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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 22:36

Lundi 06 Août 2012

VILLERS-BRETONNEUX Des milliers d'articles contrefaits broyés et brûlés

Des dizaines de bouteilles de parfum, imitant les grandes marques, ont rejoint le broyeur hier matin.

Des dizaines de bouteilles de parfum, imitant les grandes marques, ont rejoint le broyeur hier matin.

Les contrefaçons saisies au marché du Colvert, le 8 juillet, ont été broyées à Villers-Bretonneux. Jusque-là, leur lieu de stockage avait été tenu secret.

Le début des opérations de destruction des saisies s'est déroulé dans la plus grande discrétion. «Des salariés de notre société sont partis chercher la marchandise mais je ne sais pas où ils sont actuellement. Le lieu où les objets sont entreposés doit rester confidentiel», confie Xavier Cornet, directeur du pôle environnement de Vidam, la société mandatée par le tribunal de grande instance pour détruire, vendredi matin, les contrefaçons saisies le 8juillet sur le marché du Colvert.

Environ 3000 t-shirts, 1000 bouteilles de parfums et 200 paires de chaussures ont ainsi été ramenés dans un camion benne à l'intérieur de la société située à Villers-Bretonneux. Le tout, sous la vigilance de trois agents de l'hôtel de police d'Amiens. «Il a fallu répertorier la marchandise lot par lot avant qu'elle ne quitte le lieu de stockage», explique l'un d'entre eux.

30 à 40m3 de marchandises broyées et incinérées

Dans la cour de l'entreprise Vidam, on attend l'arrivée du camion benne avec quelques interrogations. «Je connais la nature des produits, note le directeur, mais je ne sais pas quelle est la quantité exacte.» Toujours par souci de confidentialité ces informations ne sont pas communiquées aux sociétés mandatées.

Finalement, les 30 à 40m3 de marchandises ne poseront pas de problème particulier. Après avoir été déversés à même le sol, les fausses baskets Airmax, les sweet-shirt avec un logo semblable à celui d'Adidas et les autres imitations de parfums de grandes marques, ont rejoint le broyeur. À leur sortie, les contrefaçons étaient en morceaux de 1 à 3cm. « Après cela, elles ne sont ni reconnaissables, ni utilisables. Ainsi, on ne peut plus dire de quelle marque il s'agit», confirme Xavier Cornet.

Et comme si tout cela n'était pas suffisant, les objets contrefaits ont ensuite rejoint une seconde entreprise pour y être incinérés, seul moyen d'assurer leur destruction totale.

JEANNE DEMILLY source le courrier picard.fr

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Published by ANTOINE - dans AOUT 2012
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