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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 19:24

 

Allez-vous le regretter le turbulent communiste et défenseur de la Picardie ?

Allez-vous le regretter le turbulent communiste et défenseur de la Picardie ?

 

Le député (apparenté PCF) de la Somme a démissionné de son poste à l'Assemblée nationale lundi. Il estime « ne plus pouvoir remplir ses fonctions dans de bonnes conditions ». Le turbulent communiste et défenseur de la Picardie va-t-il vous manquer ?

La lettre de démission de Maxime Gremetz a été envoyée lundi, en fin de matinée, en recommandé au président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer. Le député de la première circonscription de la Somme (Amiens I Ouest, Amiens II Nord-Ouest, Amiens IV Est, Amiens VIII Nord, Picquigny) a confié cette seule information au Courrier picard en fin de journée avant de rester injoignable. Une décision que l'on imagine réfléchie, prise après des années d'activisme politique au service de la Picardie et de la France de son virulent défenseur.

Beaucoup d'épisodes chaotiques ont jalonné la carrière de Maxime Gremetz, le natif de Canchy (Somme) aujourd'hui âgé de 70 ans, député de la Somme pendant treize années au total depuis 1978. Et les adjectifs ne manquent pas pour décrire son tempérament et sa personnalité : sanguin, polémique, battant, obstiné... Récemment, l'élu avait revêtu son traditionnel costume de "paria" de la vie politique française, suite à un énième coup de sang lors d'une réunion au palais Bourbon sur l'accident nucléaire de Fukushima le 23 mars dernier... L'esclandre de trop ? Il n'en fallait pas plus pour que le Picard se fasse exclure temporairement de l'hémicycle, puis, dans la foulée, de son groupe parlementaire GDR (Gauche démocrate et républicaine).

Lâché par le PC local et la Région

Dimanche 20 mars dernier, lors du premier tour des élections cantonales, Maxime Gremetz avait déjà subi un revers fracassant en arrivant en deuxième place derrière Jean-Louis Piot (PS). Pour enfoncer le clou, l’autre candidate communiste, Colette Finet, arrivée en 3e position, appelait vraisemblablement à voter contre lui et Gremetz avait fini par perdre face au socialiste au 2e tour... En 2007 déjà, Jean-Claude Renaux, avait reçu l’investiture du PC par Marie-George Buffet pour les législatives dans la Somme contre Maxime Gremetz. Pire, battu au 1er tour, J-C Renaux avait appelé à voter à droite, contre le trublion, au second tour ! Rappelons également qu’en 2009, son fidèle suppléant Jean-Luc Belpaume avait lâché Gremetz au profit du NPA… Et comment ne pas rappeler enfin la perte de la délégation de pouvoir de Maxime Gremetz au conseil régional de Picardie en 2005, au motif qu’il s’était fait élire à la présidence de l’Agence régionale d’hospitalisation grâce aux voix de la droite et de l’extrême-droite.

Difficile de motiver les raisons qui ont poussé Maxime Gremetz à démissionner de son poste de député de la Somme hier. Malgré son caractère peu compatible avec la bienséance d'une institution telle que l'Assemblée nationale, le "paria de la politique" a toujours défendu avec conviction les classes les plus défavorisées et mené tambour battant les combats sociaux qui lui tenaient à cœur. Va-t-il vous manquer ? Allez-vous le regretter votre député ?

 

Courrier picard.fr

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