mutuelles

Déjà taxés à 3,5 % en 2011, les contrats responsables et solidaires seront soumis dès la fin de l'année au taux de 7 %.

Cette disposition est intégrée au plan d'économies présenté par le Premier ministre, François Fillon, en vue de réduire le déficit de l’Etat de 1 milliard d'euros dès 2011 et 11 milliards en 2012.

Au nom de l'accès aux soins pour tous, la MNH demande au Gouvernement de renoncer à cette taxe et de faire le choix d'une réforme en profondeur du système de protection sociale.

Vous pouvez protester contre l'injustice de cet impôt sur la santé !

Téléchargez la lettre de protestation à adresser à votre député

Retrouvez les coordonnées du député de votre circonscription sur le site
www.assemblee-nationale.fr

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 07:01

NUMERIQUE - Eric Besson le proposera aux FAI lors d'une réunion le 13 septembre...

Après la téléphonie mobile, l'Internet aura bien droit à son tarif social. Dans une interview au Figaro, Eric Besson annonce le prix choisi: 20 euros par mois, plus 3 euros de location de box. Il indique qu'une convention sera signée avec les opérateurs le 13 septembre.

Pour 23 euros, les abonnés bénéficieront d'une offre «dual-play» avec un accès à Internet+téléphonie. L'offre devra être accessible sur tout le territoire, y compris dans les zones non dégroupées.

Pour les bénéficiaires du RSA

Dans les faits, certains opérateurs comme Alice ou Numericable proposent déjà des offres à moins de 20 euros, mais uniquement dans certaines zones, et souvent avec des durées minimales d'engagement.

Comme pour la téléphonie mobile, ce tarif «social» devrait être réservé aux bénéficiaires du RSA, soit 2 millions de personnes.

Le ministre de l'Industrie défend par ailleurs l'appel d'offres sur la 4G, critiqué par plusieurs acteurs, dont Free. Eric Besson souhaite attendre la décision du conseil d'Etat, attendue mercredi, avant de songer à apporter des modifications à la procédure.

P.B.
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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 21:49

Lundi 05 Septembre 2011

RENTRÉE SCOLAIRE (JOUR J) Plus d'élèves, moins de profs

Si les effectifs d'élèves vont augmenter dans les collèges, ils diminueront dans le primaire.

Les enseignants entameront leur rentrée aujourd'hui par une leçon de soustraction sur leurs moyens. Une grève est prévue le 27 septembre, avec l'élection présidentielle en ligne de mire.

C'est bien connu, les records sont faits pour être battus. Les syndicats enseignants de Picardie s'apprêtent à le vérifier en ce jour de grande rentrée pour 37 9000élèves du primaire et du secondaire, ainsi que 25 000 enseignants.

Alors que 16 000 postes sont supprimés en France, dans l'académie, «après quatre années de suppressions d'emplois, nous allons encore perdre 350 postes. Un niveau jamais atteint!», se désole Philippe Decagny, secrétaire de l'UNSA Somme. «Ce n'est donc pas de gaîté de cœur que l'on va reprendre le chemin de l'école. Cette dernière année du quinquennat s'annonce particulièrement éprouvante pour les personnels. Elle le sera aussi pour les élèves qui vivent, année après année, une dégradation de leurs conditions de scolarisation. »

«Des problèmes de remplacement inévitables»

Dans notre édition d'hier, le recteur d'académie Jean-Louis Mucchielli avançait des chiffres différents: entre 50 et 55 classes supprimées (en solde net) et une baisse des moyens de 3,6% en lycée général. Ce qui, relativise-t-il, n'augmentera le nombre d'élèves par classe que de +0,7% en moyenne, tout en laissant la Picardie en position favorable par rapport au reste du pays sur cet indicateur. Et surtout, plaide-t-il, plus que les moyens, c'est « l'individualisation des parcours» des élèves qui est à retenir, d'autant qu'ils commencent à porter leurs fruits (voir ci-dessous).

Au SNES-FSU, on est d'accord au moins sur un point avec le recteur: avec dix postes en moins, «les collèges semblent moins touchés.» Sauf que «l'on comptera 1760 collégiens de plus!» Et en lycées, «plus de 200 postes seront supprimés, alors que les effectifs élèves restent stables. Des options, enseignements d'exploration, classes à effectifs réduits, vont être supprimés en masse.»

Le SGEN-CFDT pour sa part pointe dans le second degré,«une insuffisance de titulaires dans quasi toutes les matières, en maths, sciences, lettres classiques, allemand, éco-gestion, etc.Ceci entraînera un recours important aux non-titulaires (ils étaient un millier en 2010-2011) nommés en dernière minute. Des problèmes importants de remplacement sont inévitables, et ce dès la rentrée.»

Bilan de cette exaspération, les syndicats programment une grève nationale le 27 septembre, dont l'ampleur reste incertaine, huit mois seulement avant l'élection présidentielle. «Elle s'adressera davantage à l'opinion publique qu'au gouvernement. Car ne pas la faire reviendrait à lui dire que la rentrée s'est passée dans de bonnes conditions», explicite Philippe Decagny.

«14 000 suppressions déjà annoncées en 2012»

Derrière, le responsable syndical ne cache pas son inquiétude pour la rentrée 2012. «On nous annonce à nouveau 14000 suppressions de postes.» Et ce n'est pas la promesse «électoraliste» de Nicolas Sarkozy de ne supprimer aucune classe en primaire, qui le rassure. «C'est le secondaire qui trinquera.Parce qu'une classe d'école qui se ferme, ça se voit, contrairement à une baisse de moyens diluée en collège.»

En attendant le scrutin de mai, «nous ne serons pas là pour donner une consigne de vote, se contient à peine Philippe Decagny. Mais on ne s'empêchera pas de tirer un bilan du "sarkozysme".»

 

GAËL RIVALLAIN source picardie.fr

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 12:09

Mardi 30 Août 2011

SÉCURITÉ Un plan anti violences urbaines
Dans la nuit du 21 au 22 aout 2011, des violences urbaines ont éclaté rue fafet et place du Colvert à Amiens nord.

Dans la nuit du 21 au 22 aout 2011, des violences urbaines ont éclaté rue fafet et place du Colvert à Amiens nord.

Après les incidents d'Amiens-Nord, police, justice, mais aussi le maire Gilles Demailly étaient hier chez le préfet. Objectif: tranquillité et sécurité.

La loi prévoit que chacun a droit à la tranquillité et à la sécurité. Après les violences qui ont émaillé l'été à Amiens et le pic d'il y a quinze jours, tous les acteurs publics sont mobilisés.

C'est ainsi qu'hier, une réunion au sommet s'est tenue dans le bureau du préfet. Elle réunissait notamment le maire d'Amiens, le Directeur départemental de la sécurité publique, ainsi que le procureur de la République. Trois annonces sortent de cette rencontre.
 

1 LA DEMANDE DE GILLES DEMAILLY

Le maire entendait passer un message, à destination du ministre de l'Intérieur. «Les effectifs policiers à Amiens ne sont pas suffisants. Le désengagement de l'État dans des domaines comme l'éducation, mais aussi la sécurité, ne peut continuer. La Ville met des moyens pour la prévention. Je le dis sans états d'âme, il faut des réponses sur le terrain avec des policiers et sur le volet de la répression. (...) J'invite à lire l'enquête du Monde du mardi 30 août, intitulée Où est la police ? »

Le préfet n'a pu que prendre acte de ces observations. M. Demailly s'adressera aussi par voie épistolaire au ministre Guéant. Et il lui demandera audience.

2 UNE PRÉSENCE POLICIÈRE SOUTENUE

Deuxième annonce : l'intensification de la présence policière, tant que la situation l'exigera. Mais aussi la volonté de porter le fer au sein de l'économie souterraine, avec l'appel au Groupement d'intervention régionale.

3 UN VOLET PRÉVENTION

Troisième annonce : l'intensification de la prévention, notamment avec la mise sur pied d'un «comité opérationnel ». Cette cellule réunira, chaque semaine dans un premier temps, les directeurs de cabinet du maire, du préfet, et un représentant du parquet. Le but étant en période de crise, d'échanger informations et analyses en temps réel.

Mais pas seulement. Les animateurs de cette cellule travailleront également à la prévention à plus long terme. Une approche incluant l'urbanisme.

La question : Comment aménager les quartiers d'aujourd'hui et comment concevoir ceux de demain, pour plus de sécurité ? «Cette démarche existe déjà avec la rénovation urbaine, souligne le maire. C'est par exemple supprimer des configurations permettant les courses-poursuites. » Toujours dans cet esprit préventif, l'implantation de la vidéo surveillance sera affinée.

D'autre part, les bailleurs sociaux sont plus que jamais associés à la sécurisation des immeubles. Enfin, les vendeurs de pétards et autres engins d'artifices utilisés lors de récents affrontements avec la police, vont faire l'objet d'une attention particulière.

FRÉDÉRIC PETRONIO source picardie.fr

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 21:33

 

 

 

   

 

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COMMUNIQUE DE PRESSE

 

LES CHIFFRES DE LA DEMANDE D’EMPLOI EN JUILLET 2011

 

Avec une progression en un mois de 25%, les radiations administratives viennent de connaître un bond au beau cœur de l’été : 47 900 demandeuses et demandeurs d’emploi ont été ainsi rayés des listes de Pôle emploi au mois de juillet !

 

On ne peut s’empêcher de mettre en relation cet événement, tout à fait inhabituel au mois de juillet, avec la dématérialisation des courriers de l’institution, proposée par la direction au management en juin 2011, et qui leur a été présentée comme une simple modernisation des services.

 

Parmi les courriers concernés, se trouvent les convocations et les avertissements avant radiation. Ces derniers demandent aux personnes inscrites à pôle emploi absentes à un entretien de se présenter dans les quinze jours à Pôle emploi pour justifier de cette absence.

 

Le SNU Pôle emploi FSU dénonce avec force ces pratiques insidieuses qui, sous prétexte de modernisation, accroissent la mise à distance entre le personnel du service public et ses usagères et usagers. Ceci participe à la poursuite d’une deshumanisation des services publics déjà pointée par le médiateur de la République en janvier 2011.  Pire, elles accroissent les inégalités sociales en stigmatisant les personnes qui n’ont plus les ressources suffisantes pour avoir et maintenir en état de marche un ordinateur et leur connexion électronique. Pour le SNU, la fonction même du service public est au contraire de réduire les inégalités sociales !

 

Le SNU note par ailleurs que l’ensemble des indicateurs publiés ce soir indiquent une aggravation de la situation de l’emploi :

-         Hausse des catégories A, B et C de la demande d’emploi, en métropole : + 4,3% en un an, et plus encore dans les DOM : + 7,7% en un an.

-         Hausse de la demande d’emploi qui touche les deux sexes et toutes les catégories d’âge, mais plus gravement les personnes plus âgées.

-         Hausse du chômage de longue durée (+ 9,2% en un an) et plus fortement encore hausse du chômage de très longue durée :

§        + 27,7% pour les 2 à 3 ans d’inscription

§        + 19,3% pour les plus de 3 ans d’inscription !

 

Face à cette situation, le SNU Pôle emploi FSU demande à l’Etat un plan effectif de relance de l’emploi -emplois de qualité et rémunérateurs- et exige pour le service public de l’emploi des effectifs supplémentaires lui permettant de faire face à une rentrée qui s’annonce extrêmement critique.

 

Le bureau national de SNU Pôle-emploi FSU,

Paris, le 26 aout 2011.

  

www.snutefifsu.org ı syndicat.snu@pole-emploi.fr

43/45, rue de Javel ı 75015 PARIS ı Tél : 01 44 37 00 30 ı Fax : 01 44 37 00 40

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 20:18

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, a estimé mercredi que "la politique d'austérité qui vient d'être décrétée, étranglant le budget de l'État et des collectivités territoriales" était "un contre-sens dramatique". Réagissant dans un communiqué aux annonces faites par François Fillon, le coprésident du Parti de gauche juge que cette politique "va approfondir la récession économique et donc creuser les déficits".

"Elle creusera les inégalités sociales. Ainsi sur onze milliards de coupes claires définitives, les riches ne donneront que moins de 10 % et encore à titre provisoire. Les riches ne paient que pour un temps et les autres pour toujours. Rien sur les banques, rien sur les superprofits des très grands groupes", écrit-il. Selon l'eurodéputé, "sous prétexte de dépassement d'un prétendu seuil de tolérance sur la dette, la France renonce à sa souveraineté face aux marchés financiers". "Sous le nom de règle d'or nous sommes soumis au coup d'État financier organisé dans tous les pays de l'Union européenne par les libéraux", conclut-il.

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 20:10

Le Premier ministre a présenté mercredi soir les mesures d'austérité décidées par le gouvernement.

 

Le gouvernement a annoncé mercredi 11 milliards d'euros de recettes supplémentaires pour 2011 et 2012 afin de compenser le ralentissement de la croissance économique. François Fillon a estimé que le "seuil de tolérance à l'endettement (était) désormais dépassé", mercredi lors de la présentation du plan d'austérité du gouvernement. L'endettement, "c'est moins de croissance, des taux d'intérêt plus élevés, c'est une charge indue qui est laissée aux générations futures et au bout du compte, c'est l'enlisement économique", a fait valoir le Premier ministre en ouverture d'une conférence de presse. "Notre pays ne peut pas vivre éternellement au-dessus de ses moyens." Par ailleurs, le Premier ministre a annoncé les chiffres de la croissance revus à la baisse : elle serait de 1,75 % en 2011 et en 2012, contre 2 et 2,25 % selon une première annonce.

Le déficit public devrait être réduit plus que prévu en 2012 grâce aux mesures annoncées mercredi par le gouvernement, à 4,5 % du PIB au lieu de 4,6 %, selon François Fillon. Il a fait état d'un "objectif un peu plus ambitieux", visant à assurer à la France une "marge permettant de sécuriser" ses engagements en cas de nouvelle panne de la croissance.

Taxe sur le tabac et l'alcool, sodas

Entre autres mesures, le Premier ministre a évoqué un "nouveau coup de rabot de 10 % sur les niches fiscales", une "modification de la taxation des plus-values immobilières", une hausse des prix du tabac (6 %), l'alcool et les boissons avec des sucres ajoutés, ainsi qu'une contribution exceptionnelle "de 3 % sur les revenus fiscaux de référence supérieurs à 500 000 euros", ainsi qu'une hausse des prélèvements sociaux sur les revenus du capital, qui passeront de 12,3% à 13,5%. "La taxation des revenus les plus élevés sera "complétée d'un relèvement, de 12,3% à 13,5%, des prélèvements sociaux des revenus du capital, toujours dans un souci de rapprochement de la taxation des revenus du travail et de ceux du capital", a dit François Fillon. Matignon a également annoncé, par communiqué, que la TVA sur les billets d'entrée dans les parcs à thème français sera relevée à 19,6% contre 5,5% actuellement.

Le gouvernement va aussi proposer l'harmonisation du report des déficits en matière d'impôts sur les sociétés avec les règles en vigueur en Allemagne. L'objectif est de rapprocher les impôts des sociétés en France et en Allemagne, a précisé François Fillon.

Le dispositif des heures sup' retouché

Sur les heures supplémentaires, le Premier ministre a déclaré que "les salariés continueront à bénéficier des abattements fiscaux" et les heures supplémentaires seront intégrées dans le calcul des allègements généraux de charges.

François Fillon a enfin appelé l'opposition à "faire preuve de plus de rigueur intellectuelle" face aux réalités économiques, en présentant à la presse le plan économique du gouvernement.
"Je dois dire que pour être crédibles, les dirigeants de l'opposition devraient faire preuve de plus de rigueur intellectuelle", a-t-il lancé. "Ignorer les conséquences de la plus grave crise économique depuis un demi-siècle sur les finances publiques, refuser d'admettre la responsabilité des gouvernements de droite et de gauche sur le creusement des déficits depuis 35 ans, ce n'est pas une preuve de sérieux et cela augure mal de la capacité à affronter les réalités économiques du monde d'aujourd'hui", a-t-il ajouté.

Selon lui, "les propositions de l'opposition en 2008", lors de l'éclatement de la crise économique, "qui suggéraient les nationalisations des banques et une baisse importante de la TVA, auraient eu pour effet un accroissement plus élevé de la dépense publique".

source Le Point.fr

 

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21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 14:29

COMMUNICATIONS - France Télécom, de son côté, dément toute notion de «bridage»...

Va-t-il falloir surveiller sa consommation d’internet à domicile ? L'accès illimité à l'internet fixe à la maison fait l'objet d'une réflexion des opérateurs, affirme le site spécialisé Owni, faisant état d'un document de la Fédération française des télécoms (FFT).

Selon le site, ce document envisage «le principe de forfaits internet fixe et plafonnés».

«Une réflexion sur la segmentation des offres»

Une «réduction du débit au-delà d'un seuil de volume de données consommées» est envisagé par les opérateurs, qui justifient une telle mesure par une raison de «gestion de trafic», explique Owni.

«Il n'est absolument pas question de limiter les offres à la maison», a affirmé de son côté un porte-parole de France Telecom, interrogé par l'AFP. «Il n'y a pas de notion de bridage dans la réflexion en cours», a-t-il ajouté. «Il y a une réflexion sur la segmentation des offres, pas du tout sur une limitation», selon ce porte-parole.

Le document dévoilé par Owni, en date du 21 juillet, est une réponse à une consultation menée par l'autorité de régulation des télécoms, l'Arcep, sur la neutralité des réseaux, explique le site.

«Pas de projet à court terme», selon France Télécom

Chez France Telecom, on rappelle que dans le cas de l'internet mobile où les consommations ont été «exponentielles», «il y a eu des réflexions pour faire des limitations pour permettre à tout le monde d'avoir un service qui ne soit pas dégradé».

«Ce qui n'est pas du tout le cas pour internet à la maison où aujourd'hui il n'y a aucune limitation dans l'usage», a souligné le porte-parole de l'opérateur.

«Il n'y a absolument pas de projet à court terme de changement du business model qui est partagé par tous», a-t-il encore assuré.

La limitation est «inacceptable pour UFC-Que Choisir»

L'opérateur envisage toutefois de revoir la «segmentation» pour l'internet fixe, qui pourrait consister en «des offres plus adaptées, peut-être plus chères mais avec un débit plus important».

La mise en place de cette nouvelle «segmentation» de l'offre «va prendre des mois, voire des années», selon le porte-parole de France Telecom.

Une limitation de l'accès illimité à l'internet fixe est «inacceptable», aux yeux de l'association de consommateurs UFC-Que Choisir, citée par le site Owni. «Limiter internet sur le fixe n'a aucune justification économique», lui a déclaré Edouard Barreiro, en charge des questions numériques au sein de l'association.

© 2011 AFP
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