Partager l'article ! AMIENS Législatives 2012 : Alain Gest (UMP) repart au combat avec comme adversaire Catherine Le Tyran Quignon (PS): Samedi 04 Février 2012 ...
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Samedi 04 Février 2012
Il l'a annoncé hier soir dans les locaux du Courrier picard. Le député UMP de la 6e circonscription, Alain Gest, sera candidat à sa succession lors des législatives de juin.
Oui. Je me suis interrogé pendant plusieurs mois. J'ai pris ma décision jeudi. Quand on est sortant, il faut être sûr d'un certain nombre de paramètres.
Premièrement, il faut vérifier que l'on a toujours envie d'y aller. De consacrer du temps à résoudre des problèmes, à servir, mais aussi à supporter le mensonge, l'escroquerie intellectuelle véhiculée sur Internet. Je parle des contre-vérités sur les femmes et les hommes politiques de tous bords. Ça pèse. Il faut aussi savoir si on a encore la volonté de sacrifier sa vie personnelle pour l'intérêt général.
Deuxièmement, il faut vérifier ses soutiens, savoir si ses amis sont toujours là.
Troisièmement, il faut savoir pourquoi on est candidat. Savoir ce que l'on veut faire.
J'en ai trois. D'abord, si tout se passe bien, je vais être reconduit pour trois ans comme président de Voies navigables de France. Or, pour occuper cette fonction bénévole, il faut être élu. Et en tant que tel, je veux continuer à m'occuper du canal Seine-nord. S'en occuper, c'est s'occuper de la Picardie, de l'emploi des jeunes. À ce titre, je suis inquiet des accords nationaux PS-Verts. Car ici, les Verts sont contre ce canal et ils relaient cela dans leur parti au plan national. Ensuite, je suis très inquiet pour la Picardie. Il n'y a pas de grands projets. Quant à la capitale picarde, Amiens, elle existe de moins en moins. Enfin, je veux m'impliquer complètement dans la campagne présidentielle. Et en cas de victoire socialiste, ce serait mauvais pour la démocratie que les députés sortants de droite ne se battent pas. (...) Et je pense pouvoir apporter quelque chose. Et cela dans une période compliquée.
Si on en croit les sondages, évidemment que ça le sera. Mais je ne suis pas du genre à quitter le navire. Je suis un compétiteur. Depuis plusieurs semaines, je me disais que ne pas y aller aurait été passer pour un poltron. J'ajoute que cette élection sera d'autant plus difficile que, quand on est de la majorité, alors que l'opposition vous rend responsable d'une crise mondiale, c'est dur. Mais c'est déplorable de dire que c'est de la faute du président Sarkozy, qui est le seul à avoir tenu ses engagements. Et des engagements difficiles mais nécessaires.
Propos recueillis par FRÉDÉRIC PETRONIO source le courrier picard.fr
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