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20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 13:21

Jeudi 18 Août 2011

CORBIE BVR, cette fois c'est vraiment la fin

Les locaux sont vétustes mais l'emprise de près de 5ha demeure un enjeu crucial dans le cadre de la liquidation.

Les locaux sont vétustes mais l'emprise de près de 5ha demeure un enjeu crucial dans le cadre de la liquidation.

Le tribunal de commerce de Marseille a prononcé fin juillet la liquidation de ce qui restait de ce fleuron local du textile. Vingt-deux salariés sont sur le carreau.

Ce ne fut qu'une demi-surprise. Le 27 juillet dernier, le tribunal de commerce de... Marseille a prononcé la liquidation de la SAS FTTI, France tricotage, teinture, impression. Jeudi dernier, les vingt-deux salariés de l'entreprise ont été officiellement informés par le mandataire de justice, Me Simon Laure, lui aussi basé à Marseille, où le siège de l'entreprise a été transféré en novembre 2010. Hier, certains avaient même reçu leur feuille de paie de juillet -mais pas le virement du salaire.

Aucun reclassement interne n'est envisagé. «Juste avant les vacances, le gérant, M.Mickaël Lévy, nous avait informés qu'il allait déposer une demande de sauvegarde auprès du tribunal. En fait, il a effectué une demande de redressement judiciaire», s'étonne Jean-Michel Hébert (FO), délégué du personnel.

Ultime ouverture lundi

En fait, l'entreprise n'avait jamais retrouvé de nouveau souffle depuis le précédent redressement judiciaire de2009 et le départ de Roger Chemla, demeuré en haute estime dans les mémoires locales.

«M.Lévy nous avait affirmé qu'il visait le marché du luxe, les productions à haute valeur ajoutée, les gros clients tels Xara, Le Coq sportif, Adidas. Il voulait en finir avec nos petits clients pour lesquels nous faisions du travail à façon qui ne rapportait pas beaucoup.Mais rien n'est venu et nous, nous devions faire des prouesses pour entretenir et faire tourner les machines», témoigne un salarié. «C'était des gens corrects, je crois qu'ils ont sincèrement tenté de porter un projet », ajoute Alain Babaut, le maire de Corbie, qui a rencontré plusieurs fois le père et le fils, Michael Lévy.

L'entreprise doit ouvrir une dernière fois ses portes ce lundi22août où les salariés pourront venir reprendre leurs effets personnels. M.Lévy -que nous avons tenté, en vain, de joindre hier- est lui-même attendu la semaine prochaine à Corbie.

En fait, la question cruciale demeure désormais l'avenir du site, une emprise de 4,8 hectares qui forme le cœur d'Étampes, un des quartiers majeurs de Corbie. «Je cherche à savoir si les terrains font partie de l'entreprise ou s'ils en ont été séparés», s'interrogeait hier encore Jean-Michel Hébert, à l'instar de nombreux salariés.

«Pour nous, le site fait partie de la liquidation judiciaire, lui répond en écho Alain Babaut. Et il est constructible, ce qui permettra de le valoriser dans le cadre de la liquidation. Nous n'avons ni la volonté, ni les moyens de l'acquérir. Mais, il est possible d'y construire du logement locatif, de l'accession à la propriété ainsi qu'une liaison entre le collège et la gare. Ce que nous ne voulons pas, c'est que l'ensemble soit morcelé», ajoute le maire et président de la communauté de communes..
Quant au reclassement des salariés, la question reste entière.

BENOÎT DELESPIERRE http://www.courrier-picard.fr

 

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