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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 13:21

Vendredi 31 Août 2012

CANAL SEINE NORD Les élus se rejettent la faute

De lourds travaux, comme ici l'abaissement de l'A29, ont été lancés dans l'optique du canal. Serviront-ils ? (Photo d'archives)

De lourds travaux, comme ici l'abaissement de l'A29, ont été lancés dans l'optique du canal. Serviront-ils ? (Photo d'archives)

Après la suspension de la participation de Bouygues au projet du canal Seine Nord Europe, Valérie Kumm et Stéphane Demilly s'accusent mutuellement.

L'onde de choc à peine passée, Stéphane Demilly, député et maire d'Albert, n'a pas tardé à réagir à la suspension de la participation de Bouygues au canal Seine Nord Europe.

Dans un communiqué, l'élu Nouveau centre a directement pointé du doigt ses adversaires politiques de gauche. «Aujourd'hui, les masques tombent: la prétendue "continuité de l'État" sur le projet de canal Seine Nord, abondamment mise en avant par les candidats socialistes lors des élections législatives, en particulier dans la Somme, n'était, comme on pouvait le redouter, qu'un écran de fumée électoral.»

Une déclaration qui fait des vagues, et qui n'a pas manqué de faire bondir sa plus farouche adversaire, le maire de Péronne et conseillère régionale Valérie Kumm (PS), qui semble directement visée. «Le partenariat public-privé pour le canal n'a jamais été ficelé, il manquait toujours 3% du financement, relève l'élue. Ça, M.Demilly le savait aussi. Aujourd'hui, il faut le combler. La question que j'ai envie de lui poser, c'est "qu'avez-vous fait pour boucler le partenariat?"»

«Ça met un coup de canif»

Mais à gauche comme au centre, on s'accorde au moins sur le fait que si le projet ne devait pas voir le jour, ce serait la pire des nouvelles pour le territoire. «Si cette suspension, qui constitue déjà un signal désastreux, devait se transformer en abandon pur et simple du projet, ce serait alors une véritable catastrophe pour l'emploi et le développement économique dans les régions concernées par le tracé, déjà durement impactées par la crise», estime le député.

Valérie Kumm, elle aussi, tire la sonnette d'alarme. «Je suis inquiète pour le territoire, c'est sûr, mais j'ai encore bon espoir, il faut continuer à y croire. En tant que maire de Péronne, j'avais mis en place des formations, et nous avions tablé sur le BTP, bien évidemment. Ça met un coup de canif.»

Stéphane Demilly «tacle» également le gouvernement sur le sujet. «Le canal, ce sont des dizaines de milliers d'emplois directs et indirects à l'horizon 2050, ce n'est pas une mesurette conjoncturelle comme la baisse de trois centimes des taxes sur les carburants pendant trois mois, qui va pourtant coûter 300millions d'euros à l'État.»

Pour Valérie Kumm, la solution est ailleurs. «Le président de la République a toujours été clair : il faut que la relance passe par de grands travaux. Mais l'État seul ne peut pas tout régler, ça nous dépasse. Il faut que les chefs d'État européens se réunissent pour faire avancer le projet.» Qui en aurait en effet bien besoin.

BENJAMIN MERIEAU source le courrier picard.fr

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Published by ANTOINE - dans SEPTEMBRE 2012
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