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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 12:13

Jeudi 08 Mars 2012

AMIENS Un bracelet électronique pour avoir tiré sur une discothèque

Secrétaire chez un avocat, la jeune femme a été condamnée à 18 mois de prison, dont 8 avec sursis. Elle purgera sa peine en portant un bracelet électronique. (Photo d’illustration)

Secrétaire chez un avocat, la jeune femme a été condamnée à 18 mois de prison, dont 8 avec sursis. Elle purgera sa peine en portant un bracelet électronique. (Photo d’illustration)

Caroline E., 29 ans, n’avait pas apprécié d’être refusée à l’entrée d’une boîte de nuit d’Amiens. Elle a tiré sur la porte de l’établissement.

«Vous rendez-vous compte madame que tous ceux qui se font refuser l’entrée dans un établissement de nuit ne reviennent pas une heure plus tard avec une arme de guerre pour tirer contre la façade ?» Mikaël Simoens, président du tribunal correctionnel d’Amiens, vient de s’adresser à Caroline E., 29 ans.

Au cours de la nuit de samedi à dimanche, vers 4 h 30, la jeune femme, secrétaire depuis une semaine chez un avocat, s’est rendue dans le quartier Saint-Leu, en plein cœur d’Amiens avec sa sœur et une amie. Elle a voulu entrer dans la discothèque « Le Passeport ».

Comme c’était l’heure de la fermeture, le portier leur a refusé l’entrée. Caroline E. ne l’a pas accepté : « Je voulais savoir pourquoi il me refusait l’entrée. J’étais en colère », justifie la jeune femme.

De fait, comme en témoigne la vidéo filmée depuis l’établissement, la jeune femme frappe à la porte à coups de poing et de pied et crache au visage d’un des videurs qui finit par la repousser et lui mettre une gifle.

Elle part alors chez elle et revient armée d’un pistolet, acheté, affirme-t-elle, plusieurs années avant les faits dans un quartier populaire d’ Amiens.

«J'avais trop bu»

De sa voiture, elle tire une fois en direction de la porte du « Passeport ». La balle a, tout de même, traversé la première couche du blindage de la porte. La jeune femme est ensuite repartie chez elle où elle a été interpellée par les policiers de la sécurité publique sans difficulté.

« J’avais trop bu. J’étais fatiguée. Je regrette vraiment ce qui s’est passé », explique la prévenue.

Une jeune femme fragile qui élève seule une enfant de 8 ans, comme l’ont expliqué les experts, et qui enchaîne les contrats pour vivre. Me Stéphane Diboundge, avocat du gérant de la discothèque, a insisté sur la gravité des faits.

Le procureur Éric Pouder a lui aussi évoqué la dangerosité d’un tel comportement tout en reconnaissant la faiblesse psychologique de Caroline E.

Son avocat Me Paul-Henry Delarue a demandé aux juges de tenir compte de cette faiblesse. Caroline E. a été condamnée à 18 mois de prison dont 8 mois avec sursis et mise à l’épreuve.

Elle purgera sa peine sous le régime du bracelet électronique et devra se soigner.

GEORGES CHARRIÈRES source le courrier picard.fr

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