Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 18:58

Mercredi 02 Mai 2012

AMIENS Le sud veut éviter la congestion de son trafic routier

Les lignes Keolys qui entreront en vigueur en janvier2013 «préfigurent un peu du parcours du futur tramway ou bus à haut niveau de service», prévient Thierry Bonté. Les ingénieurs du futur hôpital ont eux pensé à des aménagements facilement réalisables pour laisser <br />la place au futur TCSP. Outre les bus et les voitures, l'hôpital a dû penser à tous les types de transports pour venir jusqu'à lui, y compris l'aérien. Deux hélistations sont ainsi prévues: une en terrasse, une autre au sol, un peu plus éloignée. (Photo: FRED DOUCHET)

Les lignes Keolys qui entreront en vigueur en janvier2013 «préfigurent un peu du parcours du futur tramway ou bus à haut niveau de service», prévient Thierry Bonté. Les ingénieurs du futur hôpital ont eux pensé à des aménagements facilement réalisables pour laisser
la place au futur TCSP. Outre les bus et les voitures, l'hôpital a dû penser à tous les types de transports pour venir jusqu'à lui, y compris l'aérien. Deux hélistations sont ainsi prévues: une en terrasse, une autre au sol, un peu plus éloignée. (Photo: FRED DOUCHET)

Le sud amiénois devra supporter une circulation rendue plus dense par l'ouverture du futur CHU. Les solutions envisagées laissent la voiture de côté.

D'ici 2015, quand le futur hôpital fonctionnera à plein, 9 000 personnes le fréquenteront quotidiennement. Soit pour y travailler, soit pour rendre visite aux patients.

1 UN TRAFIC DÉJÀ TRÈS DENSE

Une étude «Quadrant Sud-ouest» table sur une augmentation du trafic de 15% dans les dix ans à venir «dans cette partie de l'agglomération déjà très contrainte au niveau des déplacements, notamment à cause de l'usage individuel de la voiture», pointe Thierry Bonté, vice-président métropolitain en charge des transports. Ce secteur concentre des zones commerciales et d'équipement, ainsi qu'un habitat de plus en plus densifié. Il génère des points de congestion circulatoire, renforcés par un chiffre: «40% des gens qui viennent travailler à Amiens habitent à l'extérieur». Autant dire que l'hôpital sud et, à plus long terme, la ZAC Intercampus (2500 logements d'ici 2026) vont accroître l'engorgement. Le Schéma de cohérence territoriale (SCOT), à établir pour la fin2012, devra trouver des solutions à court, moyen et long termes.

2 EXPLOITER LE RÉSEAU ROUTIER EXISTANT

Pour Amiens Métropole, si de nouvelles routes sont créées pour accéder au futur CHU, «on va encourager l'usage de la voitureindividuelle». Or, le but est précisément d'éviter l'engorgement. Avant d'enterrer définitivement le barreau entre l'A16 et l'IUT, qu'aucune collectivité ne veut financer (lire plus bas), il faut inciter les usagers à utiliser le réseau routier existant, et notamment la rocade. «Dans sa partie sud, elle est empruntée par 40000 véhicules par jour, mais la rocade ouest (qui comprend une partie de l'A16), est sous-utilisée avec 11000 voitures par jour. Passant trop à l'écart du pôle urbain, elle dessert peu», indique Thierry Bonté. L'objectif est d'inverser la tendance en incitant les habitants d'Amiens et son agglomération à passer par cette rocade ouest, d'autant qu'ils bénéficient de la gratuité au péage de l'A16. Amiens Métropole verse pour cela 300000€ par an à la SANEF. En revanche, pour les visiteurs extérieurs à l'agglomération amiénoise, qui doivent, eux, s'acquitter du péage, l'option rocade peut rebuter. Enfin, les élus espèrent que les visiteurs passeront aussi par le futur pont (les travaux ont débuté en décembre), qui reliera l'hippodrome au boulevard de Strasbourg, tout proche du futur monosite. «Ce barreau à 12 M€ vise à désenclaver l'ouest amiénois». Mais là encore, les quelques kilomètres à faire en plus pourraient être un frein.

3 LES TRANSPORTS EN COMMUN

C'était une des conditions sine qua non pour être retenu comme nouveau délégataire du service des bus amiénois. Keolys a donc planché sur une desserte du futur hôpital depuis les quartiers populaires. Quatre lignes «Express» seront mises en service à partir de janvier2013. Deux d'entre elles, très rapides, passeront par la gare, complétées par une ligne 11, du nord au sud (neuf arrêts) et une ligne 12 (Étouvie - Campus - Sud) de 12 arrêts. Ces deux lignes, connectées avec d'autres plus structurantes, devraient répondre aux horaires décalés du personnel hospitalier. Quant au futur Transport en commun en site propre (TCSP) à réaliser d'ici 2018, «il aura pour vocation principale de desservir jusqu'à l'intérieur du CHU. Les nouvelles lignes Kéolys préfigurent un peu du parcours du futur tramway ou bus à haut niveau de service», admet Thierry Bonté. Une option que Bernard Claeys, ingénieur général de la construction du nouveau CHU assure avoir prise en compte dans les futurs plans: «On a prévu de pouvoir faire entrer les bus à l'intérieur de l'hôpital en éloignant certains poteaux du hall d'entrée pour qu'ils puissent faire demi-tour. Mais si pour d'autres raisons, le TCSP devait rester à l'extérieur, on a également anticipé de quoi faire des quais».

4 TROIS ENTRÉES DISTINCTES POUR LE CHU

D'ici 2015, afflueront au CHU, véhicules d'urgence, les voitures particulières, les ambulances transportant un patient en consultation et les fournisseurs. D'autant que le futur CHU délocalisera la gestion du linge dans une blanchisserie industrielle à Villers-Bretonneux, ce qui créera des flux en plus. Trois entrées sont donc prévues: l'une pour les visiteurs et desservant les urgences pédiatriques, adultes et obstétriques par l'entrée principale au nord (le rond-point actuel), une deuxième, plus au sud, sera ouverte du lundi au vendredi de 6 à 20 heures pour les véhicules d'urgence et les ambulances, enfin une troisième, surveillée par vidéo, avec voies de décélération et d'accélération sera dédiée aux fournisseurs.

DELPHINE RICHARD

Partager cet article

Repost 0
Published by ANTOINE - dans MAI 2012
commenter cet article

commentaires