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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 23:22

Lundi 16 Janvier 2012

AMIENS L'endettement ronge le centre hospitalier régional

En plein chantier, le monosite de l'hôpital sud doit être opérationnel en 2016. (PhotoFRED DOUCHET)

En plein chantier, le monosite de l'hôpital sud doit être opérationnel en 2016. (PhotoFRED DOUCHET)

Le CHU d'Amiens souffre de surendettement. Il doit inverser cette spirale, qui menacerait même le futur monosite Sud, en chantier.

Catherine Geindre n'aime pas la langue de bois. La directrice générale du CHU d'Amiens l'a démontré vendredi après-midi à l'occasion de la traditionnelle cérémonie des vœux.

Après avoir rappelé le contexte économique difficile dans lequel se trouvent le pays et la Picardie en particulier, l'ex-directrice générale adjointe du CHU de Nice n'a occulté aucun problème devant une large assemblée. En premier lieu, le surendettement, un mal qui ronge le CHU d'Amiens depuis plusieurs années. «Il faut absolument redresser notre situation financière qui met en péril la pérennité du CHU et celle de ses projets», avertissait la patronne.

Un déficit structurel de 25millions d'€

Dès son arrivée en Picardie en août dernier, Catherine Geindre avait lancé des audits destinés à identifier les causes de ce déficit structurel estimé à 25millions d'€.

«Le CHU a un budget de fonctionnement déséquilibré avec plus de dépenses que de recettes, ce qui oblige l'établissement à emprunter, expliquait-elle. Parallèlement, on a un gros projet d'investissement avec le monosite. Il faut donc très vite se mettre dans une stratégie vertueuse.» Au risque de ne plus être en mesure de financer la fin des travaux du monosite?

Rappelons que la construction des bâtiments neufs doit s'achever en2013 avant la réhabilitation de l'hôpital actuel (bâtiment Fontenoy) en2014-2015 pour une ouverture complète en2016. «Nous continuerons à être aidés par les services de l'État à condition de cesser de s'endetter», prévenait la directrice en évoquant quelques pistes de réflexion, dont la suppression de postes ne fait pas partie. «Le plan d'action sera bouclé fin janvier. Ce que l'on doit faire, c'est minorer les surcoûts de différents secteurs d'activités comme le font d'autres CHU. On ne va pas supprimer de postes, il ne faut pas l'interpréter comme ça.»

En clair, il faudra mutualiser les moyens le plus possible. Objectif affiché: diminuer de cinq millions par an cette dette sur cinq ans. Un enjeu ô combien vital dans une région qui se doit d'avoir une réponse adaptée à ses besoins. Présidé par Gilles Demailly, le conseil de surveillance se réunira exceptionnellement le 3février pour évoquer plusieurs dossiers chauds dont la dette qui étouffe l'établissement. «Financièrement, il y a des efforts à faire. J'ai confiance en MmeGeindre et la direction générale car c'est en posant clairement les problèmes que l'on peut trouver des solutions», déclarait Gilles Demailly.

BAKHTI ZOUAD source le courrier picard.fr

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